Fibre optique : l'ARCEP publie un bilan détaillé sur la Corée du Sud

Alors que les FAI français peinent encore à attirer massivement les internautes vers leurs offres FTTH et où le pays est encore loin d’être totalement fibré, l’ARCEP a eu la bonne idée : faire une analyse approfondie de la Corée du Sud, un modèle dans ce secteur avec le Japon.

Corée du sud FTTx ARCEP

Il faut dire que le pays asiatique est couvert à 99 % en FTTx par l’opérateur national, ce qui est déjà un avantage non négligeable. Autre point fort , les tarifs sont très bon marché. On retrouve ainsi la plupart des forfaits très haut débit à 30 000 wons, soit environ 20 euros. Sans compter que des réductions peuvent être offertes en cas d’abonnement sur plusieurs années. Les tarifs se rapprochent alors des 17 € pour du THD et de 15 € pour du 10 Mbps.

Un pays très citadin : Séoul, la mégalopole

La géographie et la densité de la population expliquent en très grande partie cette situation. Le pays compte certes une grande partie de montagnes, mais il est quasi aussi peuplé que la France avec près de 50 millions d’habitants, pour une superficie 5,5 fois inférieure à celle de la France métropolitaine, et 6,5 fois à toute la France.

La capitale Séoul représente ainsi à elle seule plus de 10 millions d’habitants, soit un cinquième de la population. Mais si l’on rajoute sa banlieue, on se rapproche plutôt des 50 % de la population. Seule Tokyo et Mexico l’égalent ou font mieux dans le monde. Enfin, le pays est très citadin, ce qui réduit les coûts des opérateurs.

Le pragmatisme des opérateurs et des autorités

« Il convient d’ajouter des habitudes plus « pragmatiques » et moins respectueuses de l’esthétique urbaine que celles des pays européens, avec beaucoup de déploiements aériens en zone urbaine moins coûteux que notre génie civil souterrain » rajoute l’ARCEP dans son analyse.

Rajoutez que la concurrence entre les réseaux et les opérateurs bat son plein malgré une importance de l’opérateur historique assez évidente. Enfin, le très haut débit est demandé par tous les nouveaux propriétaires d’immeuble, ce qui permet un déploiement rapide. « Les solutions dans les logements plus anciens sont plus « bricolées » : passage de fibre par la fenêtre, installations à l’intérieur des immeubles sans véritable salle dédiée, etc. » précise l’ARCEP.

Du côté des débits, le 100 Mbps est la norme en THD. Mais passer à 1 Gbps est bien sûr prévu lors des prochaines années. Ce n’est qu’une question de temps. Enfin, à l’instar de la France, les forfaits quadriplay se sont bien développés en Corée et la congestion des réseaux mobiles fait aussi débat.

Des abonnements très longs, des changements d'opérateurs coûteux

Le marché sud-coréen n’est cependant pas parfait. Tout comme le Canada pour le mobile, il n’est pas rare de voir des abonnements sur 36 mois, soit 3 ans. Les offres quadriplay lient de plus les abonnés, certains membres d’une même famille étant en plus abonnés au même opérateur.

« Il en résulte une moindre fluidité du marché et des coûts d’acquisition des clients très élevés (jusqu’à 500 US $ pour un nouveau client) que la KCC cherche à limiter » note l’ARCEP. La KCC est la Korea Communication Commission, c’est-à-dire l’équivalent de l’ARCEP en Corée.

De très nombreux détails sont disponibles dans ce document de l’Autorité de régulation des télécoms.

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