(MàJ) Blocage de Copwatch v2 : audience demain 14h au TGI de Paris

Guéant, vert 95
Marc Rees
Mise à jour 6 février 2012
L’audience Copwatch en version 2 aura lieu demain au TGI de Paris à 14 h. En principe, elle se déroulera dans la salle des audiences de référé du Palais de Justice.

Première diffusion 1er fevrier 2012.
Titre initial Blocage : Copwatch de retour en ligne, et devant les juges
Le jeu du chat et des dizaines de souris va continuer à l’encontre de Copwatch, ce site qui entend diffuser les exactions commises par les forces de l’ordre, et « surveiller ceux qui nous répriment » avec photos et vidéos à l’appui. Après un premier blocage ordonné par la justice, le site de retour en ligne revient devant les juges à la demande du ministère de l'Intérieur.

copwatch

Dans une première étape, le gouvernement avait réclamé le filtrage de 11 URL mais cette demande fut jugée « ni adaptée ni proportionnée » par le juge de l’urgence. Ce dernier estimait malgré tout que  « le contenu [de ce site] est constitutif d’infractions pénales » en raison de propos jugés diffamatoires, injurieux ou de collectes de données ) caractère personnel sans autorisation.

Sensible aux propos des FAI sur la question des coûts et des difficultés technologiques qu’implique une telle granulosité, la justice réclamait ainsi un blocage par IP ou DNS , à mettre en effectif jusqu’à la décision au fond (jugement du 14 janvier 2011). Un blocage qui évite de déployer des technologies de deep packet inspection, mais qui a le désavantage également de couper l’accès à des propos légitimes.

En toute évidence, le blocage fut d’une efficacité toute relative puisque déjà, les sites miroirs de Copwatchnord-idf.org explosaient (effet Streisand), et parce que le site lui-même est réapparu sous le nom de copwatchnord-idf.meta.gd. Ou comment ridiculiser Guéant et s’assurer d’un tapage médiatique hors norme… Selon France Inter, le ministère de l’Intérieur a donné rendez-vous aux FAI le 7 février prochain pour bloquer ce nouveau foyer de contestation. Des FAI qui n’ont toujours pas eu communication de l’assignation et qui doivent se contenter de lire la presse…

En attendant, l’affaire pourrait bien susciter l’intérêt de la solution déployée par TMG dans le dossier Allostreaming. Le prestataire des ayants droit a mis au point un système pour détecter la réapparition des sites miroirs et obtenir le blocage de leur clone. Pour cette attaque des clones, les ayants droit insistent pour voir doter par la justice du pouvoir d’assigner directement FAI et moteurs. Ainsi, ils pourraient leur réclamer automatiquement le blocage et le déréférencement sans passer par la longue et surtout si bruyante case judiciaire.