Internet, pour se tenir informé de la situation au Japon (MàJ)

Sélection non exhaustive 1282
Marc Rees
Première diffusion lundi 14 mars 2011 (Mise à jour le 16 mars 2011 12h13) Pour faire le point sur la situation au Japon, c'est peu de le dire : Internet fournit de précieux outils  et sources d’information. Nous vous proposons ci-dessous plusieurs pistes évidemment non exhaustives. N’hésitez pas échanger dans les commentaires d’autres liens pour compléter ces données.

carte google japon tremblement tsunami nucléaire

Situation nucléaire

Les informations étant très sensibles, difficile de faire le tri dans les données officielles fournies par les autorités japonaises. Plus près de nous, on pourra cependant consulter le site de l'Autorité de Sûreté Nucléaire qui publie des communiqués fréquents et clairs, détaillant les données en sa possession. Ces communiqués se concentrent sur la centrale de Fukushima Daiichi, mais pas seulement.

Ajoutons l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), qui est un établissement public français (site très lent pour l'instant)

Les anglophones pourront se concentrer aussi sur le site de l’Institut d’Énergie Nucléaire (NEI.org)

Enfin, signalons le site Bousai, cité par l’ambassade de France au Japon, et qui donne des indications sur les niveaux de radiations relevés au Japon.

Ajoutons évidemment Tepco, qui est l'opérateur en charge des centrales nucléaires en crise. Et le site http://mitnse.com, d’étudiants en nucléaire du MIT. Enfin, L’entrée Fukushima sur Wikipedia

On citera aussi le réseau sortir du nucléaire, ou celui de la CRIIRAD (peu actualisé).
L’ambassade de France au Japon

Le site de l’ambassade de France au Japon – difficilement accessible – permet aux ressortissants de s’informer de la situation locale, par d’autres voies que les canaux officiels. Dans un de ses derniers communiqués, on peut lire : « même si aux dires des autorités japonaises auxquelles nous accordons notre confiance, la ville de Tokyo n’est absolument pas soumise à une quelconque retombée radioactive, nous pensons raisonnable de conseiller aux personnes qui n’ont pas de raison essentielle de rester à Tokyo de s’éloigner quelques jours de la région du Kanto ».

Dépêches d’information

Des sources en français :

Slate France
20 Minutes
Le Monde
LIbération

Outre ces médias français, on pourra se concentrer sur les sites suivants :

Le « live blog » de CNN tenu très fréquemment à jour

Et sur ce terrain, surtout, il ne faudra pas manquer Reuters qui organise un suivi  en direct sur Twitter mais aussi son site dédié  (avec la possibilité d’interagir).

Sur Twitter, justement, on pourra (tenter de) suivre le hastag #japan ou #japon, mais aussi le sombre #meltdown par exemple, ou #earthquake et #tsunami. Difficile de faire le tri cependant tellement le nombre de post est important chaque minute.

On pourra également regarder le live de NHK, en anglais (radio/TV japonaise).

Photos

Sur le site du New York Times, on trouve des photos fournies par GeoEye. Édifiantes. Déplacez la petite barre horizontale pour voir l’ampleur des dégâts avant/après.

japon avant après photos geoeye japon avant après photos geoeye

Même démonstration en ligne sur le site de CNN.

On ne ratera évidemment pas Boston.com, et sa fameuse section Big Picture, dont on retouvera la photo de cet enfant... (photo Reuters)

japon reuters

Cartes « interactives »

L’institut IRIS propose une carte interactive des tremblements de terre autour de la planète donc au Japon. En zoomant, on obtient également un listing de ces manifestations et leur magnitude

Google Earth et Maps proposent eux aussi des données cartographiques (voir ce lien, et ce lien qui fournit plusieurs fichiers KLM à exploiter sur Earth). Signalons par exemples cette carte créée par @Wecho_com à partir des données USGS, notamment.

Au niveau cartographique, encore, on ajoutera la carte des niveaux d'eau pour voir la progression des tsunamis. Ou encore cette carte des séismes en temps réel ou celle-ci, à l’échelle de la planète :

Recherche de personnes

Google a mis en ligne un centre de crises dédié à la situation du Japon. On trouve notamment une application pour trouver ou fournir des informations sur des personnes disparues ou recherchées.

On remarquera au passage que l’Ambassade de France au Japon recommandait initialement de ne pas écouter les autorités : « même si aux dires des autorités japonaises auxquelles nous accordons notre confiance, la ville de Tokyo n'est absolument pas soumise à une quelconque retombée radioactive, nous pensons raisonnable de conseiller aux personnes qui n'ont pas de raison essentielle de rester à Tokyo de s'éloigner quelques jours de la région du Kanto » (Cf notre extrait ci-dessous, et cette requête sur Google)

Désormais, le passage a sauté et le discours change :
« Suivre les recommandations des autorités japonaises (se calfeutrer à son domicile pour les personnes proche des zones à risque ; constituer des provisions d’eau et de nourriture pour les autres, ne pas s’éloigner de son domicile). »