Europe : un quart de la population n'a jamais utilisé Internet

La Commission Européenne a publié hier un bilan sur les points positifs et négatifs d’Internet et de la téléphonie sur le continent. La France, plutôt bonne élève dans le domaine, dispose comme les autres pays de son propre bilan détaillé. Voici un résumé des nombreuses informations fournies par la Commission.

réseau internet

L'assez bon bilan européen

Avec une couverture de 95 % des pays européens, le haut débit fixe est aujourd’hui accessible à tous, tout du moins techniquement. Et le haut débit mobile n’est pas en reste avec 217 millions d'abonnés en Europe en 2011. Cette année là, 15 millions d'Européens ont découvert Internet.

Résultat, « 68 % des Européens ont une activité en ligne régulière et 170 millions de personnes utilisent les réseaux sociaux. Pour la première fois, le taux d'utilisation de l'internet dans les catégories sociales défavorisées a dépassé 50 %, mais un Européen sur quatre n'a encore jamais utilisé l'internet. »

Les faiblesses de l’Europe

Outre les points positifs cités ci-dessus, la Commission s’est longuement penchée sur les diverses faiblesses du continent. Sont ainsi pointés du doigt les problèmes suivants :
  • Près de 50 % de la population active européenne doute que ses compétences informatiques et en matière d'internet soient suffisantes pour le marché du travail actuel note la Commission. Près d’un quart de la population active n'a même aucune compétence en matière de TIC.
  • Seulement un internaute européen sur dix a fait un achat sur un site basé dans un autre État membre. Les langues et la non-livraison sont les principaux freins au cyber-achat européen.
  • Les PME exploitent peu Internet pour vendre leurs produits. « Dans leur majorité, les PME n'ont pas pris l'habitude d'acheter ou de vendre en ligne, ce qui limite leur potentiel d'exportation et de recettes. »
  • Les investissements dans le domaine de la recherche restent trop faibles. « Si la recherche publique a été épargnée par les mesures d’austérité, les dépenses sont loin d’atteindre les 6 % de croissance annuelle nécessaires pour doubler les investissements publics d’ici à 2020. » Et le privé a diminué ses dépenses. « L’intensité en R&D du secteur européen des TIC est aujourd'hui inférieure de plus de moitié à celle du secteur des TIC américain. »
  • Enfin, les frais d’itinérance dans le mobile « sont jugés comme excessifs ». Il y a cependant eu des évolutions intéressantes l’an passé et en ce début d’année. « De nouvelles entreprises ont abandonné leurs pratiques tarifaires abusives en proposant des offres groupées ou des tarifs d’itinérance reflétant les tarifs nationaux. » Néanmoins, en moyenne, les Européens paient trois fois et demie plus cher en itinérance que pour leurs appels nationaux.

La France, plutôt un exemple en Europe

Avec le troisième meilleur taux de pénétration d’Europe et la deuxième croissance, le haut débit en France est loin d’être en retard. 61 % des lignes haut débit proposent même des débits supérieurs à 10 Mbps (73,1 % au Royaume-Uni).

A contrario, en matière de très haut débit fixe, soit des débits entre 30 et 100 Mbps, l’Hexagone a encore du travail. Seules 2,9 % de ses lignes offrent de tels débits, et aucune ne dépasse les 100 Mbps. Ce bilan concerne cependant l’année 2011. Depuis, Numericable offre des débits allant jusqu’à 200 Mbps, les lignes à 30 Mbps maximum sont pour beaucoup passées à 100 Mbps maximum, et la couverture du FTTH continue de croître, même si les abonnements ne suivent pas.

Des efforts à réaliser dans le haut débit mobile

Du côté du haut débit mobile, la France a aussi du travail avec un taux de pénétration de seulement 38,7 %, contre 43,2 % en moyenne en Europe et 63,9 % au Royaume-Uni. Les bouleversements du marché mobile en France au début de l’année devraient cependant changer rapidement la situation. 

Enfin, d’après la Commission, 73 % des Français sont des internautes réguliers (au moins une fois par semaine), contre 68 % en moyenne en Europe, et seulement 18 % des Français n’ont jamais utilisé Internet. 53 % des internautes français sont des cyber-acheteurs, et 57 % exploitent les services de l’administration en ligne, contre 41 % des internautes de l’Union Européenne.

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