Grâce à Amesys, la Libye a "analysé" des milliers de connexions

Amesys vient de publier un communiqué sur son site pour éradiquer « les informations fausses ou erronées parues dans les médias ».

loupe

La société aixoise reconnaît avoir signé un contrat en 2007 avec les autorités libyennes comme le soutenait le WSJ. « La livraison du matériel a eu lieu en 2008. Le contrat concernait la mise à disposition d’un matériel d’analyse portant sur une fraction des connexions internet existantes, soient quelques milliers. Ils n’incluaient ni les communications internet via satellite – utilisées dans les cybercafés -, ni les données chiffrées – tel Skype -, ni le filtrage de sites web. Le matériel utilisé ne permettait pas non plus de surveiller les lignes téléphoniques fixes ou mobiles ».

Si Amesys ne dit rien sur le matériel concerné, elle est plus bavarde sur la cible de ce contrat : signé dans un contexte international de rapprochement diplomatique avec la Lybie, ce contrat répondait aux vœux de la Libye d’alors : « lutter contre le terrorisme et les actes perpétrés par Al-Qaïda ».

Est-ce que ce rapprochement a pu être fait avec l’aval des autorités françaises, comme le soulignait hier le député Christian Paul ? Amesys dit simplement que les activités de la maison « respectent strictement les exigences légales et réglementaires des conventions internationales, européennes et françaises ». Et juré, « Amesys n’opère aucun centre d’écoute téléphonique ni internet à aucun point du globe ». En effet, « Amesys a toujours privilégié un développement dans les zones géographiques avec lesquelles la France ou l’Europe nouent des partenariats stratégiques ».

On résume : un contrat vertueux passé avec la Libye, dans un contexte de rapprochement entre Paris et Tripoli. Un contrat qui visait non à « écouter » ou à « filtrer » mais à « analyser » des milliers de connexions internet fixes, sauf celles des cybercafés ou issues d'échanges chiffrés. Des « analyses » destinées à lutter contre le seul terrorisme et les actes d’Al-Qaïda.

Reste une question : est-ce que Khadafi a bien respecté toutes les clauses contractuelles ?

MàJ  11h49
: selon cet article du Figaro intitulé "Comment j'ai mis 8 millions de Libyens sur écoute", "des ingénieurs de la société Bull et des militaires français ont formé, en 2008, les services de renseignement libyens pour placer la totalité du pays sur écoute."

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