Les développeurs se disent épanouis au travail mais mal payés

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Economie 4 min
Les développeurs se disent épanouis au travail mais mal payés
Crédits : badmanproduction/iStock/Thinkstock

Lors d'un récent sondage réalisé entre janvier et avril 2014 auprès 512 développeurs et experts techniques, la société Jobprod a pu dégager quel langage de programmation payait le mieux, quels étaient les salaires moyens en fonction de l'expérience, de la taille de l'entreprise et du lieu géographique, etc. Une donnée sort toutefois du lot : alors que la majorité des développeurs interrogés se disent mal payés, ils sont aussi pour la plupart épanouis au travail.

Le Python gobe le PHP

Connaître le PHP sur le bout des doigts est important depuis de très nombreuses années si l'on veut développer sur le Web. Mais être un spécialiste de ce langage paie 13,2 % de moins qu'être un expert en C/C++ selon le sondage de Jobprod. Un questionnaire qui montre que les spécialistes des plateformes mobiles (Android, iOS, Windows Phone) ou encore en HTML5 ne sont eux aussi pas les mieux payés. A contrario, les experts en Javascript, Java, .Net, et surtout en Ruby et Python, font partie des mieux payés - en moyenne bien entendu.

 

« Maîtriser Ruby ou Python paie bien (+11,6 % par rapport à la moyenne des techs). En effet, il y a une forte demande de la part des entreprises sur ces technos (et leurs frameworks très en vogue comme Rails ou Django) mais peu de techs les maîtrisent (faible apprentissage à l’école, beaucoup de passionnés ou d’autodidactes dans ces catégories) » résume ainsi la société. « Les bonnes vieilles « technos objet » comme java, C#, .NET… sont au dessus de la moyenne (+3,1 %). Sans grande surprise, les techs qui les maîtrisent sont mieux payés par les recruteurs. C/C++ est pile à la moyenne. JavaScript est au dessus de la moyenne aussi (+1,3 %) : dans le web, c’est quasiment un incontournable à présent (avec tous ses frameworks). Cette techno est difficile à maîtriser mais vos efforts paieront ! »

 

Salaires

 

Les salaires évoluent sans surprise fortement en fonction de l'expérience. Les développeurs (non lead ni expert ou directeur technique) disposant de moins de deux ans d'expérience affichent une rémunération moyenne nationale de 30 200 euros par an, contre 33 000 euros avec deux à cinq ans d'expérience, et 39 700 euros au-délà. Des salaires qui grimpent si l'on est à Paris, mais aussi si le poste est différent. Les lead développeurs débutent ainsi à 33 100 euros par an (-2 ans), pour atteindre 39 000 euros dans la tranche suivante (2-5 ans) et 47 800 euros au-delà. Quant aux experts, le tracé est assez similaire dans les deux premières tranches, avec une montée en puissance au-delà de cinq ans d'expérience (51 100 euros).

 

En moyenne, tous types de postes confondus, les développeurs touchent 42 000 euros par an à Paris, contre 35 800 euros en Province. Une situation liée aux coûts de la vie (et notamment du logement) en Île-de-France, mais pas uniquement. Les meilleures parts de variable dans les salaires sont par exemple liées au type d'entreprise (agence, start-up, etc.) qui ciblent souvent la région parisienne. Les SSII, présentes un peu partout sur le territoire, offrent par contre des parts variables parfois plus faibles. Il faut toutefois préciser que le sondage a rélevé que seulement 28 % des personnes interrogées avaient un salaire avec un variable, soit 72 % ne disposant que d'un fixe.

Sous-payés mais heureux

Mais le résultat le plus étonnant dans le sondage est la partie suivante. Du côté des salaires, les développeurs interrogés ont à 57 % répondu qu'ils n'étaient pas satisfaits, contre 43 % plutôt contents de leur rémunération. Et si concernant ces derniers, 85 % ont indiqué qu'ils étaient épanouis au travail, le plus surprenant est que 78 % des sondés insatisfaits de leur salaire ont tout de même précisé qu'ils étaient eux aussi épanouis au travail.

 

Salaires

 

Le rapport n'est donc pas évident entre la rémunération et les bonnes conditions de travail ou tout autre critère qui aide au développement personnel. « Apparemment, le salaire n’est pas un critère prépondérant dans l’épanouissement au travail chez les techs. (...) On peut se risquer à dire que le salaire « contribue à 11 % » (85 % - 74 %) dans l’épanouissement des techs » essaie même d'analyser l'entreprise à l'origine du sondage. Elle n'explique toutefois pas quels sont les autres critères favorables à ces bons taux de développement.

Les femmes moins bien payées

Enfin, concernant les différences salariales entre les hommes et les femmes à années d'expérience comparables, l'étude note que l'écart est minime à moins de deux ans (30 100 contre 30 700 euros), mais qu'il ne cesse de croître en fonction des années. Entre deux et cinq ans d'expérience, la différence grimpe ainsi à 1 700 euros par an, et surtout, au-delà de cinq ans (ce qui couvre en réalité une tranche importante), l'écart est même de 7 700 euros par an. Il faut cependant préciser que très peu de femmes ont été interrogées (33), ce qui, sur 512 sondés, ne pèse pas bien lourd et ne permet donc pas d'avoir des statistiques précises.

 

Salaires

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