Apple : et si Mac OS X et iOS fusionnaient ?

L’analyste Peter Misek de Jeffries a publié récemment un rapport qui gagne rapidement une couverture médiatique. Repris notamment par le magazine Forbes et International Business Times, ce rapport suggère qu’Apple pourrait commencer la fusion de ses systèmes Mac OS X et iOS dès l’année prochaine pour s’achever en 2016.

lion launchpad

D’un point de vue stratégique, une telle fusion n’étonnerait personne. Premièrement, iOS en est pratiquement à sa version 5.0 et ne cesse d’accumuler des fonctionnalités. Deuxièmement, Lion montre une évolution très nette vers iOS avec une longue liste de similitudes et de comportements identiques se mettant en place. Après une utilisation commune, la logique voudrait que la base technique le devienne également, quand bien même iOS est déjà basé sur les fondations d’OS X.

Peter Misek indique que la fusion des deux systèmes pourrait commencer en 2012 ou 2013 pour se finir en 2016. Dans un premier temps selon le cabinet d’analyse, Apple pourrait se concentrer sur une version 32 bits, profitant de la forte impulsion du marché des puces ARM. La puce A6, prévue pour l'année prochaine, deviendrait le premier point de ralliement. En 2016, année prévue de l’arrivée des puces ARM 64 bits, Apple bénéficierait à la fois d’un système d’exploitation et d’une architecture matérielle uniques.

Un tel changement n’est pas impossible. La firme possède un passé riche en évènements de ce genre, le dernier en date étant le passage à Intel. En 2006, Apple n’a pas hésité à laisser tomber l’architecture PowerPC en présentant dans la foulée une version de Tiger déjà compilée pour Intel, donnant corps aux lointains échos du projet Marklar. Les développeurs s’y sont adaptés.

Mais alors, peut-on considérer que la firme négociera prochainement un nouveau virage ? Il existe en effet de bonnes chances pour qu’Apple continue d’aller dans la direction qui l’arrange en fonction des opportunités. On trouve actuellement la puce A4 dans l’iPhone 4 et l’A5 dans l’iPad 2 et sans doute dans l’iPhone 5. Si la firme ne construit pas directement ces puces, elle en conçoit une partie du design et peut donc orienter son développement dans la direction qui l’intéresse. En outre, il existe bien des rumeurs parlant d’un MacBook Air équipé d’une puce A5 en test dans les labos de la société.

Peter Misek estime que la volonté des utilisateurs de produits Apple est de retrouver systématiquement les mêmes données, qu’ils se servent d’un iPhone, iPad ou d’un Mac. L’analyste pense que pour arriver à une telle concentration sur l’utilisateur, iOS et Mac OS X ne pourront pas rester séparés.

D’un autre côté, un tel changement n’irait pas sans quelques impairs. Au premier rang se trouvent les performances. Si les puces ARM sont très adaptées au monde de la mobilité, les ordinateurs classiques sont un autre domaine. N’importe quel Mac aujourd’hui est équipé d’un processeur qui est non seulement 64 bits, mais également dual-core, ou davantage. Si le dual-core commence à débarquer dans les puces ARM (comme dans le Galaxy S2 de Samsung), il faudra encore attendre plusieurs années pour le 64 bits.
 

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