LulzSec annonce la fin de ses opérations... sous son nom

LulzSec c’est fini, si l’on en croit les tweets récents du groupe de pirates au parcours médiatique erratique. Après avoir annoncé haut et fort qu’une longue série d’importants piratages était sur le point de commencer, LulzSec met donc un terme à son aventure…à moins qu’il ne s’agisse que d’un faux-semblant.

lulzsec

Une série d'imposantes victimes

Les pirates de LulzSec ont puisé le nom de leur groupe à partir de lulz, une forme dégénérée de « lol ». De l'amusement version LulzSec consiste par exemple en des multiples attaques par déni de service massives lancées contre des jeux tels que Minecraft, EVE Online et autres. Leur compte Twitter était alors rempli de moqueries destinées aux joueurs qui pestaient devant leurs écrans.

Mais LulzSec s’est surtout illustré par le profil de ses victimes. La première grand victime fut Sony, dont les serveurs ont subi les assauts avant de lâcher prise. Mais, plus récemment, LulzSec s’est attaqué à des cibles aux répercussions médiatiques bien plus importantes : la CIA, le FBI et le Sénat américain. Trois sites gouvernementaux, trois succès pour le groupe puiqu’ils ont été inaccessibles pendant des heures.

La communication est devenue plus floue avec l’attaque du NHS (National Health Service) anglais. Les pirates avaient réussi à voler des données d’identifications du personnel, y compris des mots de passe administrateurs. Pourtant, LulzSec avait signalé qu’ils ne considéraient le NHS comme des « méchants ». Conséquence : les données n’ont pas été exposées publiquement.

La semaine dernière, deux sites gouvernementaux brésiliens étaient attaqués : les sites web officiels du gouvernement et du président brésiliens. Restés innaccessibles pendant des heures, ils ont fini par revenir en ligne.


L’alliance avec Anonymes et la première (seules ?) victime

On prêtait à LulzSec des intentions de s’en prendre à un autre groupe connu : Anonymous. LulzSec avait annoncé en effet vouloir s’attaquer au site de partage d’images 4Chan, connu pour avoir été le berceau d’Anonymous. Jusqu’à ce qu’un tweet informe les foules qu’il n’en était rien. Mieux : les deux groupes s’associaient et créaient l’initiative Anti-Security destinée à viser les gouvernements.

Vendredi dernier, une autre victime était à déplorer : l’état américain de l’Arizona. Il s’agissait donc de la première victime officielle de l’opération Anti-Security. Sur le Twitter de LulzSec, on pouvait lire que le choix de la cible était en réponse à une loi particulièrement controversée dans cet état et qui restreignait de manière importance l’immigration. Et le groupe de publier les documents volés à cette occasion.

Une partie de ces documents ne contient pas de réelles informations importantes. Ceux qui présentent des données sensibles toutefois contiennent des descriptifs complets de suspects dans différentes affaires. On y trouve également des documents provenant de différentes cours de justice ainsi que des emails interdépartementaux. On retrouve d’ailleurs encore une fois la problématique des mots de passe trop faibles : 12345, rosebud et ainsi de suite. Le piratage a été reconnu par l’état de l’Arizona.

Après ce nouveau succès pour LulzSec et leurs compères d’Anonymous, l’opération AntiSec devait faire d’autres nombreuses victimes. Finalement, ce ne sera sans doute pas le cas.

La fin de LulzSec ?

Dans un message sur Twitter datant d’hier seulement, LulzSec annonce que c’est la fin du groupe de hackers. Pourquoi ? Selon eux parce que la mission qu’ils s’étaient alloués ne devait pas excéder cinquante jours. Plus précisément, les hackers ont annoncé que plus aucun piratage ne serait effectué sous l’appellation LulzSec, ce qui inclut la récupération et la publication des matériaux sensibles.

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Pourtant, on ne peut s’empêcher de se demander si la raison véritable de l’arrêt des activités ne viendrait pas plutôt d’un resserrement de l’étau autour de LulzSec. Le parcours très singulier de ces francs tireurs leur a attiré un grand nombre d’ennemis, parmi lesquels les gouvernements et les instances officielles. On rappellera à ce titre qu’un membre présumé de LulzSec, Ryan Cleary, a été arrêté la semaine dernière au Royaume-Uni. LulzSec a eu beau clamer que le jeune homme ne faisait pas partie du groupe, le serveur IRC du groupe n’a plus fonctionné alors que Cleary était justement soupçonné d’être le responsable de ce serveur.

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Il existe en outre une autre explication, qui tient un peu de la précédente. L’accroissement de la pression a peut-être créé chez LulzSec un besoin de retour à l’anonymat, sans pour autant renoncer à leurs activités. Une thèse créditée par deux éléments :
  • La précision que plus aucune action ne serait opérée sous le « nom » de LulzSec
  • L’appel à continuer l’opération Anti-Security
Les membres de LulzSec pourraient ainsi s’évaporer pour que la pression retombe, le temps de se reformer ou de continuer sous une forme moins centralisée.
 

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