(màj) Windows 8 : les applications Metro uniquement sur le Store

Pas vraiment une surprise 137
Vincent Hermann
Mise à jour : Dans une communication faite au site Neowin en réaction à leur article sur le Windows Store, Microsoft a indiqué que la séparation 30/70 pour les développeurs d'applications Metro n'était qu'à titre indicatif.

Il s'agissait même d'une information laissée là parce que c'était "sa place", mais qui aurait dû être retirée car elle n'avait pas de vraie valeur informative. D'autres détails économiques seront donnés quand le Windows Store sera lancé.



Publication du 20 septembre 2011 : Depuis la semaine dernière et la conférence BUILD de Microsoft, beaucoup d’éléments ont été donnés sur Windows 8. Mais quand bien même les informations sont nombreuses, les questions le sont encore davantage. L’un des points les plus importants est sans conteste le Windows Store. Précisions autour d’un composant central du prochain système de Microsoft.


win8 windows store 

Le Store en tant que point d'accès

Le Store sera donc un composant essentiel de Windows 8. De la même manière que les boutiques d’applications sont des passages incontournables des utilisateurs sur les plateformes mobiles, elles sont sur machines fixes des outils de simplification et de découverte.

Il existe toutefois une différence de taille : dans la grande majorité des cas, la boutique est le seul moyen pour installer une application sur une plateforme mobile. Sur Windows 8, la situation sera en fait mixte. Tout dépendra en effet du type d’application qui intéressera le développeur ou l’utilisateur.

La séparation des applications classiques et Metro

On le sait, le Windows Store pourra vendre aussi bien les nouvelles applications Metro basées sur WinRT que les applications classiques telles qu’Office. Microsoft s’oriente visiblement vers une solution où les grands éditeurs n’auraient pas à payer un pourcentage à la firme. Cela devrait clairement motiver Adobe et autres à placer leurs produits dans le Store.

Concernant les applications Metro toutefois, on va retrouver le découpage 30/70 que l’on retrouve quasiment partout : 30 % pour Microsoft, 70 % pour l’éditeur tiers. Une séparation des gains que l’on retrouve notamment chez Apple, que ce soit sur iOS ou Mac OS X. Des frais censés refléter la facilité de gestion de la diffusion du produit, puisque l’éditeur n’a plus à s’occuper de la distribution, de la bande passante et ainsi de suite.

Mais sur les systèmes classiques, y compris Mac OS X, on peut très bien choisir d’installer une application par la voie habituelle. Une voie qui sera d’ailleurs toujours présente dans Windows 8. À ceci près toutefois que les applications Metro ne pourront être installées que via le Windows Store.

Le cas particulier des applications Metro

On ne pourra donc trouver les applications Metro que dans le Windows Store. Un choix certainement opéré pour forcer coûte que coûte l’expérience utilisateur à se concentrer sur un moyen d’accès unique. Démonstration avait d’ailleurs été faite d’une version de développement de Visual Studio 11 (qui s’appellera 2012 en version finale), où l’on voyait un développeur cliquer sur un bouton pour envoyer directement le projet dans le Store, avec affichage des étapes de validation.

Ted Dworkin, qui travaille chez Microsoft sur le Windows Store, a expliqué durant la BUILD que cette validation serait d’ailleurs soumise à plusieurs vérifications, notamment au niveau de la sécurité. Une analyse comportementale sera ainsi menée pour vérifier qu’il ne s’agit pas d’un malware ou d’un virus quelconque.

On peut se demander pourtant si ce traitement particulier ne risque pas de ralentir en partie le développement des applications Metro, notamment sur les 30 % reversés à Microsoft. Toutefois, il ne faut pas oublier que l’application d’un tarif n’est pas obligatoire : un produit peut être gratuit, auquel cas les seuls frais seront ceux de l’abonnement du compte développeur… si abonnement il y a bien.

Une dernière précision au sujet de la licence des applications Metro. Microsoft va a priori imposer aux développeurs tiers la prise en charge de cinq licences. Chaque application pourra donc s’exécuter sur cinq machines différentes, le compte Live servant de trait d’union puisque les licences y seront stockées. Un système de licence qui ne sera pas obligatoire pour les applications classiques, et on imagine mal Adobe en proposer cinq pour Photoshop.