Après Facebook et Twitter, l'Iran fait bloquer l'application Instagram

Comme WhatsApp ?
Internet 3 min
Après Facebook et Twitter, l'Iran fait bloquer l'application Instagram

Les réseaux sociaux n’ont clairement pas la côte en Iran, et Instagram n’est qu’une application de plus à en faire les frais. L’application est en effet bloquée depuis quelques jours. Du moins en théorie, car la plupart des utilisateurs semble encore pouvoir surfer sur le service de partage de photos.

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yeowatzup (licence CC BY 2.0)

Instagram, un réseau social bloqué de plus en Iran 

Facebook, Twitter et YouTube sont des exemples de services que l’Iran n’apprécie pas. Le pays a fait bloquer plusieurs réseaux sociaux afin de mieux contrôler la propagation de certaines idées. Une pente sur laquelle se trouvent d’autres pays, notamment la Russie. Comme nous l’indiquions en effet début avril, plusieurs lois y ont été votées pour durcir le ton sur les informations publiées, mais également pour obliger les entreprises du cloud à stocker au moins une copie des données des utilisateurs russes sur des serveurs situés physiquement sur le territoire.

 

En Iran, la censure s’étend désormais à Instagram. La célèbre application doit pour rappel son succès à la facilité de partager des photos. En quelques gestes, on peut ainsi prendre un cliché ou récupérer une photo existante, la retailler, lui affecter un filtre ou non, puis « arroser » les autres réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter. Mais Instagram fait également partie du groupe Facebook et dispose clairement d’une dimension de réseau social.

Des rapports avec les réseaux sociaux 

La raison exacte du blocage n’a pas été donnée. L’appartenance d’Instagram à Facebook pourrait être évidemment l’élément déclencheur. Il faut cependant rappeler une série de faits qui se sont déroulé au début ce mois.

 

Il y a trois semaines environ, le Comité iranien d'évaluation des contenus criminels sur Internet annonce un bannissement de l’application WhatsApp. Là encore, le lien avec Facebook était évident, même si le rachat n’était pas officiellement effectif. Selon le site israélien Hareetz, le comité aurait accusé Mark Zuckerberg d’être un « sioniste américain », l’origine juive du patron de Facebook étant alors considérée comme un problème. Facebook n’avait pas donné de réponse officielle.

 

Cependant, le bannissement n’a jamais été mis en place : le président iranien Hassan Rohani avait finalement mis son veto avant que la mesure ne soit appliquée. Le journal Sharg avait alors indiqué : « La question de l'interdiction de WhatsApp a été posée, mais a été stoppée par le président. Tant que nous n'aurons pas de remplacement pour ces sites, le gouvernement est opposé à leur interdiction ».

Une pente qui reste glissante 

De fait, que penser de l’interdiction d’Instagram ? La mise en application de ce genre de bannissement n’est pas forcément toujours très bien suivie, en particulier en Iran. Vendredi soir, des utilisateurs d’Instagram à Téhéran pouvaient toujours utiliser l’application. Par ailleurs, le président Hassan Rohani est relativement modéré sur la question globale des réseaux sociaux. Lors d’une interview avec la chaine officielle iranienne IRNA, il a ainsi indiqué : « Nous devrions considérer le cyberworld comme une opportunité. Pourquoi sommes-nous si apeurés ? Pourquoi avons-nous peur de notre jeunesse ? ».

 

Mais si le président est modéré, le contexte global de l’Iran reste délicat pour cette même jeunesse qui aimerait s’exprimer. La semaine dernière, six jeunes iraniens ont ainsi été arrêtés pour avoir mis en ligne une vidéo d’eux-mêmes en train de danser sur le tube « Happy » de Pharell Williams. En outre, le pays développe constamment de nouveaux logiciels capables de mieux filtrer les informations, bloquer les contenus jugés inappropriés et encore repérer ceux qui contreviennent à ces règles.

 

Quant à Instagram, il s’agit finalement d’un service de plus sur la liste des réseaux sociaux bloqués en Iran. Il faudra attendre encore pour savoir si le blocage est réellement effectif partout dans le pays. Comme dans le cas de WhatsApp, Facebook n’a cependant pas réagi.

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