Le streaming capte un tiers du trafic en Europe, et 50 % aux USA

Et BitTorrent reste un succès en Europe 33
Nil Sanyas
La société Sandvine a publié une étude portant sur le streaming en Amérique du Nord, en Amérique Latine et en Europe. Et les résultats, sans être surprenants, n’en sont pas moins impressionnants. Le visionnage en temps réel occupe désormais une part très importante voire majoritaire de la consommation de bande passante.

Netflix vod abonnement
Netflix est plus qu'un phénomène en Amérique, il bouleverse son réseau

En Amérique du Nord (principalement aux USA), Netflix, le fameux service de vidéo à la demande sur abonnement (à 7,99 $ par mois), représente ainsi à lui seul 29,7 % de la consommation (en téléchargement) lors des pics d’audiences, soit généralement en soirée.

Dans cette région, le streaming capte ainsi près de la moitié (49,2 %) de la consommation de bande passante, toujours en période de pointe (comme toutes les données que vous lirez dans cette actualité).

D’après Sandvine, ce pourcentage n’était que de 29,5 % en 2009. Preuve de l’évolution rapide du phénomène. D’ici fin 2011, 55 à 60 % du trafic de pointe pourrait bien avoir pour source le streaming prédit la société.

Le streaming et BitTorrent dominent l'Europe

En Europe, le streaming est moins important qu’en Amérique du Nord, mais représente tout de même 33,2 % de la consommation, devant les transferts BitTorrent, qui captent certes 59,7 % de l’upload européen (un nombre très impressionnant), mais « seulement » 21,6 % du téléchargement. Cela n’empêche pas de nombreux internautes français de subir des ralentissements importants sur les différents sites spécialisés en streaming, et plus particulièrement YouTube…

Enfin, en Amérique Latine, Sandvine note que si le streaming représente 27,5 % du trafic en période de pointe, les réseaux sociaux occupent tout de même 14 % du trafic, soit plus que YouTube !

Pour rappel, Netflix n’est présent qu’aux États-Unis et au Canada, et Amazon ainsi que YouTube ont récemment contre-attaqué en lançant leurs propres services de VoD. En Europe, des services équivalents n’existent pas vraiment.

Si certains (TF1, Canal+, la Fnac, etc.) proposent bien de la vidéo à la demande, l’achat est majoritairement unitaire, et non par abonnement. Il y a bien Free Home Video de Free, mais le contenu est bien différent de Netflix. Une rumeur laisse néanmoins entendre que TF1 pourrait passer la vitesse supérieure l’an prochain...

Note : Sandvine précise qu’il base ses données sur les millions de clients de 220 FAI dans 85 pays.