Leopard : évolution ou révolution ?

1 - Introduction

apple Huit mois.

Huit mois depuis que mon premier dossier est en ligne, racontant l’aventure classique d’un utilisateur de PC qui achète son premier Mac. Pour la science, ma culture personnelle et pour faire profiter d’une expérience qui peut servir à ceux qui hésitent avant de se lancer à l’eau.

Huit mois que les choses ont bien sûr évolué, d’ailleurs je n’ai plus cet iMac. Mais j’ai maintenant un MacBook Pro récent équipé d’un Core 2 Duo 2,2 GHz, de 2 Go de mémoire vive et d’une jolie GeForce 8600M GT. Une machine largement suffisante pour attendre et se préparer à Leopard.

Ah Leopard ! Depuis que Steve Jobs en parle, on attend pratiquement un phénomène si incroyable que nos vies en seront changées à jamais. Bon, pour qui connaît le discours Apple, il est facile de voir à travers le brouillard pour se concentrer sur l’aspect technique du nouveau venu.

Et finalement, que vaut ce nouveau venu ?
  1. Premier contact, le nouveau Finder
  2. Le nouveau Dock
  3. Spaces
  4. Mail, le Carnet d'adresses et iCal
  5. Le nouveau Safari
  6. Front Row
  7. Time Machine
  8. iChat 4.0
  9. Boot Camp
  10. Mécanique interne
  11. Conclusion

2 - Premier contact, le nouveau Finder

Lorsqu’on arrive sous Leopard, le premier élément auquel on est confronté est bien sûr le bureau. L’utilisateur de Tiger ne sera pas troublé par le premier contact avec l’interface du nouveau Mac OS X, car on retrouve bien le Dock, le menu du haut, et le Finder :

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Le nouveau bureau

Évidemment, de nombreuses nouveautés ont fait leur apparition, en dehors d’un remaniement général de l’interface avec, notamment, une harmonisation des différents éléments. Adieu en effet l’aluminium brossé et bienvenue à l’aluminium anodisé. Ce nouveau thème, plus sombre et d’une certaine manière plus « classe » recouvre absolument toutes les fenêtres des applications. Pas moyen d’y échapper, ce qui n’est d’ailleurs pas un mal.

Sur le bureau, les deux éléments qui attireront sans doute le regard de l’utilisateur en premier seront le Dock et le Finder. Personnellement, c’est le Finder qui m’a attiré, car sa présentation à la iTunes ne laisse pas indifférent pour qui a utilisé un Mac, ne serait-ce que sous Tiger.

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Un Finder largement amélioré

Le Finder de Leopard, autant le dire, lève des limitations franchement pénibles sous Tiger et les versions précédentes. Parmi les nouveautés les plus marquantes sur lesquelles je suis rapidement tombé, on notera en premier la mise en valeurs des répertoires « intelligents » correspondant en fait à des résultats de recherches sous Spotlight.

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Ces dossiers sont excessivement pratiques. Leur contenu évolue en fonction des données que vous possédez. Par exemple, le répertoire « Toutes les images » est le résultat d’une recherche Spotlight sur l’ensemble des fichiers possédant des extensions telles que JPG, PNG, BMP, etc. à tout moment, si vous ajoutez une photo au format JPG dans le répertoire Images, elle apparaîtra également dans le répertoire intelligent. Il faut noter en outre que ce fameux dossier reprend également toutes les images en pièces jointes dans les courriers électroniques de Mail.

Un affichage à la iTunes

Si le panneau de recherche dans le Finder est nouveau, le reste du menu de gauche ne bouleversera pas l’habitué. On dispose par défaut de deux autres sections, Appareils et Emplacements, qui listent respectivement les machines pouvant contenir des données, et les répertoires classiques que l’on trouve sur le Mac, comme Applications et Documents. Par défaut, les répertoires Musique, Images et Séquences n’apparaissent pas dans ce menu, mais on peut les faire apparaître par simple glisser/déposer.

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La barre d’outils du haut fait apparaître deux icônes qui n’existaient pas auparavant dans le Finder, bien que la première soit connue sous iTunes. Il s’agit du mode CoverFlow, qui permet d’afficher sous forme de miniatures les éléments d’un répertoire. En fait, à l’échelle du Finder, j’ai été assez bluffé par l’utilité de ce mode de visionnage, notamment pour les images. On peut faire défiler ces dernières aussi simplement que les pochettes sous iTunes, pour avoir un aperçu de chaque fichier.

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Quick Look, la visionneuse universelle (ou presque)

L’autre fonction, représentée par un bouton uni d’un œil, est un véritable coup de cœur : Quick Look. Il s’agit, grosso modo, d’une visionneuse universelle capable de lire pratiquement tous les types de données possibles et imaginables. Dans sa version livrée avec Leopard, elle peut lire les documents, les photos, la musique, les vidéos : en bref, tout ce dont l’utilisateur peut avoir besoin. Sa force principale réside dans sa rapidité, puisque son affichage est instantané, ou presque. La chose est déjà utile sous la forme d’une icône, mais elle devient rapidement indispensable via l’utilisation de son raccourci clavier : la barre d’espace. Ainsi, où que l’on soit, sélectionner un élément et appuyer sur Espace lance Quick Look.

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Le nouveau Finder donne désormais également un accès instantané à votre iDisk si vous en possédez un, et permet d’afficher immédiatement les dossiers partagés sur d’autres machines, que l’on parle de Mac ou de PC d’ailleurs. Par contre, les utilisateurs intensifs du Finder seront heureux d’apprendre que le panneau des options de présentation a été revu :

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Beaucoup plus clair et organisé, ce nouveau panneau permettra d’augmenter la taille des icônes jusqu’à 128 x 128 ce qui, couplé à la prévisualisation des documents, se révélera très utile. Autre option, très attendue et demandée : le réglage de l’écart entre les icônes, que l’on peut enfin diminuer ! Finie cette place perdue et les kilomètres entre les icônes.

3 - Le nouveau Dock

Puisque j’avais été attiré par le Finder dans un premier temps, je me suis tourné vers l’autre élément qui me faisait de l’œil depuis le début : le Dock. Mais qu’est-ce que c’est que cette plaque de verre fumée et miroitante ?

Un soupçon de troisième dimension

Ok, je n’aime pas. Non, je n’aime pas ce nouveau Dock, qui n’a pas l’élégance habituelle des éléments dessinés par Apple. C’est assez tape-à-l’œil, et je me prends sincèrement à regretter la sobriété du Dock de Tiger. Bon allez, assez pour la nostalgie, la volonté de faire de la 3D et du reflet coûte que coûte ne doit pas nous empêcher de chercher plus loin.
 
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Alors oui, le Dock est en 3D. Il s’agit d’une plaque inclinée sur laquelle les icônes sont posées et tiennent d’ailleurs par l’opération du Saint-Esprit. Pour un peu, on aurait presque l’impression qu’elles vont tomber si on regarde ailleurs. La première chose que j’ai remarquée sur mon premier ennemi visuel est le remplacement de la petite flèche noire par un point lumineux. Soyons honnête, ce changement se révélera probablement fructueux pour la majorité des utilisateurs, parce que l’emploi des fonds d’écran sombres sous Tiger rendait parfois difficile l’identification des applications actives.

Les Piles

En dehors des quelques icônes de fonctionnalités que je n’ai pas encore testées, comme Spaces, je me suis précipité sur les fameuses « Stacks », ou piles en français. Je savais pertinemment que c’était l’une des possibilités les plus attendues, et je savais tout autant qu’elles me seraient très utiles dès le départ.

Il faut bien dire que le Dock, même s’il a évolué au travers des versions de Mac OS X, a souvent rencontré rapidement l’ire des utilisateurs qui en voulaient davantage. Si l’univers Apple en général est marqué par l’intuition et la souplesse d’utilisation, le Dock est une exception, tant son comportement est rigide. Et les Stacks, en permettant de créer de nouveaux types de raccourcis, viennent apporter un vent frais qui va sérieusement faire du bien.
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La création d’une Stack est pour le moins simplissime, puisqu’il suffit de faire glisser un élément, comme un répertoire par exemple, dans la partie droite du Dock (à l’Ouest, rien de nouveau). L’icône prend la forme du dossier, ou plutôt de ce que contient le dossier. La première que j’ai essayée est celle dont je rêvais depuis longtemps : j’ai fait glisser le dossier Applications, une pile s’est créée, et en voici le résultat :

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La grille et l'éventail

Plus besoin d’ouvrir le Finder pour aller chercher une application, et pas besoin d’avoir un Dock long de 1680 pixels à la Michaël Aubigny pour accéder à tous ses logiciels. Un grand, un très grand soupir de soulagement. En fait dans la pratique, rien ne vous empêche d’ailleurs de créer des dossiers à thèmes contenant certains types d’applications, ou uniquement leurs alias.

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Il existe deux types de Stacks : la grille et l’éventail. La grille était le mode de présentation utilisé pour la première capture, et celui qui s’active automatiquement lorsque le nombre d’éléments devient trop grand. On peut toutefois forcer la présentation via un clic droit sur la pile. L’autre mode, en éventail, est le mode d’affichage par défaut de la pile déjà présente après l’installation de Leopard : les téléchargements.

Idée simple et utile : tous les téléchargements réalisés par Safari sont automatiquement placés dans ce répertoire, au lieu d’être envoyés par défaut sur le bureau. Le dossier Téléchargements lui-même se trouve dans le dossier utilisateur, et la pile n’est que son reflet dans le Dock.

Bon, je teste quoi ensuite ?

Je suis quelqu’un d’honnête et franc, et je vais donc suivre mes envies jusqu’au bout. Je n’ai pas envie de brancher immédiatement un disque dur externe pour Time Machine, alors je vais tester Spaces ! (oui, feignantiseinside, absolument)

4 - Spaces

Qu’est-ce que Spaces ? Réponse franche : quelque chose qui existe sous Linux depuis bien longtemps. Il s’agit d’une fonctionnalité de bureaux virtuels. Votre bureau classique est en fait dupliqué pour créer d’autres bureaux vides, que vous organisez comme vous le souhaitez.

Un monde en seize dimensions

Spaces, une fois activé, propose par défaut quatre bureaux, organisés en carré, soit deux colonnes et deux lignes. On peut d’ailleurs augmenter ces chiffres jusqu’à quatre, pour un total donc de seize bureaux virtuels.

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Spaces peut appeler une vue de type Exposé en cliquant sur l’icône dans le Dock. On se retrouve alors avec une vue « aérienne » présentant l’ensemble des bureaux sous la forme d’une grille. Lorsqu’on se trouve dans cette position, on peut librement déplacer des fenêtres d’un bureau à un autre.

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Créer des bureaux à thèmes

Le but de Spaces est de pouvoir se créer des bureaux à thèmes pour regrouper les applications, ou tout simplement pour y voir un peu plus clair. La fonctionnalité est d’autant plus utile que la taille de l’écran est petite. Mais l’une des possibilités les plus utiles de Spaces, et qui le rend réellement pratique, est celle de pouvoir affecter une application précise à un bureau ciblé.

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Dans le panneau de configuration de Spaces, il suffit de cliquer sur le bouton « + » en bas de la liste d’attributions. On choisit alors une application, puis un bureau, et voilà : cette application sera toujours lancée sur le bureau que vous avez choisi. Dans le cas d’une configuration poussée, cette possibilité permet de retrouver constamment le même environnement de travail.

Par ailleurs, même si Spaces est accessible depuis l’icône dans le Dock, on peut naviguer entre les bureaux en utilisant la touche CTRL enfoncée et les flèches.

Dès lors qu’on manipule un nombre certain d'applications, franchement, Spaces devient très, mais alors très utile. Mais comme dit précédemment, ceux qui ont l‘habitude de l’univers Linux trouveront simplement que c’est quelque chose de tout à fait normal.

5 - Mail, le Carnet d'adresses et iCal

Autant le Carnet d’adresses n’a pas subi lui-même de grandes mises à jour, autant il en va différemment pour Mail et iCal, en particulier le premier. Sous Tiger, on pouvait certes regretter que les possibilités de Mail ne soient pas plus poussées, encore qu’il faisait déjà bien des choses pour une application intégrée. Avec la version 3.0, Apple va clairement plus loin.
 
L’interface ne bouleversera pas vos habitudes, car il s’agit globalement de la même. Elle regroupe différents objets dans la barre latérale de gauche, classés par thèmes. La création de comptes a été encore simplifiée et il a été par exemple très facile et rapide de configurer mon compte PC INpact. Une fois dans le logiciel proprement dit, je me suis laissé « bercer » par les nouvelles fonctionnalités.

Une foule de nouveaux modèles de courriers

D’un point de vue strictement « courrier électronique », Mail 3.0 ne changera pas votre vie. Certes, la nouvelle mouture de l’application permet de créer des nouveaux messages en utilisant un certain nombre de nouveaux modèles. Tous ces derniers sont d’ailleurs purement HTML, ce qui signifie que l’on peut influer sur tous les éléments.

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Dans la capture ci-dessus, j’ai choisi le modèle qui sert à envoyer quelques exemples de photos. On peut voir que le modèle propose par défaut trois images plutôt « bateau » qui sont surtout là pour vous indiquer que vous pouvez les remplacer. Comment ? Diantre, par la méthode la plus facile qui soit : le glisser/déposer. Depuis le Finder, vous récupérez une image ou une photo et vous la faites glisser dans le cadre que vous voulez :

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C’est aussi simple que ça. L’ensemble des polices et des couleurs choisies peut être modifié, et Mail intègre un navigateur permettant d’aller chercher des photos dans iPhoto.

Des liens renforcés avec iCal et le Carnet d'adresses

La nouvelle version se distingue bien davantage par ses interactions renforcées avec iCal et le Carnet d’adresses. Comme tous ces petits riens dans le Finder qui rendent vite certaines fonctions indispensables, Mail propose désormais la création simple et rapide de fiches de contacts à partir d’un élément d’une signature. Un clic droit sur un numéro de téléphone, une adresse de courrier électronique ou le nom d’une personne va lancer une détection dans le reste de la signature pour créer une fiche contact reprenant toutes ces informations. Le résultat est, la plupart du temps, bluffant et diaboliquement utile. On gagne clairement du temps, mais la fonction ne marche pas toujours, et s’emmêle parfois les pinceaux.

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Création de notes et de tâches

Mail offre de plus désormais la possibilité de créer des notes et des tâches. Les premières sont créées via le bouton correspondant et permettent d’écrire des annotations qui prennent place dans la liste des courriers. Les tâches sont elles aussi créées par un bouton et permettent de réagir rapidement à l’arrivée d’un courrier, au cas où l’on aurait un élément important à se rappeler, comme étrangler quelques trolls avant le lendemain 17h.

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Lorsque la tâche est créée dans Mail, elle est automatiquement rajoutée dans la liste des tâches d’iCal. Il est dommage que l’événement ne prenne pas place directement dans la grille du calendrier elle-même.

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D’ailleurs, puisqu’on parle de synchronisation, vous pouvez automatiquement synchroniser vos notes avec votre compte courrier si vous utilisez le protocole IMAP.

Google Maps pour situer vos contacts

Une possibilité intéressante est apparue dans le Carnet d’adresses. Une fois que vous avez par exemple ajouté un contact dans le Carnet depuis Mail, il y a de grandes chances que l’adresse de la personne ait été inscrite en même temps. Si tel est le cas, ou même d’ailleurs si vous la rajoutez ensuite, vous pourrez visualiser un plan directement sur Google Maps. Apple aime Google, je le rappelle pour ceux qui auraient échappé à l’actualité de ces deux dernières années.

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Enfin, Mail est capable de lire les flux RSS à la manière d’un agrégateur traditionnel. Ce qui permet d’ailleurs de faire lien avec Leopard, dont il reprend les flux initiaux.

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6 - Le nouveau Safari

Lorsqu’on lance Safari pour la première fois, on peut de prime abord se demander ce qui a bien pu changer alors que l’on parle bien de version 3.0, donc de version majeure. L’interface est pratiquement identique, mais bon, connaissant Apple, je me dis qu’il y a probablement anguille sous roche, voire hippopotame sous montagne.

Avant de parler d’ailleurs de ce qu’on peut trouver dans Safari 3.0, il faut noter que le lancement de l’application a de quoi surprendre, puisqu’il est instantané, à peu de choses près. Quand on est habitué à d’autres navigateurs qui prennent leur temps, c’est une chose à laquelle on n’est pas forcément habitué. Et après tout, je peux le dire comme je le pense : Firefox, sous Mac OS X, se traine assez misérablement.

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Des nouveautés discrètes, mais efficaces

Enfin, des nouveautés, Safari en a. Elles sont discrètes, relativement bien intégrées, et on se surprend même parfois à les utiliser sans vraiment y faire attention. C’est le cas par exemple du déplacement des onglets, tellement naturel d’ailleurs désormais qu’il était temps qu’il soit mis en place. Mais même si tout ça est pratique, ça reste purement cosmétique dans le fond.

Il faut surtout chercher du côté de l’historique et des marque-pages pour avoir davantage de surprises. Tout d’abord, Safari possède désormais une fonction pour afficher le dernier onglet fermé, très utile en cas d’erreur. Mais surtout, il enregistre son propre état lors de sa fermeture. Quand vous le relancez, vous pouvez rouvrir toutes les fenêtres équipées de tous leurs onglets. Une option qui devient vite indispensable si vous utilisez la Toile de manière intensive.

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Remettre la main facilement sur un site visité

De même, retrouver un site dont vous n’avez que quelques vagues souvenirs va devenir beaucoup plus simple. Dans le panneau de gestion des signets en effet, on va pouvoir utiliser la case de recherche de manière beaucoup plus efficace. Quand vous tapez un ou plusieurs mots, Safari affichera les informations relatives au titre des sites, mais également à leur contenu. Si vous vous rappelez de quelques termes suffisants, vous verrez apparaître la fameuse page visitée dans les résultats. Cette fonction est très utile, et franchement efficace.

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Puisqu’on parle de recherche, il faut quand même signaler une certaine amélioration de la fonction sur les pages en cours. Quand vous cherchez un terme particulier sur l’ensemble d’une page, il suffit de cliquer sur la combinaison Commande + F. Lorsqu’on commence à taper les premières lettres, les zones potentielles où apparaissent ces lettres sont mises en valeur :

 

C’est visuellement agréable et très utile.

Créer des Widgets depuis une page web

Pour finir les grandes lignes de Safari, notons une possibilité qui n’existe que sous Leopard. En effet, même si Safari 3.0 est livré dans la mise à jour 10.4.11 de Tiger, il ne permet pas de sélectionner et de découper une zone d’un site web pour le transformer en Widget.

Prenons comme exemple… disons PC INpact. Pardon ? Oui évidemment que j’ai choisi ce site au hasard… Bref, prenons PC INpact. On se sert de la fonction de découpage astucieusement représentée par une paire de ciseaux (incroyable, je sais). Le sélecteur affiche les zones que l’on peut choisir.

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Une fois la sélection effectuée, vous obtenez un magnifique Widget qui fonce s’installer tout seul comme un grand dans le Dashboard :

7 - Front Row

Les utilisateurs de Front Row qui ne connaissent pas l’Apple TV auront une petite surprise la première fois qu’ils voudront se servir de leur interface type Media Center.

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Reprise de l'interface de l'Apple TV

Apple a donc repris le design de l’interface de l’Apple TV pour l’intégrer à son nouveau système d’exploitation. Autant le dire, cette nouvelle apparence est bien plus agréable que l’ancienne. Mieux finie, plus élégante, définitivement plus « classe ». Les animations sont fluide et présentent par exemple une farandole de pochettes d’albums qui défilent lentement.

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Mais si l’interface a changé, les fonctionnalités n’ont pour leur part pas réellement évolué. Il y a tout de même quelques améliorations et nouveautés. Premièrement, Front Row bénéficie maintenant d’un panneau de configuration intégré pour régler quelques paramètres comme l’activation ou non de l’économiseur d’écran et celle des effets sonores lors de l’utilisation de l’interface.

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Globalement, peu de changements pour Front Row

Pour le reste, on peut noter la possibilité, enfin, d’avancer rapidement dans la lecture d’un contenu audio ou vidéo, mais on a perdu au passage la capacité de Front Row à reprendre une lecture de vidéo à l’endroit où l’on s’était arrêté précédemment.

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Le couple iTunes – QuickTime ne bouleversera pas vraiment les habitudes non plus. Pour ceux qui n’auraient pas fait de mise à jour récente du dernier, ils auront la joie et la surprise de constater que le mode plein écran est de retour sans pour autant débourser le tarif de la licence Pro (30 euros).

8 - Time Machine

Parlons maintenant de l’une des plus grosses nouveautés mises en avant par Apple : Time Machine.

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Une mise en place très simple

Très largement médiatisée, cette fonctionnalité permet d’automatiser les sauvegardes du système vers une autre partition du disque dur, ou vers un disque dur externe. Pour mettre en place Time Machine, il suffit d’avoir une partition sur un disque formaté avec le système de fichiers Mac OS X étendu journalisé.
 
Une fois le disque sélectionné (autant le faire sur un disque externe), la sauvegarde commence. Autant être honnête, la première sauvegarde surprend. Quand on connaît le fonctionnement de Time Machine, tout s’explique, mais il est difficile de comprendre pourquoi tout cela met autant de temps au début.

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Des sauvegardes potentiellement titanesques

Et puis on se rend compte que le panneau de configuration de Time Machine avertit de ce qui va se passer : tout va être sauvegardé, et non plus simplement certains types de documents : les fichiers système, les applications, les comptes, les préférences, la musique, les photos, les films et les documents vont être copiés vers le disque de sauvegarde.

Ma première réaction devant Time Machine fut « c’est simple ». Oui, effectivement c’est simple, puisqu’il suffit de brancher un disque dur externe pour que Leopard vous demande si vous souhaitez l’utiliser comme disque de sauvegarde. Ma deuxième réaction fut « c’est lourd ».

Soyons clairs : si vous possédez un système que vous utilisez depuis longtemps, que vous n’avez jamais formaté et que vous faites la mise à jour vers Leopard, vous avez sûrement un très grand nombre de fichiers. Ils vont être intégralement sauvegardés, et on tombe ici sur l’une des plus grandes limitations de Time Machine : il est impossible de choisir les types de fichiers que vous voulez sauvegarder.

Une carence incompréhensible, d’autant que la chose était possible jusqu’à un certain stade dans les versions bêta. Désormais, la solution se termine par un choix assez simple : vous sauvegardez tout, ou vous ne sauvegardez rien. J’ai opté pour la première solution. D’abord parce que je voulais savoir comment Time Machine fonctionnait et s’utilisait, ensuite parce que je n’avais pas trop le choix.

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Des fonctionnalités très intéressantes

Time Machine présente tout de même quelques possibilités qui en font une fonctionnalité puissante. Bien que les sauvegardes soient automatiques et s’exécutent en tâche de fond, on peut à tout moment déclencher une sauvegarde manuelle et incrémentielle. En laissant appuyé sur la touche Contrôle et en cliquant sur l’icône de Time Machine, le système vérifie si de nouvelles données sont apparues ou ont été modifiées et les envoie sur le disque dédié à Time Machine.

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Autre point très intéressant : puisque Time Machine sauvegarde par défaut tous les fichiers, il s’occupe aussi des utilisateurs. Depuis un autre Mac ou depuis la même machine formatée, on peut ainsi restaurer complètement un utilisateur accompagné de ses documents et de ses réglages.

Exclure des répertoires pour alléger les sauvegardes

Il faut toutefois souligner une différence au niveau des données sauvegardées : on ne peut pas choisir les types de fichiers que l’on souhaite voir sauvegardés, mais on peut influer sur les emplacements des fichiers. Cela évite dans l’absolu de rapatrier sur le disque de secours des dizaines de giga-octets de données qui ne serviraient à rien et de se concentrer sur les répertoires Documents, Images et Musique par exemple.

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Dans mon cas, j’ai décidé de garder uniquement le dossier Utilisateurs, car réinstaller Mac OS X et des applications n’est ni courant, ni forcément très long. La seule sauvegarde de ce répertoire entraîne tout de même la copie vers le disque dur externe de 150 000 fichiers pour un total de plus de 17,5 Go.

Selon votre utilisation de Leopard, la configuration de Time Machine sera peut-être obligatoire, car vous ne possédez pas forcément un disque dur énorme à consacrer à cette fonctionnalité. Il est préférable de cerner précisément ses besoins et ce que l’on souhaite sauvegarder, en attendant qu’Apple se décide à mettre en place un système complémentaire pour choisir les extensions de fichiers que l’on souhaite protéger.

9 - iChat 4.0

La nouvelle version d’iChat, si elle apparaît d’abord comme identique à la version intégrée à Tiger, recèle un certain nombre de nouveautés franchement sympathiques. Par exemple, la nouvelle mouture permet d’ouvrir des sessions multiples, de se mettre en invisible (les contacts peuvent vous voir hors ligne, mais vous êtes bien là) ou encore le support des onglets pour les conversations. Décidément, seule Microsoft ne propose pas encore cette fonctionnalité dans son logiciel de messagerie instantanée (même si les onglets sont disponibles grâce à MSN+).

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D’un point de vue général également, la fenêtre des contacts permet désormais de trier ces derniers comme on le souhaite. Autre petite nouveauté : iChat accepte maintenant les icônes de contacts animées (Gif). Enfin, ceux qui échangent des fichiers seront heureux d’apprendre que les transferts ont été améliorés.

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Partage de documents

Entrons maintenant dans le vif du sujet, car iChat 4.0 ne sert décidément plus simplement à discuter par écrit ou par voix, que la webcam soit allumée ou non. L’une des grandes nouveautés est la possibilité de partager des documents, comme des photos, des présentations PowerPoint, des vidéos ou encore des PDF :

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La grande majorité de la fenêtre sert donc ici à la présentation du document, recadré et redimensionné d’ailleurs selon la taille que vous donnez à cette fenêtre. À condition bien sûr de disposer d’un écran qui permette une bonne lisibilité, la fonction se révèle très pratique. On notera toutefois que le document affiché est assez flou, un point qu’il serait bon de revoir.

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Prendre le contrôle d'un autre Mac, ou donner le contrôle du sien

L’autre grande fonction présente dans iChat 4.0 est le partage d’écran. Il n’a jamais été aussi simple de donner le contrôle de son écran à un contact. Par un clic droit sur ce contact dans la liste générale, on peut demander à prendre le contrôle de son écran, ou lui offrir le contrôle du sien. La manipulation, réalisée ici avec Michaël Aubigny, m’a permis d’agir sur sa machine comme si j’étais à sa place :

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Pour qui a un Mac et des amis ou de la famille à dépanner, cette fonctionnalité devient très utile. Lorsqu’on prend le contrôle de l’écran d’un contact, notre propre bureau reste accessible à tout instant, dans un encadré intitulé « Mon ordinateur » qui prend place en bas à gauche. Quand on clique dessus, un effet se met en marche et la petite fenêtre passe en plein écran, tandis que le bureau du contact est réduit dans l’encadré. On peut donc facilement passer d’un bureau à l’autre.

10 - Boot Camp

Boot Camp n’est pas réellement une application, mais plutôt un service que propose Apple depuis quelque temps. Quand la société a annoncé son passage à Intel et l’utilisation de composants classiques de l’industrie informatique de masse, beaucoup se sont rapidement demandé s’il serait possible d’installer Windows sur les fameux Mac Intel.

Installer Windows sur un Mac : très simple !

Apple s’est également posé la question et a plutôt vite répondu avec Boot Camp. Il s’agit donc de permettre l’installation de Windows directement sur un Mac équipé d’un processeur Intel, qu’il s’agisse d’un portable ou d’un ordinateur fixe. On se sert de l’assistant pour créer une partition qui pourra être en FAT32 jusqu’à 32 Go, mais uniquement en NTFS au-delà.

Dans la mesure du possible, il est vrai que la FAT32 est recommandée. Non pas parce qu’elle est « meilleure » ou plus sécurisée (c’est même l’inverse), mais tout simplement parce que Mac OS X peut écrire dessus. Concernant le NTFS, le système d’Apple ne peut que le lire, ce qui sera parfois un problème pour faire communiquer les systèmes entre eux.

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Une fois que la partition est créée, vous insérez votre CD ou DVD de Windows XP ou Vista, et vous redémarrez. L’installation classique de Windows commence, et tout se passe exactement comme sur un PC. Une fois arrivée sous Windows, vous trouvez un bureau dont l’apparence sera quelque peu différente selon le Mac que vous possédez, et selon que vous avez XP ou Vista, avec leurs reconnaissances du matériel propres.

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Tous les pilotes sur le DVD de Leopard

C’est le moment idéal pour insérer ensuite votre DVD de Leopard. Ce dernier contient une section spéciale qui démarrera automatiquement pour proposer l’installation de tous les pilotes nécessaires à la reconnaissance du matériel sous Windows.

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Une fois les pilotes installés, et tout est reconnu. C’est aussi simple que ça.

Il faut toutefois apporter un petit bémol. Ma propre machine est un MacBook Pro récent équipé d’un Core 2 Duo et d’une GeForce 8600M GT. Cette dernière est compatible DirectX 10, mais les pilotes fournis par Apple n'activent bizarrement pas Aero par défaut. Pas de panique, en faisant un clic droit sur Ordinateur et Propriétés, on peut lancer le processus de notation des performances, ce qui va tout remettre d'aplomb.

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11 - Mécanique interne

leopardMac OS X, ce n’est pas seulement une interface, des jolies fenêtres, des effets graphiques et un menu Pomme. Leopard est la première version du système à être reconnue comme un Unix à part entière, et Apple a annoncé fièrement d’autres évolutions importantes dans le cœur du système.

Voici la situation telle qu’elle était lors de la migration vers les processeurs Intel.

Petit historique d'un grand bouleversement

Souvenez-vous…

6 juin 2005 : Steve Jobs annonce, au grand dam d’une assistance médusée, la transition de la totalité des gammes d’ordinateurs Mac aux processeurs Intel.

« And yes, it’s true ! »

Et voilà qu’en l’espace d’une seule petite phrase, Jobs confirme les rumeurs qui avaient entouré la firme depuis des années. Un projet soi-disant secret, nommé « Marklar », émettait des ondes de mystère intense qui ne faisaient finalement qu’attirer les regards et tendre les oreilles. Ce projet fut confirmé, et même un peu plus que ça : Jobs révélait que depuis la toute première version de Mac OS X, le système était toujours compilé pour les processeurs x86, « juste au cas où ».

apple Ce « juste au cas où » a fini par se présenter, sous la forme de deux problèmes qui ont obligé Jobs à présenter des excuses au public, ce qui bien entendu lui permettait d’introduire plus facilement ladite transition. Il avait promis des PowerBook G5, mais le processeur chauffait visiblement trop pour permettre une intégration mobile. Il avait promis des PowerMac G5 cadencés à 3 GHz et ces derniers ne sont pas arrivés, du moins pas à temps.

Le grand lâché des processeurs Intel

Et Jobs, tout à coup, de vanter les mérites des performances par Watt d’énergie consommée. Et là, évidemment, on pense immédiatement au renouvellement général des processeurs qui a été amorcé chez Intel depuis l’apparition un beau jour du Pentium-M, qui va à lui seul changer toute la stratégie du fondeur. Adieu le mythe du GigaHertz : le Pentium-M va être décliné en Core Duo, puis c’est la vague Core 2 Duo qui cette fois décline le processeur en versions machines de bureau et serveur (Conroe et Woodcrest). Aujourd’hui, on parle du Penrynn gravé en 45nm : tout est passé presque comme une lettre à la Poste.

leopard Le processeur retenu par Apple à ce moment est le Core Duo. Apple doit travailler sans relâche à migrer le code de ses applications vers l’architecture x86, mais utilise pour ce faire les Universal Binary, des fichiers binaires contenant le code pour la nouvelle architecture, ainsi que le code pour l’ancienne. Même si la taille de ces fichiers augmente de manière plus que sensible, la migration est facilitée par la présence à chaque fois d’un seul binaire.

Les Universal Binary s'adaptent au 64 bits

Avec Leopard, les Universal Binary auront désormais une nouvelle section, dédiée à l’architecture x86-64, que l’on retrouve sur tous les processeurs Intel et AMD aujourd’hui. De plus, tous les Mac vendus depuis un certain temps possèdent des processeurs x86-64, et Apple pouvait donc compter sur cette nouvelle possibilité pour faire progresser un peu les fondations de son système.

Il y a un intérêt certain pour la firme de Cupertino à travailler sur cette nouvelle architecture, car le 64 bits apporte au monde x86 un certain vent frais qui améliorera les capacités de calcul des processeurs 32 bits en leur donnant accès à des registres supplémentaires dont la taille a elle aussi augmenté.

leopard Toutes les fondations (ou presque) de Leopard ont donc été réécrites pour profiter du 64 bits, mais il faut apporter certaines mises en gardes et précisions. On se retrouve ici avec une situation qui peut faire penser à celle de Vista : le système d’exploitation présente toute une foule de nouvelles technologies, telles que Core Animation, mais traine également d’anciens éléments qui, bien qu’améliorés, ont dû rester en arrière pour des causes de compatibilités.

Il est impossible par exemple pour une application 64 bits de posséder des plug-ins 32 bits. Ce simple constat fait immédiatement penser à une longue période de cohabitation qui est finalement celle que rencontre l’industrie 64 bits en général. Cette cohabitation forcée se retrouve jusque dans le noyau, puisque ce dernier est toujours 32 bits dans Leopard. La raison ? La nécessaire compatibilité avec les pilotes.

leopardLa route vers le tout 64 bits

Le passage au 64 bits, comme chez Microsoft, permet cependant à Apple de pouvoir se débarrasser de vieux pans de code inutilisés ou trop anciens pour être maintenus. Les vieilles interfaces de programmation de Cocoa n’ont pas toutes été portées par exemple, et la transition a été l’occasion de faire un grand ménage dans toutes les API. De nouvelles fondations 64 bits et un Objective-C lui aussi totalement revu pour la nouvelle architecture : les méthodes de développement souhaitées par Apple sont désormais clairement pointées du doigt.

Il va nécessairement exister une période pendant laquelle les développeurs vont probablement attendre que la part de marché de Leopard augmente, pour la simple et bonne raison qu’il est le seul à proposer ces technologies. C’est encore une fois le même problème qu’avec Vista : les développeurs auraient pu se précipiter sur le Framework .NET 3.0 et profiter des toutes nouvelles API, mais à l’heure actuelle, le système n’a pas dépassé les 10 % de parts de marché, et il faut encore attendre.

Il ne fait aucun doute qu’Apple va se baser sur ces nouvelles fondations pour l’ensemble des applications et ses prochains systèmes d’exploitation. La transition prendra du temps, mais la coopérative fruitière a l’habitude de ce genre de bouleversement. Les cartes sont en fait entre les mains des différents éditeurs, qui attendront sans aucun doute que la part de marché de Leopard ait augmenté avant de miser sur ses nouvelles possibilités.

12 - Conclusion

leopardAu terme de plusieurs semaines, que retenir de Leopard ? Est-il oui ou non ce système extraordinaire promis par Apple, présenté avec tellement de force par Steve Jobs qu’il lui permettait de railler la « pitoyable » concurrence de Vista ?

Une belle évolution

Non, Leopard n’est pas ce système. La version 10.5 de Mac OS X est indéniablement une réussite, mais il s’agit d’une évolution, non d’une révolution. L’interface n’a pas été bouleversée et a évolué en douceur vers une harmonisation bienvenue. Tout utilisateur de Mac qui connaît Mac OS X n’aura aucun mal à prendre ses repères dans Leopard, les nouveautés étant distillées dans des recoins agréables.

Cette évolution, si elle permet au plus grand nombre d’utiliser pleinement le potentiel de Leopard dès le départ, décevra les autres qui attendaient une modification plus radicale de l’utilisation du système. Le Dock, par exemple, mériterait que les développeurs s’y attardent. Son fonctionnement n’est pas mauvais, mais ses possibilités pourraient être revues à la hausse, malgré l’apparition des piles.

Des performances à la hausse

leopard Leopard est rapide, plus rapide que Tiger dans la majorité des opérations courantes. Cette hausse de performances se sent surtout dans le lancement des applications. C’est là l’une des réussites majeures d’Apple pour ce nouveau Mac OS X : non seulement les performances n’ont pas baissé, mais elles ont dans la plupart des cas augmenté.

Les pilotes ont également été améliorés. Sans pousser le test bien loin car ce n’était pas le but de ce dossier, le lancement de World of Warcraft m’a permis d’apprécier une différence très nette de performances 3D par rapport à Tiger avec la 8600M GT qui équipe mon MacBook Pro. À dire vrai, le précédent Mac OS X était loin de faire honneur à cette carte graphique.

leopardDes améliorations et des bugs

Leopard fournit indéniablement des améliorations bienvenues et un rafraichissement général des logiciels intégrés, mais il ne révolutionnera pas votre perception de l’information ni vos habitudes avec l’univers Mac. Des bugs sont toujours présents, même depuis la première mise à jour. Mail, par exemple, ne se ferme parfois pas correctement. Mais le problème auquel j’ai le plus souvent fait face reste une chute dramatique des performances après certaines sorties de veille, ou la disparition de la connexion Wifi.

Si vous demandez « Reviendrais-tu à Tiger », la réponse est simple : non. Tout ce que je faisais sous Tiger, je le fais également sous Leopard, mais la plupart de mes habitudes ont été simplifiées ou accélérées. Quick Look me sert en permanence, Time Machine s’occupe de garder mes documents à l’abri, Spaces me permet de créer des bureaux à thèmes pour trier mes fenêtres et les piles m’ont fait gagner du temps en supprimant le besoin de me rendre dans le Finder pour la majorité de mes besoins.

Il serait bon toutefois que Steve Jobs et donc Apple gagnent sincèrement en humilité. Cette attitude, qui devient désagréable, ne pourra plus fonctionner très longtemps au fur et à mesure que la marque envahit le quotidien à travers ses ordinateurs, ses iPod et maintenant son iPhone. Difficile en effet de paraître élitiste et royal quand tout le monde a la même chose entre les mains.

Au final, Leopard est un bon produit, perfectible, mais qui tient ses promesses.

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