UFC Que Choisir dénonce la baisse yoyo de FT

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le mercredi 19 janvier 2005 à 15:59
Dans un communiqué, l’UFC Que Choisir condamne la nouvelle politique tarifaire de France Télécom. "France Télécom tente de manipuler le prix des communications fixes à mobiles" dénonce l’association qui évoque encore un "trompe-l’œil".

A l’index ? La baisse des tarifs de téléphonie fixe vers les mobiles, appliquée depuis lundi. Cette modification était déjà annoncée en novembre : "baisse de toutes les formules tarifaires fixe vers mobile Orange, SFR et Bouygues, pour tous et partout à partir du 17 janvier 2005" prévoyait alors France Télécom. L’opérateur la chiffrait à "-20% à -27% pour le Tarif Général".

Il s’agissait là d’une mise en conformité avec une requête de l’Autorité de Régulation des Télécommunications émise le 2 novembre. L’ART demandait alors une baisse des tarifs de gros de la terminaison d’appel vocal mobile. De là, une baisse répercutée au niveau des consommateurs devait mécaniquement en découler...

S’il y a bien eu baisse, reproche UFC Que Choisir, FT a dans le même temps supprimé le crédit temps des 30 premières secondes de communications indivisibles. Facturé 21 centimes d’euro, il laisse place à un "coût d’établissement d’appel" forfaitaire de 17,9 centimes. Un forfait facturé dès la première seconde en sus des communications.

Du coup ? "Tous les appels dont la durée est comprise entre 15 secondes et 1,15 minute seront plus chers qu’auparavant" précise l’UFC la calculette à la main. Or, toujours selon elle, 70 % des appels passés sont dans cette fourchette. Dès lors, "le prix d’un appel de 30 secondes va augmenter de 19,5% et de 6% pour un appel d’une minute". Quant aux appels "dont la durée est comprise entre 1 minute 15 et 2 minutes 10, la baisse sera inférieure à 5%".

Contacté par nos confrères de Zdnet, FT a confirmé partiellement cette hausse mais en a immédiatement minimisé la portée. Seuls 13 % des usagers sont concernés, jure la société.

Alors, qui dit vrai ? Réponse dans votre prochaine facture !