Pas d'écran ? Alors, passons à l'hologramme !

Les industries se penchent de plus en plus sur l'holographie 2D, qui peut... 30
Les industries se penchent de plus en plus sur l'holographie 2D, qui peut représenter une alternative plus que sérieuse dans le secteur de l'informatique portable et ultra-portable.

Les éléments nécessités pour réaliser un tel hologramme en deux dimensions sont très performants déjà, et leur taille permet d'envisager de les intégrer directement dans des périphériques portables, tels qu'un notebook ou même un PDA, ou encore un téléphone mobile. Il restait encore quelques obstacles à la diffusion en masse de tels systèmes de projection, dont les principaux ont été longs à contourner : le coût trop élevée des lasers illuminant l'hologramme, une qualité d'image pas assez homogène, la complexité des calculs à effectuer pour afficher une seule image...

Le technologie LCOS (Liquid Crystal Over Silicon) a permis de remédier à la plupart de ces problèmes. L'invention paraît tellement au point que de grandes marques commenceraient déjà à s'y intéresser, grâce aux chercheurs du Photonics and Sensors Group de l'Université de Cambridge. Nic Lawrence, Edward Buckley, Adrian Cable et Peter Mash viennent de mettre au point une technique d'holographie vraiment efficace, selon eux. L'image, d'une grande qualité, serait calculée très rapidement par une puce dédiée, déjà conçue par l'équipe anglaise.

Cette puce est équipée directement d'un minuscule écran LCOS à sa surface, qui réfléchit un laser par diffraction, et diffuse une image plate sur tout type de surface. Contrairement aux vidéo-projecteurs actuels, lourds et imposants, cette technologie permet d'obtenir une image de très bonne qualité, très fine, et une mise au point toujours nette, quelle que soit la distance à laquelle l'image est projetée.

Le chip de conversion du signal vidéo en hologramme fonctionnerait parfaitement en temps réel dans les laboratoires du Photonics and Sensors Group. Le moteur de rendu holographique peut fonctionner sur une puce FPGA (field-programmable gate array) classique, ce qui ouvre la voix à une production commerciale de masse, à des coûts relativement bas. Tous les détails du communiqué des chercheurs sont disponibles sur cette page.

La société Light Blue Optics, qui avait parié sur le groupe de chercheurs, se réserve le droit de jouir de la découverte en exclusivité, et les possibilités sont très larges sur le marché. A terme, cette technique d'interface visuelle pourrait bien remplacer complètement nos écrans, sur nos téléphones portables, PDA, notebooks, lecteurs DvD portables, etc.

Les commerciaux, qui se frottent visiblement bien les mains, promettent une apparition de la technologie sur le marché dans deux ans grand maximum.

Mince alors, comment va-t-on faire pour les écrans tactiles ?