Éric Besson se réjouit de l'arrivée de Free Mobile et se lance des fleurs

Free, c'est grâce à moi ! 94
Nil Sanyas
Outre Orange, SFR et Bouygues, ou encore l’UFC-Que Choisir, le ministre de l’Economie Numérique, Éric Besson, a bien sûr lui aussi réagi à l’annonce de Free Mobile. Il se félicite logiquement de ce lancement commercial et estime même qu’il s’agit d’un « un évènement important pour le marché français de la téléphonie mobile ».

Free Mobile

Un brin de campagne politique...

Pour Éric Besson, qui a appuyé dans le passé l’arrivée de Free Mobile dans le secteur, ce nouvel opérateur « intensifie la concurrence au profit du pouvoir d’achat des Français ». La campagne 2012 pour les présidentielles est bien lancée.

Le ministre rappelle d’ailleurs que si Free Mobile existe, c’est en grande partie grâce à lui et au gouvernement. Dans son communiqué, Besson explique ainsi que sans « la décision du gouvernement du 12 janvier 2009 de réserver une bande de fréquences et d’accorder des conditions financières plus favorables à un nouvel entrant sur le marché de la téléphonie mobile », Free n’aurait pas pu faire son annonce ce matin.

Point intéressant, Éric Besson note le forfait pour les foyers modestes à 2 €, alors que Xavier Niel lui-même, lors de sa présentation, a taclé les opérateurs et le gouvernement quant au forfait social à 10 € intégrant 40 minutes et 40 SMS.

Free éligible au tarif social mobile

« Le Ministre se félicite de cet engagement en faveur des citoyens les plus défavorisés. Cette offre pourra être éligible au label tarif social mobile » précise-t-on. Le contraire aurait néanmoins été étonnant, Free offrant, rappelons-le, 60 minutes et 60 SMS pour 2 € (ou 0 € pour les Freenautes), le hors forfait étant de 0,01 € le SMS et 0,05 € la minute.

Enfin, Éric Besson affirme que « après avoir été un leader mondial du dégroupage et de la télévision par ADSL, le groupe ILIAD contribue à nouveau à la révolution numérique en rendant plus abordables les services mobiles. Je m’en félicite. » L’usage des mots « révolution numérique » plaira à la concurrence, et notamment à Numericable.