Google boycotte pour trop bonne utilisation de... Google

Il était une fois un moteur de recherche si puissant qu'un "chercheur... 19
Il était une fois un moteur de recherche si puissant qu'un "chercheur averti" pouvait dénicher des informations comprométantes sur de très nombreuses personnes, peu regardantes des données portant sur leur personne. Un jour, un journaliste eut l'idée d'utiliser ce moteur pour faire des recherches sur le patron dudit moteur. Le journaliste en question découvrit rapidement un fabuleux trésor d'informations plus ou moins intéressantes. Certainement trop intéressantes pour le patron, décidant que sa société allait boycotter durant un an le journaliste et tous ses confrères de son journal.

Le moteur de recherche en question est bien évidemment Google. CNET (News.com), le fameux site de journalistes au potentiel de recherche un peu trop grand, a en effet il y a quelques semaines rédigé un article sur Eric Schmidt, ex patron de Novell et actuel PDG de Google. Dans cet article, Elinor Mills de News.com révélait quelques informations sur Eric Schmidt, toutes tirées de la toile. Cela allait de sa richesse à ses dernières ventes d'actions en bourse, en passant par ses dépenses auprès de certains partis politiques et son goût pour l'aviation. Rien d'extraordinaire donc.

Mais il semble que cet article n'ait pas été particulièrement apprécié par le patron de Google, puisque quelques jours plus tard, News.com publiait un article intitulé "Wanted at Google: A few good chefs". News.com annonçait dans cet article (qui en remettait une couche sur la société Google) qu'il était objet d'un boycott d'un an, jusqu'en juillet 2006 donc, depuis la publication de l'article précédent sur Eric Schmidt et les différentes manières dont Google peut stocker des informations sur votre personne (Cookies, Gmail, Barre Google etc).

Les dirigeants et porte-paroles de Google ne répondront donc plus durant un an aux questions de News.com. Un boycott pour une trop bonne utilisation de Google. Voilà qui peut paraître ironique et en même temps peu fair-play de la part de Google, d'autant que certains internautes avaient jugé Google un peu trop puissant, ce à quoi son dirigeant avait précisé qu'il existait un juste milieu entre recherches profondes et protection des données personnelles.

Il serait amusant qu'un Google Bombing touche un jour Eric Schmidt, à l'instar de certains hommes politiques français ou américains.