Les États-Unis ont officiellement demandé l'extradition de Kim Dotcom

Première audition prévue en août 44
Vincent Hermann
Kim Dotcom, le PDG du groupe Mega, est toujours assigné à résidence depuis qu’il est sorti récemment de prison. Depuis, il est dans l’attente de son procès tandis que les États-Unis réclament son extradition. Les procureurs américains ont d’ailleurs envoyé à la Nouvelle-Zélande les papiers et attendent donc une action prochaine.

kim dotcom

Kim Dotcom a été arrêté lors d’une opération musclée par un commando anti-terroriste visant sa résidence près d’Auckland en Nouvelle-Zélande. Une arrestation qui fait suite à la fermeture brutale de MegaUpload, les ayant-droits accusant la société d’avoir réalisé des profits grâce aux œuvres de l’esprit en contournant le copyright.

Selon le Washington Post, la justice américaine a transmis vendredi dernier les documents réclamant l’extradition de Kim Dotcom à la Nouvelle-Zélande, via la cour du North Shore District. La demande ne concerne d’ailleurs pas que Dotcom mais trois autres responsables qui sont eux aussi assignés à résidence actuellement : Finn Batato, Mathias Ortmann et Bram van der Kolk.

Actuellement, la première audition en territoire américain est prévue pour le mois d’août. On rappellera que la ligne de défense de Kim Dotcom, telle qu’elle transparait dans sa première interview télévisée, repose sur deux éléments forts, mais relativement antagonistes :
  • Une activité légale puisque MegaUpload n’était qu’un hébergeur : les actions illégales étaient effectuées par des tiers
  • La petite taille de MegaUpload qui n’avait aucun moyen de pouvoir vérifier les 800 transferts se terminant chaque seconde
Dotcom ne pourra guère plaider la légalité de son activité tout en cherchant à démontrer l’impossibilité du contrôle des activités illicites.

Il reste en outre un point important sur lequel lui et les ayant-droits sont en désaccord complet : MegaUpload aurait appliqué à la lettre les demandes de suppression des contenus illicites tandis que les ayant-droits estiment que la société a fait preuve d’un grand laxisme sur ce sujet, voire même que des demandes ont été ignorées.