[MàJ] L’Équateur devrait décider cette semaine du sort de Julian Assange

tweet assange wikileaks


Le ministre équatorien des affaires étrangères, Ricardo Patiño, a confirmé à l’AFP que Julian Assange s’était bien rendu à l’ambassade de son pays à Londres, afin d’y demander l’asile politique. Il a ensuite ajouté que le « gouvernement équatorien examine cette requête », précisant que « toute décision qui sera adoptée à son sujet prendra en compte le respect des normes et des principes du droit international ».

Assigné à résidence depuis plus d’un an et demi outre-Manche, le père de WikiLeaks fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen émis par la Suède en décembre 2010, pour des faits allégués de viol et violence sexuelle, qu’Assange a toujours niés. La justice britannique avait d’ailleurs accordé son extradition en février dernier.

Toutefois, les avocats de l'accusé ont remis en cause cette décision auprès de la Cour suprême, qui a rejeté leur recours en annulation, estimant que la demande d’extradition vers la Suède était parfaitement légale. En dépit d’un appel de cette décision, les magistrats ont à nouveau rejeté la demande d’Assange le 14 juin dernier, comme le notait alors Télérama.

S’il veut éviter son extradition, le fondateur de WikiLeaks ne se voit plus offrir comme dernier recours juridique que de saisir la Cour européenne des droits de l’homme, comme nous l’expliquions dans ces colonnes.

 

Julian Assange semble toutefois avoir tenté une autre option, en demandant l’asile politique à l’Équateur. Comme le souligne l’AFP, le choix de ce pays n’était pas totalement anodin. En effet, « le vice-ministre équatorien des Affaires étrangères avait déjà suggéré à titre personnel d'offrir l'asile à M. Assange » fin 2011. Même si cette proposition n’avait alors pas obtenu l’approbation de Rafael Correa, le président équatorien, ce dernier a eu l’occasion de rencontrer le fondateur de WikiLeaks en avril dernier. Interviewé par Assange, il déclara d’ailleurs que celui-ci avait été « persécuté, calomnié et lynché médiatiquement ».



Quelques heures plus tard, la première ministre australienne annonçait son soutien à Julian Assange. « L'Australie continuera à soutenir M. Assange de la même façon qu'elle soutient tout Australien à l'étranger qui est confronté à des difficultés ou des dilemmes juridiques », a-t-elle déclaré à l'AFP.

Rappelons que Wikileaks avait publié des wagons de données confidentielles, notamment issues de la diplomatie américaine. Dans l’analyse de certains câbles, on découvrait ainsi comment les États-Unis avaient réécrit une partie de la loi DADVSI via la loi Hadopi

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