Google+ offre un stockage "illimité" aux utilisateurs de Picasa

Sous certaines conditions, mais tout de même 119
Vincent Hermann
Depuis le lancement de Google+, les utilisateurs qui y sont inscrits sont copieusement encouragés à partager des photos, et le service fait tout pour rendre l’expérience simple. Il existe un lien avec les albums web de Picasa, et beaucoup se demandent du coup dans quelle mesure la limite de stockage de ce dernier intervient. La réponse est simple : dans le cadre de Google+, le stockage des images est pratiquement illimité.

google+ plus

En fait, les conditions d’utilisation du service sont en ligne depuis le 28 juin mais sont passées inaperçues des utilisateurs (voir notre analyse). Les Web Albums de Picasa offrent de base un stockage gratuit de 1 Go. On peut ensuite l’étendre moyennant un abonnement annuel. Mais pour l’utilisateur de Google+, un traitement de faveur a été mis en place : tant que les images ne dépassent pas la résolution de 2048 x 2048 et que les vidéos ne durent pas plus de 15 minutes, les publications n’entrent pas dans la limite du quota de Picasa.

Cela signifie que l’utilisateur de Google+ n’aura le plus souvent pas à se soucier de l’espace restant. Mais comment marche exactement la répartition des données lors de l’upload sur le service ? Deux cas de figure :
  • Si la photo ne dépasse pas 2048 x 2048 ou que la vidéo ne dure pas plus de 15 minutes, le contenu est stocké sur Picasa sans toucher au quota
  • Au-delà, le contenu sera stocké sur Picasa en consommant le quota. Une fois ce dernier atteint, l’upload de vidéos ne fonctionnera plus que pour un temps inférieur à 15 minutes, et les images seront redimensionnées en 2048 (pour le plus grand côté, le ratio fait le reste)
La limite ne déclenche donc que le redimensionnement des images et le blocage des vidéos de plus de 15 minutes : l’envoi des photos reste possible dans tous les cas.

Dans le cas où l’utilisateur n’est pas inscrit sur Google+, l’éditeur précise qu’une fois arrivé à son quota, le redimensionnement est cette fois de 800 pixels, toujours pour le plus grand côté. Les utilisateurs de Google+ sont donc bien mieux logés que ceux traditionnels de Picasa puisqu’ils n’ont virtuellement pas de limite. Pour les vidéos, la limitation est la même.

Précision importante : une fois qu’un compte Google est estampillé « + », l’upload des images et vidéos peut se faire directement dans Picasa Web Albums en bénéficiant des conditions améliorées. Nul besoin de passer obligatoirement par l’interface de Google+. En outre, les photos sur Google+ héritent des possibilités de tagging de Picasa.

Il s’agit dans tous les cas d’une étape importante pour Google dans le type de « liberté » offert aux usagers. En effet, fournir un espace de plusieurs gigaoctets pour le stockage des emails est plus aisé car beaucoup ne consomment pas autant. Pour les images en revanche, c’est une autre histoire : en 2048 par 2048, l’enregistrement d’albums contenant des dizaines de photos peut rapidement mener à des centaines de Mo puis à plusieurs Go.

Google+ vient à peine d’être lancé et l’éditeur s’apprête sans doute à publier une longue liste de mises à jour. La gestion des informations, la possibilité de définir facilement qui l’on souhaite dans son flux d’actualités, le problème du partage public d’une publication privée sont autant de points à travailler. Mais la firme frappe fort sur une version bêta en offrant notamment la vidéoconférence jusqu’à dix personnes, un élément sur lequel Facebook pourrait réagir très prochainement.