Bug de Gmail : la Chine réfute les accusations de Google

Le début d’année 2010 avait vu Google « lutter » contre le gouvernement chinois et la censure sur son moteur de recherche. Le début d’année 2011 pourrait bien voir l’histoire se répéter, mais cette fois au sujet de Gmail. Le géant du Net accuse en effet la seconde puissance mondiale de désavantager sciemment son service de courriers électroniques. Une accusation d’ores et déjà réfutée par le ministère des Affaires étrangères chinois.

gmail logoPlus précisément, hier, Google a relancé le débat en affirmant que les problèmes liés à Gmail en Chine étaient dus à un blocage volontaire de la part du gouvernement chinois. En effet, si les internautes chinois accédaient bien à Gmail ces derniers jours, certains ont constaté une bizarrerie : il leur était impossible d’envoyer un courriel et d’accéder à leur carnet d’adresse. Un « bug », qui selon Google, n’en serait donc pas un…

Pour le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, il s’agit là d’une « accusation inacceptable ». Malheureusement, ce même porte-parole n’est pas allé plus loin dans ses explications. Google, pour sa part, a affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un bug :

« Il n'y a aucun problème de notre côté, nous avons vérifié cela de façon approfondie. C'est un blocage gouvernemental conçu habilement pour faire croire que le problème vient de Gmail. »

Reste à savoir si ce Google vs Chine épisode 2 est lié ou non aux dernières censures sur le Net de la part du gouvernement chinois, pour certains propos de blogueurs, notamment, liés aux révolutions en Afrique et au Moyen-Orient. La Chine tente ainsi d’éviter tous les appels à une « révolution du Jasmin chinoise ».

Quoi qu’il en soit, derrière cette affaire se cache aussi un problème financier. La Chine est le pays comptant le plus d’internautes dans le monde, et que ce soit avec Google (contre Baidu) ou Gmail (contre d’autres services locaux), des milliards de dollars sont en jeu à long terme.

Or il est tentant pour la Chine d'avantager ses propres produits. Le pays compte par exemple ses équivalents de Facebook (RenRen) et de Live Messenger (QQ), et bien d’autres services chinois se développent grâce au protectionnisme local (en sus de leurs qualités propres évidemment). 

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