Elèves cyber-harceleurs : leurs comptes Facebook seront fermés

Très apprécié par les adolescents, le réseau social Facebook est aussi utilisé par des sous-doués à des fins malveillantes. Certains n’hésitent ainsi pas à exploiter le site de Mark Zuckerberg pour harceler des camarades, leur créer une (mauvaise) réputation, etc. Ce qui n’est pas sans problème dès lors que les victimes sont souvent faibles mentalement. Afin d’y remédier, Luc Chatel, le ministre de l'Éducation nationale, a signé en début de semaine une convention entre le ministère et l'association e-Enfance contre le cyber-harcèlement entre élèves, et a indiqué que « Facebook s'est aujourd'hui investi pour faire régner le respect sur son réseau ».


Véritable cheval de bataille depuis plus d’un mois, Luc Chatel semble donc enfin avoir atteint son but. En effet, au début du mois de mai, le ministre annonçait qu’il prenait au sérieux la situation et que les élèves harceleurs verront leur compte Facebook fermé.

« Nous signalerons systématiquement à Facebook les élèves qui auront été convaincus de harcèlement sur ce réseau et ils verront leur compte Facebook fermé » expliquait-il à l’époque. Et « pour les cas les plus graves, nous ferons en sorte que les familles des élèves victimes puissent bénéficier d'un accompagnement adapté pour déposer plainte et ce via un partenariat avec l'Office central de lutte contre la cybercriminalité. »

Mais pour cela, encore fallait-il que Facebook France soit d’accord avec de telles procédures potentiellement juridiques. Or le 21 mai dernier, nous avions appris qu’aucun partenariat avec Facebook n’était dans l’air, et donc que la fermeture des comptes n’était qu’utopie.

Finalement, Luc Chatel semble aujourd’hui bien plus confiant, puisqu’il réaffirme que des comptes Facebook pourront être « bloqués voire fermés » en cas de cyber-harcèlement entre élèves et étudiants.

Et le réseau social est cette fois un minimum impliqué à en croire le ministre, ce qui est une nouveauté : « Facebook s'est aujourd'hui investi pour faire régner le respect sur son réseau » a ainsi affirmé Luc Chatel.

Plus précisément, la solution trouvée par le ministère se trouve dans l’association e-Enfance. Cette dernière fera en effet office d’intermédiaire entre les élèves harcelés et leurs parents, et le réseau social Facebook.

Lors des Assises Nationales sur le harcèlement à l’école, qui se sont tenues lundi dernier, une convention a ainsi été signée entre Luc Chatel et l’association. Cependant, des représentants de Facebook et de la CNIL étaient aussi présents lors de ces assises.

Luc Chatel et e-Enfance

L’association s’occupera ainsi d’un côté de la prévention, via des interventions pédagogiques dans les établissements, et de l’autre côté, elle soumettra à Facebook les cas de harcèlement que lui auront transmis les chefs d’établissement, grâce au n° Net Ecoute 0820 200 000. Facebook prendra en charge les cas transmis par e-Enfance « de manière rapide, efficace et adaptée à la gravité des faits » a affirmé le ministre.

Afin de guider les élèves victimes de harcèlement en ligne et leurs parents, un guide sera de plus publié à la rentrée, afin d’expliquer la procédure à suivre.

Bien entendu, la fermeture du compte Facebook n’est pas une fin en soi. Des plaintes pourront être déposées si la situation devient ingérable. Surtout si les harcèlements concernent un professeur fait remarquer Luc Chatel. Or selon la CNIL, il y a aujourd’hui entre 20 et 30 plaintes d’enseignants par mois pour harcèlement « numérique ».

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