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Dassault Systèmes écrase le top 100 des éditeurs de logiciels français

Pas de fusil contre Dassault

Le Truffle 100, le classement des cent plus gros éditeurs de logiciels en France, vient de publier son bilan pour l'année 2013. Si sans surprise, Dassault Systèmes reste le leader incontesté dans l'Hexagone, des mouvements importants ont lieu derrière. Sopra est ainsi passé de la deuxième à la quatrième position.

Truffle 100 éditeurs logiciels français 2013

Le roi Dassault Systemes

Avec 1,887 milliard d'euros générés uniquement avec les logiciels (+1,8 %), Dassault Systèmes reste bien la locomotive du secteur en France. Son chiffre d'affaires est ainsi près de quatre fois supérieur au deuxième du classement, tandis que son effectif affecté à la Recherche & Développement (5000) est plus de cinq fois plus élevé. Fort de sa deuxième position en Europe derrière l'Allemand SAP, Dassault Systèmes représente à lui tout seul 30,3 % du chiffre d'affaires logiciels des 100 meilleurs éditeurs français.

 

Cette domination n'empêche néanmoins pas les autres éditeurs d'évoluer. Après tout, le top 100 a cumulé l'an passé 6,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit 300 millions de plus qu'en 2012 Il s'agit surtout d'une multiplication par 2,5 par rapport à 2002, ceci malgré les nombreux rachats d'éditeurs français par les étrangers qui faussent les statistiques et diminuent le bilan. Il faut dire que ces dix dernières années, 80 % des entreprises en moyenne ont affiché une croissance, permettant ainsi au top 100 de cumuler près de 79 000 emplois, dont 15 000 en R&D, des records.

Du mouvement dans le top 10

Derrière Dassault Systèmes, le top 10 compte exclusivement des éditeurs ayant réalisé plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, ce qui était déjà le cas en 2012. Comme vous pouvez le remarquer dans le tableau ci-dessus, Cegedim est donc situé en deuxième position, avec 448,8 millions d'euros de chiffre d'affaires dans les logiciels. Une surprise dès lors que l'année précédente, la SSII n'était que quatrième, avec 315 millions d'euros de CA. Non pas que l'entreprise francilienne a connu un succès foudroyant l'an passé. Le Truffle 100 précise en réalité qu'il s'agit d'une estimation basée sur un périmètre plus large vis-à-vis des différentes branches de la société.

 

En troisième position, on peut remarquer que Murex, spécialisée dans les logiciels pour la finance, a affiché une croissance non négligeable en passant son chiffre d'affaires de 318 à 359 millions d'euros (+12,9 %). Cela lui a ainsi permi de doubler Sopra, qui a pour sa part stagné avec une petite croissance de 1,4 %. Notez que la future fusion entre les Français Sopra et Steria devrait avoir peu de conséquences vis-à-vis de ce classement, Steria étant bien plus concentrés sur les services que les logiciels.

 

Autre changement de position, le Lyonnais Cegid, dont le patron Jean-Michel Aulas est bien connu pour diriger le club de football l'Olympique Lyonnais, s'est vu doubler par Axway. Ce dernier appartenait encore à Sopra Group il y a trois ans avant de se séparer. Les deux entreprises ont toutefois toujours le même président. Fusionnée, Sopra et Axway seraient le deuxième éditeur de logiciels en France derrière Dassault Systèmes.

Un secteur très (trop ?) concentré en Île-de-France 

Notez que dorénavant, pour rentrer dans le top 100 des éditeurs français, une entreprise doit réaliser au moins 8,4 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le secteur des logiciels. En 2004, un seul million d'euros était nécessaire, preuve de l'évolution importante du marché en dix ans.

 

Et comme vous pouvez le remarquer dans ce top 10, les entreprises basées en Île-de-France dominent outrageusement les débats, le Rhône-Alpin Cegid faisant figure d'exception. Une constatation qui se reflète dans le top 100, puisque la région parisienne concentre 59 sociétés, très loin devant la région Rhône-Alpes avec 13 entreprises, suivi par les Pays de la Loire (7) et la région Mid-Pyrénées (4). La région PACA ne dispose que de deux entreprises, à égalité avec l'Aquitaine (2) et la Picardie (2), et derrière le Languedoc Roussillon (3) et le Nord-Pas-De-Calais (3).

 

Truffle 100 éditeurs logiciels français 2013

 

Cette domination de l'Île de France est historique et est plus flagrante encore si l'on prend en compte les autres données. Les entreprises franciliennes ont ainsi généré l'an passé plus de 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit 80 % du résultat national. Ces mêmes sociétés concentrent plus de 66 500 employés dont plus de 12 000 en R&D, soit là encore plus de 80 % du marché.

Un marché qui recrutera encore massivement en 2014

Selon Bernard-Louis Roques, le Directeur Général et co-fondateur du Truffle Capital, l'évolution du marché des logiciels en France a été particulièrement importante lors de la dernière décennie. Il espère ainsi que les dix prochaines années seront du même acabit : « vive le Software Made in France, et cap sur les 15 Mds d’€ de CA et les 35 000 emplois de R&D en 2024 ! ».

 

D'après Fleur Pellerin, actuelle Secrétaire d’État au Commerce extérieur, « le secteur du logiciel est décisif pour la transformation numérique de la France ». Avec environ 2500 entreprises, 70 000 emplois, et plus de 12 milliards d’euros de chiffre d’affaires, le marché est effectivement non négligeable, même si par rapport aux éditeurs américains, les sociétés françaises restent des lilliputiens, aucun Français ne figurant dans le top 10 mondial, Dassault Systèmes y compris.

 

Si l'on se fie au sondage réalisé par le Truffle auprès des 100 plus grands éditeurs, la croissance devrait être au rendez-vous en 2014, puisque près de 70 % des sondés ont indiqué s'attendre à progresser à nouveau cette année. Sachant que 7 % pensent croître de plus de 15 %, et 38 entreprises sur 100 tablent sur une amélioration de leurs résultats entre 5 et 15 %. La plupart des sociétés interrogées (60 %) annoncent aussi que leur effectif progressera en 2014.

36 commentaires
Avatar de gwal INpactien
Avatar de gwalgwal- 11/04/14 à 14:09:12

C'est la qu'on voit qu'il est utile d'avoir un grand patron qui est également senateur et assure tout un tas de contrat d'etat dans lesquels la corruption et le non mise en concurrence sont la regle.

Avatar de ajams Abonné
Avatar de ajamsajams- 11/04/14 à 14:12:21

Vu le coût de leurs licences ...

Faudrait voir leur taux d'exportation il doit être pas mal.

Avatar de jb18v Abonné
Avatar de jb18vjb18v- 11/04/14 à 14:14:12

il écrase aussi l'actu politique/justice :francais:

Avatar de Jboost INpactien
Avatar de JboostJboost- 11/04/14 à 14:14:45

Cela compense le fait de ne pas réussir à vendre un seul rafale. :mdr:

Avatar de Zappi INpactien
Avatar de ZappiZappi- 11/04/14 à 14:14:54

gwal a écrit :

C'est la qu'on voit qu'il est utile d'avoir un grand patron qui est également senateur et assure tout un tas de contrat d’état dans lesquels la corruption et le non mise en concurrence sont la règle.

Sans défendre le PDG ni sa boite (je ne bosse pas pour eux) il faut quand même reconnaître que ses logiciels sont très performants et font vivre des Français.

Édité par Zappi le 11/04/2014 à 14:15
Avatar de levhieu INpactien
Avatar de levhieulevhieu- 11/04/14 à 14:16:23

gwal a écrit :

C'est la qu'on voit qu'il est utile d'avoir un grand patron qui est également senateur et assure tout un tas de contrat d'etat dans lesquels la corruption et le non mise en concurrence sont la regle.

Zappi a écrit :

Sans défendre le PDG ni sa boite (je ne bosse pas pour eux) il faut quand même reconnaître que ses logiciels sont très performants et font vivre des Français.

Pareil que Zappi, surtout que les logiciels de Dassault Systèmes ne visent pas vraiment les marchés d'état

Avatar de Fantassin INpactien
Avatar de FantassinFantassin- 11/04/14 à 14:31:48

Il a du acheter secrètement des programmeurs à coup de liasses bien grasses.

Avatar de Tkop INpactien
Avatar de TkopTkop- 11/04/14 à 14:34:50

Pourquoi Ubisoft qui est aussi un éditeur de logiciel n'entre pas dans ce classement ?

Murex :8

Avatar de le podoclaste INpactien
Avatar de le podoclastele podoclaste- 11/04/14 à 14:37:33

Le vieux Serge n'est pas PDG de DS, je ne suis même pas sûr qu'il en soit actionnaire ni même qu'il n'y est été impliqué un jour.

En tout cas, Dassault Systèmes est bien la seule boîte de la liste à ne pas avoir un nom à la con. Regardez-moi ça : tous les autres ont des noms de SSII, c'est hideux.

Avatar de fred2vienne INpactien
Avatar de fred2viennefred2vienne- 11/04/14 à 14:39:14

yeah!! ma boite y est!!! bien que marqué IDF, je suis sur le pôle de Lyon.

Rebelz!!! :langue:

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  • Du mouvement dans le top 10
  • Un secteur très (trop ?) concentré en Île-de-France 
  • Un marché qui recrutera encore massivement en 2014
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