Megaupload entre offre légale et théorie du complot

Offre légale, demande léthale 89
Marc Rees
Lachainetechno.tv vient à son tour d’interroger l’un des représentants de MegaUpload, Emmanuel Gadaix. Nous avions rencontré Emmanuel au Sénat lors de son audition en commission, là même où Megaupload était traité d’ « entreprise mafieuse » par Pascal Rogard (des propos qu’on retrouvait dans la parole présidentielle).


 
Dans cet échange, Emmanuel Gadaix confirme que Megaupload voulait lancer une plateforme d’offre légale, MegaBox afin de permettre aux artistes de se produire directement sur le web pour vendre leurs contenus, du créateur au consommateur. « Le bêta était pratiquement fini, la date de lancement était le 21 janvier » pointe Emmanuel Gadaix pour qui, il est possible que ce déploiement ait influencé le timing de l’action judiciaire aux États-Unis.

« Les maisons de disque avaient peur du système de Megabox » croit savoir le porte-parole de Megaupload. D’autant que des artistes étaient participants, comme Swizz Beatz, époux à la ville d’Alicia Keys. Mieux, Megaupload avait également signé des accords avec des sociétés comme GraceNote, Amazon, etc. « Il est possible que certaines maisons de disques se soient senties menacées par ce projet qui ne les favorise pas économiquement ». Emmanuel Gadaix refuse cependant de parler de complot dans le cheminement des faits.

Pour sa part, Reflets.info indique que UbicMedia, une entreprise française développant des solutions de ticket de cinéma virtuel, était en négociations avec MU pour assurer la monétisation et le partage des revenus. « Les ayants droit ont bien tué dans l’œuf la plus grosse plateforme de distribution cinématographique (et peut-être musicale) mondiale » considèrent nos confrères. Un avis que ne partageront pas les ayants droit en place, dont le modèle repose sur une stricte chronologie des médias et donc un contrôle de la diffusion des contenus.