RIM : faibles ventes de BlackBerry, sa PlayBook est un bide

RIP RIM ? 77
Nil Sanyas
Rien ne va plus pour RIM, le fabricant des smartphones BlackBerry. Après un premier trimestre décevant, voilà que son deuxième trimestre 2011 n’est guère plus encourageant. Au point que le futur de la société fait désormais débat.

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Clos le 27 août 2011, son deuxième trimestre fiscal a en effet vu RIM livrer 10,6 millions de smartphones et 200 000 tablettes PlayBook. Il s’agit donc bien ici de livraisons et non de ventes. Sachant que les chiffres du trimestre précédant étaient bien supérieurs, tout en étant déjà décevants, avec 13,2 millions de BlackBerry et 500 000 PlayBook. Rien ne va donc plus.

Son bénéfice s'effondre

Financièrement, RIM affiche un chiffre d’affaires de 4,2 milliards de $, soit une baisse de 15 % par rapport au trimestre précédent et un recul de 10 % par rapport à l’an passé. Son bénéfice net a pour sa part atteint 329 millions de $, en très fort recul par rapport aux résultats précédents, puisque le Canadien affichait un bénéfice de 797 millions l’an passé, et 695 millions lors du premier trimestre 2011.

Si RIM est toujours bénéficiaire, son avenir n’en reste pas moins trouble. Ainsi, non seulement RIM vend aujourd’hui moins de smartphones qu’Apple, Samsung, Nokia et même HTC désormais, mais sa tablette est de plus un échec cuisant.

Malgré cette situation difficile, la société annonce malgré tout qu’elle se rattrapera lors des deux prochains trimestres. Son chiffre d’affaires devrait ainsi atteindre entre 5,3 et 5,6 milliards de $ au prochain trimestre selon ses prévisions, ceci grâce à des livraisons en hausse de ses smartphones (environ 14 millions). Aucun mot sur sa tablette cependant, ce qui prouve que RIM ne compte plus sur ce secteur pour relancer la machine.

Quid du futur de RIM ?


Hier, la chaine québécoise RDI interrogeait un analyste de Londres sur le devenir de RIM. Peu optimiste, l’analyste a conclu que l’avenir de la société était au final très simple : soit la société se vend au plus offrant, soit elle adopte un autre système (comme Android), soit elle se contente du marché professionnel et du bas et moyen de gamme, le haut de gamme étant occupé par les autres constructeurs.

Mais l’analyste ne voyait pas qui pourrait racheter RIM à l’heure actuelle, et opter pour un autre système d’exploitation n’est pas sans danger. En somme, le fabricant des BlackBerry a tout intérêt à trouver une solution et à se reprendre très rapidement…