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Le PS pilonne le Centre national de la musique promis par Sarkozy

Le Centre National de la Musique programmé pour début 2012 n’est pas du tout du goût du Parti Socialiste. Sylvie Robert, Secrétaire nationale à la Culture et Karine Gloanec Maurin, Secrétaire nationale adjointe, ont décrit tout le mal qu’elles pensaient de cette structure créée selon elles trop rapidement, sans concertation.

concert musique live groupe

Rappelons que le CNM sera chargé de rationaliser le secteur. Il sera financé par une partie des sommes versées par les FAI au Centre National du cinéma, en plus d’une contribution des sociétés de gestion collectives.

S’il affirme être conscient des difficultés du secteur, le Parti socialiste estime ne pas être « dupe » et flaire le coup électoral après une série de bugs. « La droite, constatant les faibles résultats de ces autres initiatives dans le domaine musical, HADOPI et carte musique, entend avant les prochaines échéances présidentielles et législatives inventer une mesure nouvelle pour gonfler artificiellement son faible bilan dans la culture et redorer un blason bien terni, ainsi que cacher la stagnation généralisée des crédits et la décrépitude croissante du ministère de la culture et de la communication qu'elle a elle-même organisées ».

Le PS crie ainsi à « l'électoralisme », voit une mesure « lancée en catastrophe en fin de mandat », signe d’une grande « improvisation ».

En prenant au cinéma pour donner à la musique, « Nicolas Sarkozy entend aujourd'hui organiser la division des acteurs de la culture ». Selon le PS encore, « la gouvernance du nouvel établissement public, telle qu'elle est actuellement prévue, est antidémocratique ». Pourquoi ? Car « l'essentiel du pouvoir serait confié à des représentants de l'État au détriment du rôle des professionnels », ce qui conduit le PS a considérer que « l'autoritarisme sarkozien fait la preuve de sa nocivité ».

Plus grave, le mode de répartition des crédits pourrait bénéficier d’abord aux gros acteurs de la filière. « La précipitation est mauvaise conseillère. Le Parti socialiste estime qu'une large concertation, qui n'a pas eu lieu, est aujourd'hui nécessaire, et que c'est dans le consensus avec l'ensemble des secteurs de la culture et des arts que la politique culturelle de l'Etat doit se déployer, et non en encourageant systématiquement le règne du chacun pour soi. »

Ces propos n’ont pas laissé de marbre certains membres de la filière. L’UPFI, qui rassemble les producteurs indépendants, « regrette vivement la position ambigüe du secrétariat national du PS à la Culture ». Les « indés » soutiennent en effet que « le secteur de la production musicale ne bénéficie pratiquement d’aucune aide d’Etat alors que les opérateurs extérieurs à la filière ont pu capter une part croissante de la valeur liée à la création de contenus musicaux ».

Selon l’UPFI, avec ce CNM, il y a au contraire urgence de trouver des moyens durables pour assurer le soutien de la filière. La Carte musique jeune, la rémunération pour copie privée ou Hadopi n’étant donc pas jugées suffisantes…
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