Elèves harceleurs éjectés de Facebook : l'Etat fait chou blanc

Pas le feu au Luc 50
Marc Rees
C’était l’une des mesures « musclées » de Luc Chatel. Lors des clôtures des assises nationales sur le harcèlement à l'École, le ministre de l’éducation promettait de ne pas laisser impuni le harcèlement à l’école. Pectoraux gonflés, il annonçait alors la signature prochaine d’un partenariat avec Facebook.

luc chatel

La solution concoctée dans l’esprit du ministre était simple, nette, tranchante : « nous signalerons systématiquement à Facebook les élèves qui auront été convaincus de harcèlement sur ce réseau et ils verront leur compte Facebook fermé ». Et « pour les cas les plus graves, nous ferons en sorte que les familles des élèves victimes puissent bénéficier d'un accompagnement adapté pour déposer plainte et ce via un partenariat avec l'Office central de lutte contre la cybercriminalité »

Finalement, la montagne a accouché d’une souris, nous indique le Monde : exit ce partenariat sanctionnateur, exit la coupure de compte Facebook. Lors du dernier Conseil des ministres, le gouvernement a validé simplement la diffusion prochaine « d’un guide visant à aider [les équipes éducatives] à repérer et à prévenir le harcèlement », épaulé par une « campagne d’information nationale » et d’un site internet et d’une ligne d’aide spécifique dès cet automne.

Le ministère se veut encore confiant. A 01net, il a indiqué qu'« on ne peut pas en dire plus pour l'instant. Une telle initiative soulève forcément beaucoup de questions, notamment juridiques. Le ministre tiendra bientôt une conférence de presse pour évoquer le sujet des réseaux sociaux ».