Le PDG d'EA admet sa responsabilité pour le fiasco Dungeon Keeper

EA : It's good to be bad
Le PDG d'EA admet sa responsabilité pour le fiasco Dungeon Keeper

Parmi les gros loupés de ces derniers mois chez Electronic Arts, la version mobile de Dungeon Keeper est certainement l'un des plus emblématiques. De son côté, Andrew Wilson, le PDG d'EA, poursuit son opération séduction auprès des joueurs en expliquant que son entreprise a manqué de jugement concernant ce jeu.

Dungeon Keeper

La douloureuse naissance de Dungeon Keeper sur mobiles

Lors de son lancement, la version pour mobiles de Dungeon Keeper a fait couler énormément d'encre. Il faut dire que le jeu présente tous les défauts possibles et imaginables. Son gameplay n'est pas très intéressant, la plupart des séances de jeu se résumant à attendre qu'un sbire creuse les cases dont vous avez besoin, ce qui peut demander 4 à 24 h par case. En sachant que pour créer une nouvelle salle il faut en libérer entre 9 ou 16, la patience est de mise, à moins que vous ne soyez adepte des micro-transactions.

 

Peter Molyneux, le créateur du jeu original sorti en 1997 sur PC, a lui aussi fustigé la nouvelle mouture peu après son lancement : « Je me suis vu tourner en rond en me disant "Quoi ? C'est ridicule ! Je veux juste faire un donjon. Je ne veux pas avoir à planifier ça avec un réveil pendant 6 jours pour revenir et casser un nouveau caillou" »

 

Trois mois après le lancement de Dungeon Keeper, Electronic Arts a décidé de fermer le studio chargé de son développement : EA Mythic. Celui-ci était à l'origine du célèbre Dark Age of Camelot et du bâclé Warhammer Online. Après la fermeture des serveurs de ce dernier, le studio s'est rencentré sur les jeux pour mobiles, la suite n'étant faite que d'échecs et de licenciements.

Andrew Wilson reconnait ses torts

En ce moment, Andrew Wilson, le PDG d'Electronic Arts, est très en forme quand il s'agit de présenter des excuses et d'expliquer aux joueurs à quel point il se soucie d'eux. Après avoir assuré au monde entier qu'il souhaitait qu'EA place les joueurs au centre de sa stratégie, le dirigeant s'est exprimé au sujet du fiasco que fut Dungeon Keeper.

 

« Pour les nouveaux joueurs c'était un jeu plutôt sympa. Pour les gens qui ont grandi avec Dungeon Keeper, il y avait un fossé. Nous avons mal jugé l'économie. Sur cet aspect, nous n'avons pas creusé ce point autant que nous aurions pu, et c'est une honte », explique le dirigeant à nos confrères d'Eurogamer.

 

Cela étant, l'expérience aurait permis à Electronic Arts de retenir deux leçons importantes. La première étant que lorsque l'on touche à une franchise existante, il est important de garder son essence, ce même si l'on vise un public totalement différent. La seconde consiste à se souvenir que les micro-transactions doivent avoir un intérêt pour le joueur, qu'il choisisse de dépenser 1 ou 1 000 dollars.

 

Enfin, le dirigeant a admis qu'il avait une part de responsabilité dans cet échec. « Une partie de moi se dit "Si seulement je m'étais impliqué un peu plus"... et pour être juste envers les gars, ils m'ont demandé avant de lancer le jeu si j'y avais jeté un œil. Mais j'étais trop occupé pour le faire. Je me sens mal à ce sujet ». Espérons que ce mea culpa marque la fin de la thérapie dans laquelle semble s'être lancée le dirigeant. Il y a un temps pour les excuses, mais désormais il est simplement temps de se remettre au travail.

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