CSDEM : fermer Paroles.net et purifier Google Panda

Nous avons eu les premiers détails sur l’accord qui a conduit à la fermeture de Paroles.net. Outre la fin de route pour ce site bien connu, la Chambre Syndicale De l'Edition Musicale (la CSDEM) a obtenu le transfert du nom de domaine. Voilà pourquoi on retrouve son communiqué sur sa page d’accueil.

4u

S’ajoute surtout à ces mesures le versement d’une transaction financière. Cette compensation est le fruit d’un accord, non d’une décision de justice (le TGI de Paris ne s’est pas prononcé). Cette somme est destinée à compenser les auteurs du préjudice subi par la diffusion de paroles depuis plusieurs années.

Plusieurs centaines de milliers d’euros de chiffre d’affaires

« Par rapport aux chiffres dont on parle, les plus petits sites illégaux font 10 000 euros de chiffres d’affaires par an, les plus gros, des centaines de milliers d’euros » nous chiffre François Millet, éditeur indépendant, qui gère la base de données de la CSDEM. Le montant exact de la transaction est secret, néanmoins, « entre 2005 et 2009, Paroles.net a été le site plus consulté et son chiffre d’affaires était de plusieurs centaines de milliers d’euros. Nous n’avons pas obtenu ce qu’on voulait mais une somme à peu près à la mesure du préjudice ».

Bandit Panda 

Les actions des éditeurs de paroles ne s’achèvent pas là. La CSDEM nous confirme que « des démarches sont en cours de rédaction pour déréférencer des URL chez Google ». La requête en question veut cibler les sites pris en référence par Panda, le nouvel algorithme de Google. « Le problème est que la référence de Panda actuellement est l’un des numéros un des sites pirates » [de paroles de chanson, ndlr] regrette la CSDEM.

L’objet est ainsi de profiter du déploiement de Panda pour réclamer le nettoyage du moteur de ces références jugées illicites. Un nettoyage qui, selon les éditeurs, devrait faire remonter mécaniquement les sites licites. « Il y a une offre légale en place, et Google ne la met pas en avant » regrettent-ils.

« La capacité de référencement d’un titre de chanson est très forte, on peut les chiffrer à des millions de pages, en comptant les paroles, les titres, etc. Le titre devient ainsi la porte d’entrée de la consommation de musique ». Un titre saisi sur Google va en effet générer des liens vers Deezer ou YouTube, par exemple, mais aussi vers des sites illicites…

On se souvient que durant les débats Hadopi, le rapporteur Franck Riester (devenu membre du collège de la Hadopi), voulait par la loi, contraindre les moteurs à surréférencer l’offre légale labellisée. L’amendement fut finalement rejeté, au grand dam de l’industrie culturelle qui soutenait cette idée. La labellisation, elle, a fait son chemin. Plusieurs plateformes portent le logo "PUR". Cet engouement a été marchandé simplement : les sites d'offres légales doivent impérativement passer par le label PUR pour pouvoir prétendre au bénéfice de la Carte Musique Jeune. Des carottes, avant les coups de bâton dans le système de référencement...?

De son côté, la Chambre syndicale est aujourd’hui confiante, en ayant en mémoire les récentes démarches de Google (accord avec la SACEM sur YouTube, numérisation de livres, etc). « Le moteur a un discours plutôt vertueux, il veut coller au droit d’auteur. On lui demande donc d’aller au bout de sa démarche ».

Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil
Options d'affichage
Abonné
Actualités
Abonné
Des thèmes sont disponibles :
Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !