Un rapport met en évidence les utilisations légales et légitimes d’Hotfile

Légitime défense 32
Un rapport vient d’être présenté par un professeur de droit, James Boyle, dans le cadre du procès qui oppose la MPAA à l’hébergeur de fichiers Hotfile. Son expertise souligne que le site incriminé par Hollywood permet des utilisations légales et légitimes non négligeables, affirmant par exemple que les deux fichiers les plus téléchargés sur Hotfile sont des logiciels libres.

hotfile hébergement  

Il y a quelques semaines, la MPAA présentait devant un tribunal de Floride un document dans lequel elle avançait que « plus de 90% des fichiers téléchargés sur Hotfile enfreignent le copyright ». Pour le bras armé de l’industrie cinématographique américaine, « le modèle d’affaire d’Hotfile se sert des violations de copyright pour attirer les utilisateurs », ajoutant d’ailleurs que « presque tous les utilisateurs d’Hotfile sont impliqués dans des atteintes au copyright ». 

La contre-expertise présentée par Hotfile tend toutefois à démontrer que l’hébergeur de fichiers est avant tout un fournisseur de services honnête, loin du « paradis du piratage » décrit par la MPAA. Pointé par Torrentfreak et rédigé par un professeur de droit d’une université de Caroline du Nord, James Boyle, ce document indique avoir relevé qu’ « un volume élevé des utilisations d’Hotfile ne portait clairement pas atteinte au copyright, ou très peu », sans toutefois quantifier le phénomène de manière précise. Le rapport remarque également qu’Hotfile sert dans « une large mesure à la diffusion de logiciels libres ou Open Source », précisant d’ailleurs que « les deux fichiers les plus partagés sur Hotfile sont deux logiciels Open Source », iREB et Sn0wbreeze.

James Boyle souligne sans surprise qu’Hotfile est utilisé « pour un large éventail d’activités, autres que celle des logiciels Open Source », allant par exemple de « la distribution de versions d’Huckleberry Finn tombées dans le domaine public au partage de films d’animation sous licence Creative Commons ». Le rapport évoque même qu’ « Hotfile comble une lacune dans l’architecture d’Internet en offrant une méthode pratique et universelle de stockage, de sauvegarde ou de distribution de fichiers trop volumineux pour être enregistrés ou envoyés par e-mail ».

Enfin, la défense d'Hotfile vante les mérites de son programme d'affiliation, lequel permet de rémunérer l’uploadeur d’un fichier à chaque fois que celui-ci engendre 1 000 téléchargements, incitant les internautes à partager des contenus qui auront une certaine popularité. James Boyle considère que ce système profite aux créateurs, s’appuyant par exemple sur le succès des logiciels libres. De la sorte, l’hébergeur de fichiers « compense les auteurs et distributeurs en proportion des téléchargements de leurs travaux ».