Bibliothèque Google : après les auteurs, les éditeurs

Google va se mettre à la page ? 4
Cruelle période pour Google. Au mois de septembre, la Guilde des Auteurs attaquait son projet de bibliothèque numérique. L’AG n’est pas une association de quartier puisqu’elle regroupe tout de même près de 8000 auteurs aux Etats-Unis. La plainte déposée à la cour fédérale à Manhattan, repose sur la violation des droits d’auteur par la bibliothèque numérique de Google. Scanner et copier des livres à tour de bras sans l’autorisation des détenteurs légitimes n’a pas été de leur goût.

Aujourd’hui, on apprend que ce sont maintenant les éditeurs qui passent à l’attaque. L’AAP (Association of American Publishers), vient de déposer une plainte similaire. L’action a été menée là encore devant cette juridiction new-yorkaise à l’initiative de cinq éditeurs : McGraw-Hill, Pearson Education, Penguin Group USA, Simon & Schuster et John Wiley & Sons. Une plainte qui fait suite à plusieurs mois de vaines négociations avec Google.

Google campe sur ses positions : « Créer un index de livres facile à utiliser est légitime au regard de la loi sur le copyright (exception dite de fair use). Il soutient le but du copyright qui est d’augmenter la popularité et les ventes de livres, bénéficiant ainsi directement aux détenteurs des œuvres ». L’argument du moteur est donc similaire à celui émis en réaction à la plainte des auteurs : en plus d’être parfaitement légale, l’opération ne peut être que bénéfique pour ces ayants droit.

Dans son communiqué, l'APP dit avoir proposé à Google que ses services utilisent le numéro ISBN « pour identifier les travaux sous copyright et obtenir la permission des auteurs et des éditeurs de scanner leurs travaux ». Google a poliment rejeté cette invitation. Elle préfère donc passer par la voie des bibliothèques universitaires, avec qui la société a signé des accords. Au passage, l’APP rappelle que l’Open Content Alliance (OCA), soutenu par Yahoo, HP, Adobe, etc. est un projet similaire, parfaitement respectueux des droits de chacun puisque le contenu est directement transmis par les auteurs et éditeurs.

(Merci à Imcbd !)