Des auteurs attaquent la bibliothèque Google

Gros bug dans le projet titanesque 13
Plusieurs sociétés d’auteurs viennent de taper du poing sur la table contre la bibliothèque Google. Il s’agit de l’Authors Guild (AG), d’un biographe et d’un auteur d’un livre pour enfant notamment. L’action prend forme via une class action, ces actions en justice de masses qui permettent à toutes les victimes potentielles de s’agréger à la procédure. L’AG est un groupement qui ressemble près de 8000 auteurs sur le territoire américain, afin de faire valoir leurs droits quand cela est nécessaire.

Les démarches contre le moteur ont été effectuées auprès de la cour fédérale à Manhattan. Elle met en avant une violation des droits d’auteur par Google pour avoir scanné et copié des livres via son programme Google Library. « Ni Google ni personne d’autre que les détenteurs légitimes de ces copyrights ne peuvent décider quand et comment leurs travaux pourront être copiés » martèle l’AG.

La bibliothèque Google est un moteur de recherche capable de retrouver une information dans des livres préalablement numérisés par la société. Il permet également de procéder à un éventuel achat en ligne, au besoin. Pour alimenter cette « petite » boutique (prévision de 15 millions de livres scannés), le programme repose sur des accords avec plusieurs bibliothèques universitaires, dont Stanford, Harvard, Oxford, l’Université du Michigan ou encore la New York Public Library. Un système qui avait déjà fait hurler les auteurs au point de mettre le projet au ralenti. Ces derniers estiment que leur accord est en toute évidence nécessaire pour une telle diffusion.

Pour tenter de contrecarrer ces critiques, Google avait trouvé une solution « particulière » : jusqu’à début novembre, chaque auteur (et ayant droit) doit dire quels livres ils préféreraient ne pas nous voir numériser. Les numérisations reprendront alors. Il reviendrait donc aux auteurs de faire connaître leur opposition, et non à Google de chercher ceux qui sont d'accord pour figurer dans le catalogue en ligne. "C'est faire marcher sur la tête la législation du droit d'auteur" avait estimé Patricia Schroeder, la P-DG de l'Association des éditeurs américains.

Dans sa version française, le programme fait le distinguo entre livres du domaine public, livres envoyés par les auteurs et ce qu’il nomme « Livres de bibliothèque sous droits d'auteur » (une expression malheureuse) où « seules les informations bibliographiques et quelques phrases du texte entourant votre terme de recherche vous sont proposées ». Ce qui signifie au passage que Google ne s’est pas gêné pour faire cette numérisation.




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