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[Interview] L’adhésion à l’OGP « ouvre les portes à des réformes concrètes »

Entretien avec Joseph Powell, de l'Open Government Partnership

Alors que la France est devenue officiellement hier le 64ème État membre de l’Open Government Partnership (voir notre article), Next INpact a pu interroger Joseph Powell, le directeur adjoint du Secrétariat permanent de l’OGP. 

joseph powell

Concrètement, que signifie l’adhésion de la France à l’OGP ?

En rejoignant l’Open Government Partnership, la France s'est engagée à élaborer un plan d'action national qui contiendra des engagements très précis de réformes en faveur d’un gouvernement ouvert. Il s’agit d’une occasion pour la France de faire refléter ses avancées en matière d’Open Data par exemple, mais aussi d’en engager de nouvelles dans des domaines dans lesquels le gouvernement ne s’est pas encore lancé. Adhérer à l’OGP signifie également que la France s'est engagée à travailler avec la société civile pour produire ces nouveaux engagements. C'est donc une grande opportunité pour la société civile et les citoyens de faire entendre leurs voix.

On a pourtant l’impression qu’il s’agit de quelque chose d’essentiellement symbolique...

Participer à l’OGP est une décision politique positive, qui ouvre les portes à des réformes concrètes en faveur d’un gouvernement ouvert. L’OGP n’est pas un simple forum de discussion. Il est question d’actions concrètes à l’échelon national et ayant un impact sur la vie quotidienne des citoyens. Nous soutiendrons la France à 100 % afin qu’elle atteigne cet objectif. Nous avons également hâte d’en apprendre davantage sur l’expertise française dans de nombreux domaines du gouvernement ouvert, et de la partager avec les autres membres de l'OGP.

 

Quels changements avez-vous observé chez les autres pays ayant rejoint l’OGP ?

L’OGP n’a que deux ans et demi, il est donc un peu tôt pour mesurer l’impact des réformes ayant été impulsées au travers de l’organisation. Cependant, nous savons que dans de nombreux pays, la participation à l’OGP a ouvert la porte à un dialogue avec la société civile qui n'existait pas auparavant. Cela a également signifié que des problèmes politiquement complexes - tels que les lois sur la liberté de l'information au Brésil, en Croatie et au Monténégro - ont pu être dépassés grâce à l'espace ouvert par la plateforme de l’OGP, à la fois pour les réformateurs gouvernementaux et ceux de la société civile.

Quelles sont désormais les prochaines étapes pour la France ?

La France doit maintenant transmettre aux co-présidents de l’OGP une lettre d'intention formelle, et puis commencer à élaborer son premier plan d'action national en concertation avec la société civile. Nous sommes impatients d'accueillir les ministres français, les représentants de l’administration et de la société civile à l’occasion la Conférence européenne qui se tiendra à Dublin les 8 et 9 mai prochain, pour échanger des idées sur la façon de bien faire fonctionner ce processus.

 

Merci Joseph Powell.

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