Avant la fin du monde, ce qu'il faut retenir de 2012

Les DLC, le F2P et le dématérialisé

Dans le monde du jeu vidéo, trois grandes tendances sont à l'ordre du jour. Les contenus additionnels, les fameux DLC sont de plus en plus nombreux au sein de nos titres sur PC / consoles. Le modèle Free To Play commence tout doucement à s'imposer et les éditeurs semblent plonger dans ce nouveau moyen de nous faire consommer. Enfin, le dématérialisé remplace petit à petit nos bons vieux jeux sur DVD accompagné de leurs jaquettes.

Des DLC de plus en plus nombreux, mais les jeux sont-ils vraiment plus chers ?

Certains s’en offusquent, d’autres se contentent de faire avec, mais force est de constater que les éditeurs misent plus que jamais sur la vente de DLC pour rentabiliser leurs titres. Certains font office de bons élèves et proposent des contenus riches longtemps après la sortie. D’autres par contre n’hésitent pas à facturer 10 à 15 € pour une campagne additionnelle... 2 à 4 semaines après le lancement.

 

Prenons le cas de Borderlands II qui valait le jour de sa sortie 49,99 €. Un « Season Pass » était disponible pour 29,99 €, proposant l’accès à quatre DLC, facturés chacun 9,99 €. Les personnes ayant précommandé le jeu, ont bénéficié d’une réduction de 10 % et d’une classe bonus, normalement vendue à 9,99 €. On aboutit à un total compris entre 75 et 100 € pour disposer de l’intégralité du contenu du jeu.

 

Borderlands Clap trap

 

En supposant que chaque DLC propose huit heures de gameplay supplémentaire, on arrive à un total d’une trentaine d’heures, et d’une classe supplémentaire pour un tarif allant de 30 à 50 €. C’est un peu plus élevé que le tarif d’un add-on que l’on pouvait trouver il y a dix ans, comme l’extension Lord of Destruction de Diablo II, qui offrait un contenu à peu près équivalent.

 

Difficile donc de conclure sur des tarifs systématiquement abusifs, mais il est certain qu’un pack de cartes pour Call of Duty, Halo ou Battlefield facturé 10 à 15 € ne peut que paraitre cher quand du temps d’Unreal Tournament, elles étaient mises à disposition gratuitement.

Le modèle Free to Play en plein essor

Cette année aura également été celle du « free to play », un modèle économique qui permet aux éditeurs de proposer leurs jeux gratuitement. Cependant cette gratuité n’est évidemment pas totale, et le joueur est mis à contribution pour lever certaines limitations (SWTOR), pour accélérer sa progression (World of tanks, League of Legends, Planetside 2) quand d’autres proposent des objets purement cosmétiques comme DOTA ou League of Legends. Preuve que le système rencontre un franc succès ce dernier revendique plus de 30 millions de joueurs.

 

League of Legends

League of Legends

 

Auparavant, ce modèle était surtout utilisé par de « petits » éditeurs, de grands noms comme Valve s’y intéressent, avec DOTA 2 ou encore Team Fortress 2, SONY s’est également lancé sur le créneau avec Planetside 2. Ubisoft annonçait également il y a quelques mois sa volonté de s’engager sur ce marché, Electronic Arts n’est pas non plus en reste avec Need For Speed World ou Command & Conquer Tiberium Alliance. Blizzard se pencherait également sur le sujet pour « Blizzard Dota », peut être même pour son prochain MMO baptisé « Projet Titan »

 

Si certains franchissent le pas de manière volontaire avec un plan prévu comme tel dès le départ, d'autres y sont contraints à cause du manque de succès de leurs titres. Le cas le plus évident étant celui du MMORPG de Bioware : Star Wars : The Old Republic. Après des débuts en fanfare, le titre s'est rapidement essoufflé et les joueurs ont déserté les serveurs, l'éditeur a donc choisi d'ouvrir son titre gratuitement au public, avec d'importantes limitations.

Les éditeurs s'appuient sur leurs plateformes dématérialisées

Après le succès planétaire de Steam, l'année 2012 fut certainement celle de l'essor d'Origin, la plateforme de vente dématérialisée d'Electronic Arts. Partie de rien fin 2011, Origin revendique désormais 30 millions d'utilisateurs, dopée par des exclusivités comme Battlefield 3 ou Need For Speed Most Wanted, pour ne citer que ces deux-là. On est certes encore loin des 50 millions de clients de Steam, mais il a fallu 9 ans à Valve pour parvenir à ce score.

 

Steam vs Origin

 

Electronic Arts n'est pas le seul éditeur à s'être lancé, puisqu'Ubisoft s'appuie de plus en plus sur sa plateforme Uplay, Blizzard en fait de même avec battle.net, parmi les grands, seul Activision semble ne pas vouloir se lancer avec une plateforme propriétaire. Le Syndicat National du Jeu Vidéo (SNJV) confirme cette tendance dans l'édition 2012 de son livre blanc. Les applications ludiques dématérialisées pour PC, consoles, et appareils mobiles représentent 50 % du marché mondial des jeux vidéo, contre seulement 35 % l'an dernier.

Tablettes tactiles

Après les smartphones, passons aux tablettes tactiles où, là aussi, les nouveautés ont été très nombreuses. Si les modèles de 10 pouces sont toujours d'actualité, la donne a changé pour les versions de 7 pouces, dont la popularité n'a fait que croitre ces derniers mois. Google, Amazon, la Fnac via Kobo, mais aussi Apple, tous les acteurs sont ainsi entrés dans la danse. De son côté, Microsoft n'est pas en reste puisqu'outre Windows 8 et RT, la société de Redmond a aussi lancé Surface.

Des écrans avec une meilleure définition pour les tablettes de 10 pouces

Le marché des tablettes n'aura jamais été aussi dynamique que cette année et les annonces ont été particulièrement nombreuses. Tout d'abord, nous avons eu le droit à des modèles de 10,1 avec des écrans disposant d'une meilleure définition. Ce fut le cas avec les Transformer Pad Infinity chez ASUS ou l'Acer Iconia Tab A700 d'Acer, toutes les deux répondant au Nouvel iPad d'Apple et sa dalle Retina affichant une définition de 2048 x 1536 pixels, soit quatre fois plus que celle de l'iPad 2.

 

Apple iPad avec ecran retina

 

Mais c'est Google qui détient la palme de cette année 2012 avec sa Nexus 10 (fabriquée par Samsung). En effet, elle affiche 2560 x 1600 pixels, une définition que l'on a encore peu l'habitude voir sur nos écrans PC... alors qu'il s'agit ici toujours d'une tablette de 10,1 pouces !

Les tablettes de 7 à 8 pouces ont la côte...

Si les smartphones sont de plus en plus grands, les tablettes commencent leur révolution et on trouve désormais des modèles intéressants avec une diagonale de 7 pouces. Google a donné le coup d'envoi dès le mois de juin lors de la Google I/O en présentant sa Nexus 7 (fabriquée par ASUS). Elle intègre alors une puce Tegra 3 de NVIDIA et surtout un écran IPS de 1280 x 800 pixels. Puis c'est ensuite Kobo qui a dévoilé son Arc, reprenant une partie des ingrédients ci-dessus. La gamme est en vente depuis la fin de cette année à la Fnac à partir de 179 €.

 

Nexus 7

 

Après, c'est Amazon qui a décliné ses Kindle Fire et HD, toujours avec une diagonale de 7 pouces, forçant alors Google à modifier son offre et ajouter du stockage au sein de ses Nexus 7, mais sans changer son prix. Au final, ces trois tablettes se tiennent dans un mouchoir de poche que ce soit au niveau des caractéristiques techniques, mais aussi de leurs tarifs.

 

Puis Apple a lancé son iPad mini de 7,9 pouces, alors que son ancien PDG, Steve Jobs, avait indiqué qu'il ne proposerait jamais de tel format. Pour ce modèle compact, la société de Cupertino a repris les ingrédients de l'iPad 2, en réduisant les dimensions au passage. Cependant, comme ses grands frères de 9,7 pouces, il est au format 4:3. Son tarif est par contre nettement plus élevé que les trois autres puisque le prix d'attaque est de 339 €, tout de même.

Microsoft Windows 8, Windows RT et Surface

Du côté de Microsoft, l'année a été dense aussi avec l'arrivée de ses nouveaux systèmes d'exploitation que sont Windows 8 et Windows RT. L'éditeur en a profité pour dévoiler une tablette exploitant cette mouture spécifique aux processeurs ARM : Surface. Celle-ci ne devait être qu'un guide pour ses partenaires, un peu comme le sont les Nexus chez Google.

 

Microsoft Surface RT

 

Cependant, devant le peu d'enthousiasme des fabricants de PC à exploiter Windows RT, mais aussi à des ventes qualifiées de modestes, Microsoft a indiqué récemment que sa tablette serait désormais disponible chez les revendeurs. C'est le cas de la Fnac, de Grosbill ou encore de Boulanger, pour ne citer que ces trois-là.

 

En outre, de nombreuses tablettes convertibles sont disponibles sous Windows 8, et Microsoft lancera en janvier la déclinaison professionnelle de sa Surface. 

 

L'année prochaine sera d'ailleurs très intéressante à cause (ou grâce) à l'arrivée de Microsoft sur ce nouveau segment. En effet, il faudra analyser de près la réaction du grand public. Aura-t-il craqué pour un modèle sous Windows ou aura-t-il continué de se tourner vers des solutions à base d'Android ou d'iOS ?

Qu'attendre pour 2013 ?

L'année 2013 devrait être aussi l'occasion de grimper en performances quelque soit le système d'exploitation de la tablette. En effet, comme pour les smartphones, nous devrions voir débarquer les puces Tegra 4 chez NVIDIA, les SnapDragon S4 Pro chez Qualcomm, les Exynos 5 Dual ou Quad chez Samsung... mais aussi un certain Intel avec ses Atom sur des tablettes sous Android.

 

 

Le fondeur de Santa Clara ne peut pas laisser passer ce marché où il a clairement des choses à faire. Si du côté de Windows 8, il est déjà présent, sur Android il est le grand absent. Reste à savoir s'il sera capable de s'insérer au sein des tablettes de 7 pouces ou s'il se contentera des déclinaisons de 10 pouces.

 

Enfin, cette année nous attendons aussi de voir débarquer plus de modèles équipés de dalle Full HD (ou au-delà), notamment chez Samsung, qui pourrait rapidement sortir une soeur presque jumelle de la Nexus 10 par exemple. Notez enfin que Nokia devrait arriver aussi sur ce marché aussi.

Smartphones

L'année 2012 aura été riche en nouveautés du côté des smartphones et des quatre systèmes d'exploitation qui les accompagnent : Android, BlakBerry OS, iOS, Windows Phone. Ainsi, beaucoup de terminaux ont été dévoilés et on peut y voir deux tendances : ils sont de plus en plus grands et les fonctionnalités sont toujours plus nombreuses.

 

Samsung Galaxy Note II

Des smartphones toujours plus grands

Si en 2011 nous avions vu Samsung prendre des parts de marchés sur Nokia, l'année 2012 aura été celle de la consécration : le constructeur a pris la place de numéro 1 mondial. Il aura dévoilé une myriade de terminaux, mais deux d'entre eux ont retenu l'attention : le Galaxy SIII et le Galaxy Note II. Tous deux sont des évolutions de précédents modèles avec, dans les deux cas, un gain en terme de performances et surtout un écran plus grand.

 

Cette tendance ne s'observe d'ailleurs pas que chez Samsung. En effet, HTC, Nokia ou encore SONY, ils ont également dévoilés des smartphones disposent d'un écran avec une diagonale revue à la hausse. Les mobiles d'entrée de gamme exploitent dorénavant des dalles de 3,5 pouces, le gros du marché s'appuie sur du 4 pouces alors que les fers de lance de chaque constructeur grimpent jusqu'à 5, voire 5,5 pouces ! Si la définition monte à 1280 x 768 pixels, on voit que certains vont déjà au-delà, comme HTC et son J Butterfly.

 

Nokia Lumia 920

 

Cette tendance touche aussi Apple, mais dans une moindre mesure. En effet, pour la première fois depuis le lancement de son premier iPhone en 2007, la société de Cupertino propose un modèle de 4 pouces : l'iPhone 5

 

L'année 2013 devrait voir une démocratisation des écrans Full HD sur des smartphones de 5 pouces et plus. On attend par exemple des terminaux chez SONY, Samsung et HTC, pour ne citer que ceux-là. Reste à savoir quand exactement, car si l'on attendait des annonces pour le CES dès le mois de janvier, il faudra très certainement attendre le Mobile World Congress de Barcelone en février prochain pour y voir plus clair.

Un Nexus 4 à seulement 299 € ? Mais pas vraiment disponible...

2012 aura aussi été marquée par l'arrivée d'un Nexus 4 chez Google. Ce que l'on retient c'est avant tout ses tarifs de 299 € et 349 € alors que sa fiche technique l'aurait plutôt destiné à affronter les smartphones haut de gamme de chez HTC ou Samsung.

 

nexus 4 4g

 

Cependant, sa disponibilité est assez limitée. En effet, on a pu le commander que durant quelques minutes sur le Play Store seulement. Depuis c'est SFR qui le propose, mais avec un tarif nu assez dissuasif : 629,90 €.

Des SoC toujours plus performants, et l'arrivée d'Intel

À l'intérieur de nos smartphones, là aussi que de changements. Entre 2011, la norme voulait que les terminaux soient équipés au mieux de deux coeurs, alors qu'en 2012, cette valeur a été doublée. Ainsi, nous avons eu droit au Tegra 3 de NVIDIA, à l'Exynos 4 Quad de Samsung et plus récemment aux Snapdragon S4 Pro de Qualcomm.

 

Samsung a aussi été le premier a exploiter une nouvelle architecture ARM-A15 au sein de son Exynos 5 5250 que l'on retrouve pour le moment dans des tablettes comme la Nexus 10 ou sur un Chromebook, nul doute qu'il devrait faire son apparition dès 2013 dans des smartphones. Chez les concurrents, cette architecture ARM-A15 devrait d'ailleurs aussi arriver, notamment avec le Tegra 4 de NVIDIA

 

 

Cette année a été aussi marquée par l'arrivée d'Intel et de ses Atom dans le monde de la téléphonie. En effet, le fondeur a commencé par dévoiler ses SoC lors du CES et un smartphone Orange avec Intel Inside est arrivé sur les étals quelques mois plus tard (voir notre test). Depuis, le RAZR i chez Motorola a pris la relève avec un Atom Z2480 cadencé à 2 GHz. La société de Santa Clara ne devrait d'ailleurs pas s'arrêter en si bon chemin puisque les SoC équipés de processeurs à deux coeurs devraient faire leur apparition dès 2013.

 

Enfin, sachez qu'un acteur a tiré sa révérence de ce marché : Texas Instruments.

La 4G arrive et risque de bouleverser les habitudes

Si cette année a été marquée par l'arrivée de smartphones équipés d'une connectivité 3G+ allant jusqu'à 42 Mb/s, ces dernières semaines, c'est la 4G qui arrive sur certains terminaux. Certains ont été d'ailleurs annoncés comme les Nokia Lumia 820 et 920, les HTC One SV ou One XL, ou encore une version spécifique du Galaxy SIII chez Samsung, pour ne citer que ceux-là.

 

Cette tendance devrait se confirmer dans les mois à venir puisque les opérateurs vont basculer une partie de leurs offres vers ce nouveau standard.

Android 4.2, BlackBerry 10, iOS 6 et Windows Phone 8

Les systèmes d'exploitation mobiles ont eu le droit à leurs flots de nouveautés, à commencer par celui de Google avec deux grosses mises à jour cette année : Android 4.1 (juin) et 4.2 (octobre). Toutes les deux utilisent le même nom de code : Jelly Bean. On regrettera que la fragmentation soit toujours aussi présente, puisqu'un terminal sur deux est encore équipé d'Android 2.3 (Gingerbread) en cette fin d'année 2012.

 

Jelly Bean statue

 

RIM a commencé à dévoiler Blackberry 10, son nouvel OS, qui devait être lancé le 30 janvier prochain et qui devrait être disponible au travers de quelques terminaux durant les premiers mois de 2013. En grosse nouveauté, nous aurons le droit au passage vers le tout tactile chez le Canadien, alors qu'il était jusqu'ici très orienté vers les claviers physiques.

 

iOS 6 de son côté apporte quelques changements qui ne seront pas passés inaperçus... avec principalement le passage de Google Maps à Plans. En effet, cette application dédiée à la cartographie a rapidement montré ses limites poussant Nokia et Google a proposer leur solution sur l'App Store. La société californienne a d'ailleurs dû présenter publiquement ses excuses.

 

Enfin, Microsoft a dévoilé en fin d'année Windows Phone 8, son nouveau système d'exploitation dédié pour ses smartphones, et notamment les Nokia Lumia 820 et 920 ou les HTC 8S / 8X. Quelques nouveautés sont apparues au niveau de la gestion des contacts fonctionnant comme un hub ou l'intégration profonde de Skype, pour ne citer que ces deux exemples-là.

Téléphonie mobile

Difficile de passer à côté, mais cette année 2012 restera sans aucun doute marquée par l'arrivée de Free dans le domaine de la téléphonie mobile. En effet, c'est le 10 janvier que Free Mobile venait bouleverser ce petit monde, avec deux forfaits :

 

L'arrivée d'un quatrième opérateur a bouleversé le marché... et pas qu'un peu

Les opérateurs historiques avaient évidemment anticipé l'arrivée de Free Mobile, mais pas suffisamment. En effet, début 2012, B&You proposait des appels, SMS et MMS illimités avec un 1 Go de « Fair use » pour... 37,90 € / mois tandis qu'il fallait compter 39,90 € chez Sosh. Avec un tarif de 19,99 € et 3 Go de « Fair use », le trublion a réussi son pari.

 

Les jours qui ont suivi ont évidemment été riches en annonces avec, par exemple Sosh qui baisse de 38 % son forfait 24/7 et B&You qui s'aligne sur Free Mobile 72 heures après son lancement.

 

forfait b&you 2011 forfait sosh 2011 

 

À l'image de Prixtel qui annonçait que « grâce à Free, j’ai pu renégocier mes tarifications », de nombreux forfaits plus ou moins éphémères sont apparus chez les MVNO. La situation s'est par contre rapidement dégradée pour eux, et ils ont perdu bon nombre de clients durant l'année. De plus, les offres dédiées au MVNO de Free ont été relativement décriées et ces derniers ont d'ailleurs demandé à l'ARCEP de sanctionner Free Mobile.

Bouygues, Orange et SFR poussent la 3G+ à 42 Mb/s et les mobiles subventionnés

Visiblement peu enclins à venir lutter uniquement sur le prix, Bouygues Telecom, Orange et SFR ont développé leurs services et ont mis en avant leurs offres avec un smartphone subventionné et donc un engagement de 12 mois ou de 24 mois. Free Mobile ainsi que les opérateurs « Low Cost » proposent de leur côté un paiement en plusieurs fois de votre mobile, parfois sans frais.

 

iphone 5 sfr

 

La qualité du réseau ainsi que les débits reviennent souvent sur la table. En effet, d'après le gendarme des télécoms, Free Mobile ne couvre en propre qu'un peu plus de 37 % de la population au mois de juillet, mais il peut exploiter celui d'Orange avec qui il a signé un accord d'itinérance pour la 2G ainsi que pour la 3G... ce dernier point ayant tendance à énerver certain de ses concurrents, SFR ayant même récemment déposé une plainte à Bruxelles.

 

Quoi qu'il en soit, Bouygues Telecom, SFR et Orange misent également sur la 3G+ à 42 Mb/s (aussi appelée H+ ou Dual Carrier) pour attirer des clients. Ils couvrent tous les trois une bonne partie du territoire alors que, pour rappel, les abonnés Free Mobile sont limités à 14 Mb/s.

La data : les opérateurs passent tous à un système de « Fair use », sauf SFR

L'année 2012 a également été le théâtre de nombreux changements du côté de la data. En effet, plusieurs opérateurs proposaient de la 3G bloquée et Sosh avait même été jusqu'à annoncer qu'il s'agissait d'un système « transparent et juste »... avant de finalement basculer tous ses forfaits sur un « Fair use ».

 

 

 

SFR et Joe Mobile sont désormais les seuls à proposer de la data bloquée et ils ne semblent pas décidés à faire machine arrière. Bien évidemment, vous pouvez acheter des recharges, dont les tarifs sont relativement intéressants (à partir de 4 € pour 1 Go). Un choix qui peut intéresser certains qui veulent disposer d'un bon débit en toute circonstance, quitte à payer plus certains mois.

 

Orange propose un angle d'attaque différent et commence à ne plus décompter du forfait mobile certains services. C'est le cas des données transitant sur son « Cloud » par exemple, mais d'autres suivront l'année prochaine. Notez que, contrairement à Bouygues Telecom, Free Mobile et SFR, Orange n'autorise pas tous les usages (modem, P2P, Newsgroups, etc.) avec ses forfaits, espérons qu'il corrige le tir en 2013.

Orange et SFR se battent sur la 4G, Bouygues et Free Mobile en embuscade 

Quoi qu'il en soit, 2013 sera l'année de la 4G. En effet, elle avait été annoncée par SFR pour fin novembre, mais Orange lui a finalement grillé la priorité en lançant son premier forfait data tout juste une semaine avant. Pour autant, celui-ci est réservé aux professionnels et limité à 2000 souscriptions alors que chez SFR c'est pour le grand public, mais uniquement sur Lyon et Montpelier pour le moment.

 

4g sfr

Un test de débit 4G à Lyon le jour du lancement chez SFR 

 

De son côté, Bouygues Telecom semble beaucoup miser sur une réutilisation de la bande de fréquence des 1800 MHz pour la 4G ; un réaménagement qui devrait également profiter à Free Mobile. Ce dernier reste d'ailleurs relativement discret sur le sujet, bien qu'il dispose fréquences dédiées. De plus, SFR a l'obligation de proposer de l'itinérance à Free Mobile dès lors que ce dernier couvre au moins 25 % de la population (en 4G).

Free Mobile modifie son forfait à 2 € en fin d'année... ses concurrents suivront-ils ?

Après avoir marqué le début d'année, Free Mobile fait de même en cette fin d'année en annonçant il y a peu une mise à jour de son forfait à 2 €. Ce dernier propose maintenant, pour le même prix, de deux heures d'appels et de SMS illimités (les MMS pour 0,99 € de plus). Pour rappel, il fallait auparavant compter une dizaine d'euros pour des offres du même acabit. Maxime Lombardini (Iliad) précise que ces offres sont toujours rentables et qu'aucun autre changement n'est au programme, mais des abonnements tablettes ou clés 3G pourraient voir le jour.

 

free mobile 2 €

 

Les réponses n'ont évidemment pas tardé à arriver avec SFR qui divise par deux le prix de son forfait RED SMS qui passe ainsi de 9,90 € à 4,99 €. Reste à voir s'il sera prochainement suivi par d'autres opérateurs. 

 

Au final, l'année 2013 devrait être le théâtre de nombreuses annonces dans divers domaines. Le plus important sera sans aucun doute le déploiement de la 4G qui amènera avec lui le Cloud Gaming sur mobile. Du côté de la data, l'illimité non bridé ne devrait pas être de la partie, mais les quotas de « Fair use » pourraient augmenter de manière significative avec, parfois, certains usages non décomptés. Les services devraient également être un cheval de bataille non négligeable pour les opérateurs.

Stockage et développement du « Cloud »

Cette année a été relativement calme en nouveautés du côté des disques durs et des SSD... mais pas sur les tarifs qui sont montés en flèche en début d'année, avant de redescendre... doucement. L'histoire est par contre différente en ce qui concerne les solutions de stockage en ligne. En effet, deux mastodontes ont dévoilé ou mis à jour leurs offres : Google avec Drive et Microsoft avec SkyDrive. Notez qu'ils ont été précédés par OVH qui a lancé HubiC dans les tout derniers jours de 2011.

 

geek pic donnée perdue

Les disques durs passent à 4 To, les SSD se trouvent à moins de 0,50 € par Go

Suite aux inondations qui ont eu lieu fin 2011 en Thaïlande, le début de l'année a été marqué par une augmentation spectaculaire du prix des disques durs puis par une légère baisse au fil des mois. 2012 a également été l'année des déclinaisons de 4 To puisque Hitachi, Seagate, Toshiba et Western Digital ont dévoilé leurs modèles. Au mois de juillet, ce dernier a aussi lancé une nouvelle série relativement intéressante : les RED, des HDD spécialement conçus pour les NAS.

 

Du côté des SSD, aucun problème de production n'est à signaler et les prix n'en finissent pas de baisser. En effet, les SSD haut de gamme se trouvent aux environs de 1 € par Go, tandis que l'entrée de gamme descend de plus en plus souvent flirter avec la barre des 50 centimes par Go, voir un peu moins sur certains bons plans.

 

bon plan ssd

 

Pour l'année prochaine, un nouveau défi risque de rapidement se poser : la limitation du S-ATA à 6 Gb/s. En effet, de nombreux SSD dépassent sans aucun problème les 500 Mo/s et l'interface pourrait devenir un facteur limitant, un point qu'il faudra surveiller de près.

Stockage en ligne et synchronisation : SkyDrive de Microsoft et Drive de Google

Du côté du stockage en ligne, 2012 a été l'année du réveil pour Google et Microsoft. En effet, c'est le 24 avril que la société de Redmond a dévoilé la nouvelle mouture de SkyDrive ainsi que ses clients en synchronisation, en « Preview » à l'époque. Quelques heures plus tard, Google lui emboitait le pas avec Drive, mais dont les applications étaient directement disponibles en version finale.

 

google drive picasa 

 

Si les fonctionnalités de bases sont là, ils n'arrivent néanmoins pas à concurrencer des services comme Dropbox ou SugarSync pour ne citer qu'eux. Ces derniers en profitent d'ailleurs pour renforcer leurs applications et y intégrer de nouvelles options afin de se démarquer davantage. C'est le cas de Dropbox par exemple avec l'upload automatique de photo et de vidéo depuis votre ordinateur puis depuis vos terminaux mobiles.

 

Mais le stockage dans les nuages de documents personnels et / ou sensibles n'est pas sans poser quelques soucis à certains. BoxCryptor l'a bien compris et propose des solutions de chiffrements de données qui ont l'avantage de fonctionner avec de nombreux services et sur plusieurs plateformes (voir notre dossier).

 

 

Les fabricants de NAS ont également suivi le mouvement avec l'intégration de Drive au sein des NAS QNAP, une fonctionnalité que l'on aimerait retrouver avec les autres solutions de stockage en ligne, mais aussi chez les autres constructeurs.

Archivage : 10 € / mois pour 1 To avec Glacier, illimité pour 83,60 € / an avec HubiC

HubiC (OVH) et Amazon Glacier proposent une approche différente et se focalisent plus sur l'archivage de vos données. OVH a lancé HubiC le 28 décembre 2011 avec un concept alléchant : 25 Go gratuits, 100 Go pour 11,86 € par an et de l'illimité pour 83,60 € par an, nous sommes donc très loin des tarifs de Drive, SkyDrive et Dropbox pour ne citer qu'eux.

 

hubic

 

De son côté, Amazon complétait son offre au mois d'août en lançant Glacier. La différence avec S3 est importante puisque le coût n'est que 10 € / Go (trois à cinq fois plus sur S3), mais il faudra passer par une procédure de restauration, généralement de trois à cinq heures, avant de récupérer vos données.

Le « Cloud » pour lier les terminaux mobiles et les ordinateurs... vivement le VDSL

Avec l'augmentation des débits sur les réseaux de téléphonie mobile, le stockage en ligne devient une solution de plus en plus intéressante pour les nomades. SFR l'a bien compris et propose désormais 5 Go d'espace sur Dropbox avec ses formules carrées à partir de 2 Go. De son côté, Orange fait de même à ses clients, mais avec 50 Go ou 100 Go sur son propre « Cloud », et les transferts de donnée ne sont même pas décomptés du forfait. Cette tendance devrait logiquement continuer à se développer en 2013.

 

OVH pourrait également tirer son épingle du jeu avec la synchronisation qui devrait enfin arriver et nous avions d'ailleurs pu la tester. Après, restera toujours le problème de la vitesse d'upload des lignes ADSL, mais la solution existe déjà, pour certains du moins : le passage au VDSL qui est soumis à l'approbation de l'ARCEP ou la fibre, mais dont le déploiement n'est pas au meilleure de sa forme.

Les développeurs profitent eux aussi du « Cloud »

De manière plus globale, on note d'ailleurs que les solutions des géants du web commencent à faire un sacré bon en avant pour ce qui est des plateformes qui s'apparentent à des services d'hébergement. Si Amazon était déjà en partie sur ce terrain, c'est Azure de Microsoft qui a radicalement changé durant ces derniers mois, allant même jusqu'à proposer Websites, qui permet un déploiement simplifié de packages, mais aussi de n'importe quel code, via TFS, git ou même GitHub

 

Si pour le moment les tarifs sont assez éloignés des offres mutualisées ou même de petits dédiés, il suffirait que cela change pour que les développeurs en mal de simplicité succombent. On notera que le monde du libre n'est pas en reste puisque des outils tels que Juju commencent à émerger. 

 

Les développeurs voient d'ailleurs leurs méthodes de travail évoluer jusque dans les IDE. Ceux-ci se veulent désormais collaboratifs comme le propose Jetbrains dans les dernières versions de ses logiciels, ou même directement gérés en ligne comme c'est le cas de « Cloud9 » ou du projet Orion. Une tendance qui devrait s'accentuer en 2013, sans que l'on en retrouve la moindre trace ou presque dans la dernière mouture du Visual Studio de Microsoft... pour le moment ?

 

Les PC portables

Passons aux PC portables où l'actualité de 2012 a été un peu plus terne que sur les deux précédentes catégories que nous venons de voir. Les coups d'éclat ont été moins nombreux... et sont principalement à mettre aux crédits d'Apple avec ses MacBook Pro avec écran Retina et de Microsoft avec l'arrivée de Windows 8.

De meilleurs écrans et des formats toujours plus différents

En effet, il n'y a pas eu de vraie révolution du côté des portables durant une bonne partie de l'année et les deux grosses nouveautés sont à mettre à l'actif de la société de Cupertino. Elle a dévoilé des MacBook Pro avec écran Retina de 15,4 puis de 13,3 pouces, qui disposent tous les deux d'écrans avec des définitions très élevées : 2800 x 1800 pixels pour l'un et 2560 x 1600 pixels pour l'autre. 

 

MacBook Pro Retina

 

On regrette qu'aucun fabricant de PC n'ait encore à ce jour répondu à la Pomme, même si d'autres voies ont été ouvertes. C'est par exemple le cas des écrans IPS Full HD qui commencent à se retrouver sur certaines machines, notamment ASUS avec sa gamme de Zenbook Prime.

 

Mais il aura fallu attendre l'arrivée de Windows 8 en fin d'année pour voir les changements pointer le bout du nez chez les constructeurs de PC. Tout d'abord, les catégories PC portables et tablettes vont certainement fusionner tôt ou tard, car avec des produits comme le Transformer Book d'ASUS ou les Yoga chez Lenovo, l'écart entre les deux familles devient de plus en plus mince.

Des Ultrabook plus performants, plus nombreux, moins chers et tactiles

Du côté des Ultrabook, nous avons pu assister à une démocratisation et une vaste prolifération des modèles chez tous les constructeurs. Ils sont dorénavant disponibles dans toutes les diagonales entre 11,6 pouces et 15,6 pouces. Cette année aura aussi été marquée par la transition vers d'architectures Sandy Bridge vers Ivy Bridge chez Intel qui aura permis de grimper en performances, notamment pour la partie GPU.

 

ASUS ViVoBook

 

Si les prix ont sensiblement diminué au cours de l'année avec maintenant des modèles arrivant à franchir la barre symbolique des 500 €. Avec l'arrivée de Windows 8, certains d'entre eux sont aussi devenus tactiles sans pour autant faire augmenter outrageusement l'addition, c'est le cas de la gamme VivoBook d'ASUS par exemple.

 

On regrettera par contre que les constructeurs ne semblent pas des plus inspirés par cette catégorie et que les écrans soient bien trop souvent leur talon d'Achille, pour en faire des machines vraiment intéressantes. Tous ne sont pas à mettre dans le même sac, mais les écrans de bonne qualité se payent généralement au prix fort et ne sont disponibles que sur les Ultrabook très haut de gamme à plus de 1 000 €.

 

Espérons que l'année prochaine sera sous le signe de la démocratisation des dalles IPS, tandis que les définitions continueront de croitre.

Le retour des dalles mates sur les PC pour joueurs

En outre, l'un des faits intéressants de 2012 est le retour des dalles mates sur les PC portables pour joueurs. Les constructeurs semblent avoir entendu nos (nombreuses) doléances sur le sujet. ASUS, MSI ou encore Samsung proposent désormais ce type d'écrans au sein de leurs machines.

 

MSI GX60

 

On commence à voir arriver plusieurs portables équipés de SSD et on a envie de dire qu'il était temps, on aimerait juste que les tarifs soient un peu moins prohibitif, notamment chez Alienware.

 

En outre, il se dégage une nouvelle tendance : les portables de joueurs ne sont plus forcément des mastodontes de 5 kg sur la balance, Dell et ASUS ont chacun dévoilé des modèles de 14 pouces qui vont remplacer ou compléter des 15,6 pouces. Reste à voir si cela se confirmera ou pas chez d'autres fabricants durant l'année 2013.

Vers la fin des netbooks

L'arrivée de Windows 8 et des tablettes tactiles à des tarifs abordables ont créé une lame de fond qui a pour conséquence la fin des netbooks équipés de processeurs Atom. Certains constructeurs ont d'ailleurs annoncé leurs retraits de ce marché, comme Acer, ASUS, Dell ou bien Toshiba...même si quelques produits sont encore disponibles, ils vont disparaître tôt ou tard.

 

Il faut dire qu'il n'existe plus de licence de type Starter avec le nouvel OS de Microsoft. Si la messe n'a pas été dite, c'est qu'il reste un bastion où les fabricants se sont réfugiés. Ils utilisent par exemple des APU Brazos 2.0 d'AMD et arrivent encore à proposer des machines sous les 350 €. Reste à savoir combien de temps cela perdurera...

Mais où est AMD ?

Enfin, il est une question à laquelle nous venons partiellement de répondre. Où est AMD ? La société de Sunnyvale recule de plus en plus en terme de part de marché sur les PC portables et on retrouve principalement que les APU de la série E dans les machines visant l'entrée de gamme, ses APU de la génération Trinity n'étant quasiment pas intégrés par les constructeurs pour les déclinaisons supérieures.

 

Sleekbook 6z Trinity

 

Quelques contre-exemples existent, mais ils sont presque imperceptibles et l'on se demande dès lors combien de temps la firme va pouvoir fonctionner ainsi. De plus, avec l'arrivée de tablettes tactiles marchant sur les platebandes des PC portables, et équipés de puces ARM, on se demande quelle place il peut rester à AMD.

 

Espérons que la marque puisse se reprendre dès le début de l'année 2013, sinon on ne donne pas cher de sa peau... à court ou moyen terme.

Réseaux sociaux

L'année 2012 aura été relativement agitée du côté des réseaux sociaux. En effet, entre les différents rachats, l'introduction en bourse de Facebook et la guerre sous-jacente entre Twitter et Instagram, nous avons eu droit à plusieurs séries à rebondissements.

 

google+

Rappel : si un service est gratuit, c'est que vous êtes le produit

Google+ : 135 millions d'utilisations actifs par mois, contre 200 millions pour Twitter

Lancé officiellement en septembre 2011, Google+ a connu un essor relativement important en 2012, grandement aidé par Google qui a intégré son réseau social au sein d'une bonne partie de ses services. Au dernier décompte, la société de Mountain View revendiquait pas moins de 135 millions d'utilisateurs actifs, ce qui la place derrière Twitter (200 millions) et Facebook (plus d'un milliard).

 

Ce dernier aura d'ailleurs connu une année très chargée, en commençant par le rachat d'Instagram pour la modique somme d'un milliard de dollars. Quelques jours plus tard, la firme faisait son entrée en bourse avec une valorisation de plus de 100 milliards de dollars, des chiffres qui font tourner la tête. La suite est par contre assez chaotique puisque l'action est rapidement retombée aux alentours de 30$ pour finalement être actuellement aux environs de 28 $ seulement.

 

facebook bourse chute

Facebook, Foursquare, Instagram et Twitter : fight !

Depuis peu, une petite guerre s'est installée entre Twitter et Instagram et donc... Facebook. Petit rappel des faits.Twitter a commencé par désactiver la recherche d'amis sur Instagram. Ce dernier lui a répondu en supprimant l'intégration des photos au sein des tweets. Le but était simple : envoyer les utilisateurs sur son propre site, surement en vue de la monétisation.

 

Instagram d'ailleurs a fait couler beaucoup d'encre durant les derniers jours de l'année en modifiant ses conditions d'utilisations et, quelques heures plus tard, son co-fondateur, Keviv Systrom, avait même dû prendre la parole sur son blog afin de s'expliquer.

 

instagram

 

Mais Facebook ne s'arrête pas en si bon chemin puisque la firme de Palo Alto a également décidé de s'attaquer de manière frontale à Foursquare en proposant un service de recommandation de lieux. La société spécialisée dans la géolocation semble pour sa part être en discussion avec Apple afin d'intégrer Plans, une solution qui pourrait être salutaire.

Twitter ne bouge quasiment pas, Copains d'avant a tenté son come back

Si Facebook a multiplé les nouveautés et les achats, un autre réseau social d'envergure est resté relativement calme : Twitter. En effet, hormis quelques changements basiques et la mise en place de filtres photo sur ses applications mobiles (en partenariat avec Aviary), aucune grosse innovation n'a été dévoilée et l'oiseau bleu se repose entièrement sur ses acquis. Une situation qui devra changer en 2013, innover étant une des clés pour tenir sur la distance.

 

Au début de l'année, Copains d'avant a tenté de faire un retour en force en proposant une nouvelle interface revue et corrigé ainsi qu'une « Timeline » de votre vie. Pour rappel, il s'agit de l'un des plus vieux réseaux sociaux puisqu'il existe depuis maintenant près de 11 ans et, même s'il n'est pas aussi populaire que Facebook, il continue à être présent, tout du moins en France.

Les moteurs de recherche se penchent de plus en plus sur votre vie sociale

2012 est également l'année d'arrivée des réseaux sociaux au sein des moteurs de recherche. Google a été le premier à ouvrir le bal avec son Social Search, mais qui ne va piocher des informations que sur Google+, ce qui est plutôt regrettable.

 

social search

 

De son côté, Microsoft a annoncé quelque mois plus tard que Bing intégrait les réseaux sociaux dans son moteur de recherche. Il était alors question de Facebook, Foursquare et Google+ pour ne citer que ceux-là, mais une récente mise à jour ne fait plus mention de ce dernier.

 

Dans les deux cas, ces fonctionnalités ne sont pas contre pas encore disponibles en France.

Pour 2013 Microsoft veut sa part du gâteau et lance officiellement So.cl

Après plusieurs rebondissements, So.cl, le réseau social développé par Microsoft a enfin ouvert ses portes à tous. Pour rappel, celui-ci ne se place pas en concurrent direct de Facebook ou Google+, mais s'oriente principalement vers le partage de contenu ; le but étant d'« aider les gens à trouver et partager des pages web intéressantes ».

 

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Il est bien évidemment trop tôt pour faire un état des lieux, mais nous tâcherons de le faire au début de l'année prochaine... enfin, si nous sommes encore là. Au final, en 2013 nous devrions encore avoir une guerre, plus ou moins directe, entre les différents gros poissons dans ce domaine. Espérons par contre que l'utilisateur ne soit pas la victime de ce tir croisé...

Logiciels et sécurité

Dans la catégorie logiciels et sécurité, l’année 2012 a été marquée par des temps forts. Elle fut notamment très riche sur le plan des systèmes d’exploitation, avec en particulier l’arrivée d’un nouveau Windows. Un foisonnement observé également sur le terrain des navigateurs dont la bataille s’est intensifiée. Quant à la sécurité, plusieurs évolutions et faits très notables auront jalonné une année décidément très dense.

Systèmes d’exploitation : une année riche

Dans le domaine des systèmes, l’évènement marquant de 2012 aura été la sortie du controversé Windows 8 le 26 octobre. Comme à chaque nouveau système de Microsoft, les débats ont été animés, mais pour une raison différente. Habituellement, c’est la base technique du système qui est attaquée, alors que dans le cas de Windows 8, c’est son interface « Metro », rebaptisée Modern UI, qui a provoqué bien des réactions et des critiques.

 

windows8 start screen

 

Côté Apple, un système d’exploitation aussi est arrivé : Mountain Lion, en juillet dernier. Pour Cupertino, le nouveau venu marque le début d’un fort rapprochement avec iOS. On note en effet la présence de Messages qui permet d’échanger du texte, des photos ou encore de la vidéo avec les iPhone, iPad et iPod Touch. Rappels et Notes sont également de la partie et entièrement synchronisés avec leurs équivalents iOS. On remarquera également la présence d’un centre unifié de notifications, mais globalement, le système ne s’est pas démarqué par un très grand nombre de nouveautés. Il est d’ailleurs vendu à un tarif peu élevé : 15,99 euros.

 

mountain lion

 

Enfin, du côté des distributions Linux, de nouvelles versions sont apparues pour une bonne partie d’entre elles. On relèvera en particulier Ubuntu, passée en version 12.10, et dont l’intégration des résultats Amazon dans les recherches a provoqué l’ire de Richard Stallman. Fedora est passée de son côté en version 17, tandis qu’OpenSuse a évolué vers une mouture 12.2 et Linux Mint (dont le succès est grandissant) vers la version 14.

 

Du côté des tendances 2013 cependant, la situation est plus floue. Apple n’a par exemple pas dévoilé quelle sera la prochaine évolution de son OS X. Côté Linux, on peut toujours compter bien entendu sur une version tous les six mois environ pour la plupart des distributions. Mais pour Windows, les rumeurs pointent clairement vers une mise à jour majeure, nommée « Blue », et qui doit poser les bases d’une évolution annuelle du système.

Navigateurs : la guerre continue

La bataille qui oppose les différents navigateurs s’est encore intensifiée. Par exemple, du côté de Mozilla, 2012 aura été la première année complète d’exploitation du nouveau cycle de Firefox. Résultat : huit versions majeures sont sorties jusqu’à présent, et Firefox 18 en est déjà à sa bêta 5. De très nombreux changements ont eu lieu, notamment du côté des performances, et l’éditeur essaye de combattre un Chrome toujours survolté. Le butineur de Google a lui aussi vécu près d’une dizaine de nouvelles versions, capitalisant sur ses bonnes performances, la synchronisation et l’explosion du nombre d’extensions disponibles dans sa boutique intégrée.


chrome firefox incognito

 

Alors qu’Opera continue d’améliorer un navigateur qui n’a jamais rencontré le succès pourtant mérité, Microsoft et Apple ont chacun sorti une version majeure également. À Redmond, c’est un Internet Explorer 10 qui est apparu avec Windows 8, et prochainement avec Windows 7. Là encore, l’accent a été mis sur les performances, ainsi que sur le support des technologies du web. Notez qu’au travers d’une interview récente de Ryan Gavin, directeur du développeur d’IE chez Microsoft, nous avons appris que l’éditeur continuerait sur sa lancée d’une mise à jour de son moteur pour chaque version majeure. Il n’y aura donc pas d’évolution dans le cycle.

 

ie10 win7

 

Apple enfin a lancé Safari 6. En dehors d’une hausse des performances et d’un meilleur support technologies du web là encore, les nouveautés étaient assez peu nombreuses. On notera cependant sous Mountain Lion l’apparition d’un bouton dédié aux fonctionnalités de partage pour envoyer des liens par email, ou encore vers Twitter, Facebook et ainsi de suite. Safari 6 a marqué également la fin des moutures pour Windows, mais cette cassure n’a pas nécessairement été un bouleversement, le navigateur étant très peu utilisé sur l’OS de Microsoft.

Sécurité : l’année du tournant

L’année 2012 a été un tournant pour plusieurs raisons dans le monde de la sécurité. On se souvient notamment plus de 600 000 Mac ont été touchés au plus fort de l’infection par le malware Flashback qui s’était répandu à travers des serveurs web, cherchant à exploiter une faille Java via un applet. Il s’agissait de la deuxième année consécutive que des centaines de milliers de Mac étaient touchés. En 2011, on se rappelle ainsi du faux antivirus MacDefender qui avait piégé de très nombreux utilisateurs.


 

Mais une succession particulière d’évènements a réellement marqué l’année 2012. Il s’agit d’un petit lot de malwares qui n’ont pas impressionné par le nombre de machines infectées, mais par leurs cibles. Il s’agissait de Duqu, Stuxnet et Flame. Trois malwares ayant des caractéristiques techniques uniques et utilisant des méthodes de très haute volée. On se souvient de la bombe lachée notamment par Kaspersky pour qui l’implication d’un ou plusieurs états dans le code de Flame ne faisait aucun doute. Difficile d’ignorer que la cible de Stuxnet était les centrifugeuses des centrales nucléaires iraniennes.

 

Ce lot de menaces ne concernait pas le grand public et la répartition géographique des atteintes était surtout concentré au Moyen-Orient. Toutefois, Tim Rains, directeur du groupe Trustworthy Computing chez Microsoft, a récemment indiqué qu’il craignait un débordement des techniques utilisées dans les malwares plus généralistes. Le code de Stuxnet ou encore de Flame a été récupéré, analysé, et pas uniquement par les sociétés de sécurité.

 

Enfin, 2012 a été marquée par un nombre important de fuites de données d’importance diverses. Parmi les plus significatives, on se rappelle surtout de celle de LinkedIn : plus de 6,5 millions de mots de passe s’étaient évaporés dans la nature. 55 000 comptes Twitter ont également vu leur sécurité compromise, même si une partie d’entre étaient des comptes dupliqués. Le célèbre éditeur Blizzard, père de Diablo et Warcraft, avait lui aussi subi une intrusion dans ses serveurs, demandent à une partie des utilisateurs de Battle.net de changer leur mot de passe.


twitter fuite


Le Figaro avait également fait les frais d’une brèche dans ses défenses, laissant filtrer les identifiants de 168 comptes utilisateurs, heureusement chiffrés. Mais parmi les évènements récents, la « palme » revient à la Caroline du Sud, dont les systèmes informatiques vieillissants du centre de gestion des impôts ont laissé fuiter pas moins de 5,7 millions de comptes utilisateurs.

Droit : France

Hadopi, Copie privée, Taxe Google, ACTA, Megaupload, Mission Lescure... L'année 2012 aura été marquée par plusieurs gros sujets. Compte rendu des principaux évènements sur deux pages : une dédiée à la France et l'autre à l'international.

Copie privée : des nuages, des barèmes, la CJUE et le lobbying

Début 2012, la loi « extincteur » sur la copie privée est entrée en application. Pendant 10 ans les ayants droit ont aspiré indument des centaines de millions d’euros sur les circuits professionnels. Poussés par la justice, ils ont finalement mis sur pied une loi organisant un non-assujettissement... par remboursement sur facture. Mais le texte multiplie les trappes. Lors de l’achat, aucune information. Formalisme. De même, la facture doit mentionner montant de la copie privée, etc. ce qui n’est quasiment jamais le cas ! La loi en question n’a donc pas atteint son objectif mais a sacralisé les flux des ayants droit. AInsi on s’attendait à 40 millions d’euros remboursés en août 2012. Or, seuls 70 000 euros ont été réclamés par les pros à la même date !

 

copie privée barème copie privée barème

 

Mais tout ne stagne pas. Malgré la démission des industriels, interdite selon Filippetti, les ayants droit sont parvenus à voter les nouveaux barèmes de la copie privée. Ces barèmes consacrent des hausses alors que la logique attendait les baisses du fait de l’exclusion des sources illicites et professionnelles. Pendant ce temps-là, le CSPLA - conseil juridique du ministère de la Culture, composé essentiellement d’ayants droit – prépare l’assujettissement du cloud. Une disposition permet déjà cette extension, mais elle a été temporairement anesthésiée. Au Luxembourg, les ayants droit savent leur trésor menacé devant la Cour de Justice. Une partie (25 % en France) de la copie privée est détournée - illégalement selon l’avocat général - par les sociétés de collecte et de répartition. Ces sommes servent à financer le spectacle vivant, mais aussi à sensibiliser les députés comme l’a reconnu le numéro un de la SACEM. La décision de la CJUE est attendue en 2013.

Hadopi, la montée en puissance

Avec l’élection de François Hollande, les ayants droit ont pu légitimement craindre une remise en cause immédiate de la loi Hadopi. Un dispositif auquel ils ont élaboré la mise en oeuvre, dès les premières briques. Depuis, Aurélie Filippetti a laissé son treillis arboré pendant la bataille parlementaire. Doublée sur ce dossier, la ministre a fortement assagi ses propos. Elle concentre aujourd’hui son attention sur la lutte contre le streaming et le direct download, plutôt qu’à dénoncer l’iniquité de la sécurisation pénale de l’accès à internet. Qui perdure.

 

hadopi marais imbert quaretta

 

Dans ses murs, le Hadopi continue sa montée en puissance. Si le sujet de l’interopérabilité patauge (VLC ou BNF), un appel d’offres de mars 2011 est désormais en partie dévoilée. La Haute autorité est maintenant en capacité de traiter 200 000 saisines/jour, soit au-delà des 125 000 adressées par les ayants droit. Cependant la Rue du Texel, qui ne rembourse toujours pas les FAI, s’attend en 2013 à l’arrivée du jeu vidéo et une hausse de 40 % du nombre d’avertissements envoyés. Hadopi promet aussi de passer à un « autre stade » et rêve d’analyser le streaming, le direct download, les forums, les moteurs, Usenet

 

Pendant ce temps, la Carte Musique Jeune a été enterrée après un bide sidéral. Pur.fr gravite à 9 109 visites par mois. Et les ayants droit restent insatisfaits. Ainsi seuls un million de DVD d’Intouchables ont été vendus. La faute au piratage ! Et pas seulement celui de proximité… Pascal Nègre a lui déjà sa solution : « il faut foutre un coup sur la gueule » aux récidivistes Hadopi. Le premier méga criminel de la Hadopi a d’ailleurs été condamné à 150 euros pour un titre de Rihanna. PC INpact a pu interviewer ce terroriste de l’exception culturelle et publié ce jugement « historique ».

Droit voisin pour la presse : le bras de fer avec Google

googleFin août, un projet de loi allemand visant à taxer les moteurs de recherches et les agrégateurs d’actualités a été adopté en Conseil des ministres. L’idée était la suivante : imposer aux sociétés proposant ce type de services - dont Google - à verser un droit voisin pour leur utilisation des liens hypertextes renvoyant vers les contenus proposés par les éditeurs de presse. Sauf que les représentants d’éditeurs d’autres pays se sont engouffrés dans la brèche, à commencer par les Français. Début septembre, l'association de la presse d'information politique et générale (IPG) transmettait à Aurélie Filippetti sa proposition de loi.

 

Jugée « extrêmement pertinente » par la ministre de la Culture, cette idée visant à créer un nouveau droit voisin a rapidement été prise en compte et étudiée par le gouvernement. Google a cependant tenté de frapper du poing sur la table, en menaçant de déréférencer les sites de presse français au cas où un projet de loi serait adopté en sa défaveur. Le 30 octobre, François Hollande a finalement reçu le président de la firme de Mountain View, pour lui annoncer qu’il lui donnait jusqu’à la fin de l’année pour trouver un accord avec les éditeurs de presse. Faute de quoi, une loi pourrait être adoptée par les pouvoirs publics. Quelques jours plus tard, Marc Schwartz était nommé médiateur par les autorités. 

Pierre Lescure, oiseau de mauvaise augure ?

Le candidat Hollande l’avait promis : s’il était élu, un « Acte 2 de l’exception culturelle » serait mis en place au cours de l’été, afin de réfléchir notamment à une éventuelle réforme de la Hadopi. Et c’est finalement Pierre Lescure qui a été nommé à la tête de cette mission aux contours larges, en dépit de ses liens avec des groupes du divertissement comme Lagardère, ou bien encore des spécialistes du DRM tels que Kudelski. Le 18 juillet, le gouvernement dévoilait la feuille de route de la mission Acte 2 : tout d’abord faire un état des lieux durant l’été, avant d’engager en septembre des auditions - qui se dérouleront finalement jusqu’à la mi-janvier. Viendra ensuite les temps de la synthèse et de la formulation des propositions, attendues pour fin mars 2013.

 

lescure

 

L’ancien PDG de Canal + n’a toutefois pas sa langue dans sa poche. Dès l’été, il n’a pas hésité à s’exprimer sur des sujets tels que la riposte graduée. Au cours des multiples « sorties » de Pierre Lescure, il ressort une grande tendance : le dispositif de sanction, jugé « incontournable », « doit être maintenu », mais la suspension de l’accès à Internet est quant à elle sur la sellette. Resterait donc les seules amendes. Le meneur de la mission Acte 2 est d’ailleurs tombé cet été en parfaite harmonie sur ces deux points avec la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.

 

Le bilan de mi-parcours présenté début décembre par la mission va d’ailleurs bien en ce sens, précisant qu’une «grande partie des ayants droit semble prête à accepter [la] suppression » de la coupure de l’accès à Internet. Un autre point s’est dégagé de ce point d’étape : le statut des hébergeurs va évoluer. Une modification tendant à ce que ceux-ci se débrouillent pour qu’un contenu déjà signalé n’apparaisse plus sur leurs plateformes - ce qui correspond à une obligation de « notice and stay down » (retirer et ne plus laisser revenir) - devrait donc être au programme des recommandations de la mission Lescure. Or ceci aurait de fortes implications techniques et juridiques sur les hébergeurs, mais aussi sur la liberté d’expression, protégée in fine par le statut actuel. Au final, une impression se dégage : celle que l’ancien PDG de Canal + prépare les premières pierres de l’arsenal voulu par Aurélie Filippetti et bon nombre d’ayants droit. La Quadrature du Net, qui a d’ailleurs refusé de participer à la mission Lescure, déplorait ainsi à la mi-décembre une « externalisation au privé de la formulation des politiques publiques ».

Premiers mois d'action du gouvernement Ayrault 

Suite à l’arrivée au pouvoir de la majorité socialiste, plusieurs dossiers ont été lancés ou au contraire abandonnés. À la mi-août, le Premier ministre a ainsi mis sur les rails un rapprochement entre le CSA et l’ARCEP. Mais les régulateurs de l’audiovisuel et des télécoms ne devraient cependant pas fusionner, les derniers arbitrages esquissant plutôt la création d’une instance commune. S’agissant du financement du CNC, l’astuce légale de Free pourrait potentiellement être colmatée, en ce que la ministre de la Culture a notifié à Bruxelles au mois d’octobre une nouvelle mouture de la taxe sur les services de télévisions (TST). Le texte, qui fait toujours l’objet d’échanges entre la Commission européenne et la France, entend taxer la densité audiovisuelle du Net.

 

La proposition de loi sur l’aménagement numérique du territoire a quant a elle été rejetée fin novembre à l’Assemblée nationale. La ministre déléguée à l’Économie numérique devrait expliquer d’ici février comment le gouvernement entend honorer la promesse du candidat Hollande, qui entendait couvrir l’ensemble du territoire en très haut débit d’ici 2022. Quelques semaines après le soi-disant « bug Facebook », la locataire de Bercy a également annoncé la présentation au premier semestre 2013 d’un projet de loi relatif à la protection des données personnelles.

 

pellerin

 

Le Conseil national du numérique, qui a vu le jour en avril 2011 sous l’impulsion du président Sarkozy, a mal digéré l’alternance politique. Début juillet, la quasi-totalité des membres de cet organe consultatif annonçaient qu'ils présentaient leurs mandats au président de la République et au gouvernement, du fait de la nomination surprise d’un proche conseiller de Fleur Pellerin, Jean-Baptiste Soufron au poste de secrétaire général du CNN. Mais après des mois d’inactivité, le gouvernement a publié début décembre un décret modifiant le fonctionnement du CNN. L’organe devrait donc reprendre du service, avec notamment plus de membres, qui seront désignés en respectant la parité homme-femme.

À venir en 2013

  • Si Google et les éditeurs de presse ne trouvaient pas un accord d’ici début 2013, les autorités transmettront une loi au Parlement
  • Février : le séminaire gouvernemental dédié au numérique permettra de connaître la feuille de route du gouvernement sur de nombreuses thématiques : développement du haut débit, protection des données personnelles, ouverture des données publiques (Open Data)...
  • Mars : La mission Lescure doit préparer un document provisoire de ses propositions pour le 15 mars, en vue de la remise de son rapport final, prévue pour le 31 mars

CPU, GPU et compagnie

Ces dernières années n'ont pas été des plus reposantes pour les adeptes de hardware, ainsi que les constructeurs qui misent sur l'univers PC. Le déclin des ventes de ces derniers, et la concentration des fonctionnalités au sein des produits n'arrange pas les choses pour cet écosystème de plus en plus fragilisé.

Intel toujours leader sur les CPU, heureusement que les APU d'AMD sont là

Du côté des CPU, 2012 aura vu la suprématie d'Intel se renforcer, face à un AMD qui multiplie les ratés. Le passage de Sandy Bridge à Ivy Bridge s'est à peu près déroulé sans accroc, tant dans le domaine du PC fixe que du portable. Cette évolution intermédiaire, avant l'arrivée d'Haswell aura surtout permis au géant de Santa Clara de démontrer qu'il est encore le leader en terme de fonderie. Ainsi, alors que l'ensemble du marché se limite à du 28 nm plus ou moins efficace, les procédés utilisés par Intel se paient le luxe d'être aussi efficaces que productif.

 

IDF Day 1 Keynote Haswell 

 

Dans le même temps, AMD a tenté de revenir sur le marché du coeur de gamme avec Piledriver, sans vraiment convaincre. Une fois de plus, ce sont donc les APU de la marque qui sauvent les apparences, avec une gamme AM2 plutôt cohérente, qui est parfaitement adaptée aux besoins de ceux qui cherchent avant tout à se construire une machine accessible.

ARM vs x86 : la guerre ne fait que commencer, et elle s'annonce sanglante

Mais comme nous avons pu le voir dans les pages dédiées à la mobilité, tout pourrait bien changer en 2013 qui sera sans doute encore plus une année charnière. La montée en puissance d'ARM ne devrait pas cesser, tant dans le segment grand public que celui du serveur.

 

Intel ne s'y est d'ailleurs pas trompé en mettant sur le marché sa Xeon Phi pour ne pas se laisser déborder sur le terrain du HPC, alors que les Atom S1200 auront pour but de contrer les solutions à bas coût, basés sur une multitude de petits coeurs, comme le prépare AMD en 2014 avec ses Opteron exploitant une architecture ARM, aidés par les technologies issues du rachat de Seamicro.

 

AMD Opteron ARM

 

Il sera d'ailleurs de plus en plus intéressant de comparer les différentes plateformes entre elles, grâce à des écosystèmes logiciels qui ont une tendance à s'universaliser. Les distributions Linux commencent à se mettre à ARM, tout comme Microsoft avec Windows RT et même des sociétés telles que Futuremark s'y mettent, en proposant des outils de mesure de performances fonctionnant quel que soit le CPU et l'OS, mobile ou non.

Les fabricants de cartes mères pourraient être les grands perdants du déclin du PC

Pour les fabricants de cartes mères, 2012 a sans doute été une année assez peu faste. Entre Ivy Bridge et Piledriver qui n'imposaient pas de changement de socket, ils n'ont vraiment trouvé un salut qu'avec l'arrivée du FM2 chez AMD. La majorité d'entre eux ne s'y trompe d'ailleurs pas et s'attend à ce que cela soit de pire en pire. La diversification est donc de mise, avec ASUS qui met le paquet sur la mobilité et les accessoires (notamment audio), Gigabyte qui fait de même à une moindre échelle...

 

ASROCK FM2A85X Extreme 6

 

Car les processeurs ont tendance à embarquer de plus en plus de composants. Ainsi, on soupçonne Haswell de commencer à intégrer une partie de l'étage d'alimentation, alors que celle du chipset est déjà prévue de manière partielle, et sera complète avec la génération suivante qui prendra la forme d'un véritable SoC haut de gamme. Comment se différencier les uns des autres ? Le bundle, le service, l'offre logicielle... mais cela ne suffira sans doute pas, et les plus petits acteurs pourraient souffrir plus que les autres d'une telle situation. 

Vous êtes excités par les GPU innovants ? 2012 n'a pas dû être à votre goût

Même morosité du côté des cartes graphiques pour une année 2012 qui aura littéralement calmé le rythme de sortie des produits. Si NVIDIA a dispersé la découverte de sa gamme Kepler tout au long de l'année, c'est pour mieux répartir la charge de la production de ses puces qui exploitent le 28 nm de TSMC qui aura été le véritable facteur limitant de ce marché. On appréciera néanmoins le retour de la gamme x60 avec une GeForce GTX 660 plutôt intéressante, mais qui comme sa grande soeur la GTX 660 Ti était vendue bien trop cher pour vraiment lutter face à la concurrence.

 

NVIDIA GeForce GTX 650 660 GK106 GK107

 

AMD a en effet décidé de taper fort du côté du portefeuille cette année. Sa gamme de Radeon HD 7000 n'aura finalement pas été renouvelée, puisque l'on vient à peine de découvrir de manière franchement timide les Radeon HD8000M pour ordinateurs portables, qui n'arriveront que dans le courant du premier trimestre 2013. C'est donc une véritable série de baisses de tarifs à laquelle on a eu droit cette année, sans compter le programme « Never settle » qui aura été l'occasion de rajouter plusieurs jeux gratuits à une offre déjà à prix plancher. 

 

Espérons néanmoins que les nouveautés ne tarderont plus à montrer le bout de leur nez. On aimerait en effet une gamme un peu plus attractive du côté de la consommation et de la nuisance sonore, qui restera le défaut de cette génération de Radeon. Tout cela devrait en partie dépendre des fondeurs tels que TSMC dont on espère qu'ils passeront rapidement sous la barre des 28 nm avec des procédés efficaces.

Les jeux vidéo 2012 / 2013

Côté jeux vidéo, 2012 aura été marqué par l'arrivée de titres très attendus, on pense par exemple à Diablo III, dont le lancement chaotique aura certainement laissé des souvenirs très étranges aux fans de la saga. C'est aussi cette année que l'on a découvert l'excellent Dishonored par exemple. Retour sur une année mouvementée et voyons ce qui nous attends pour 2013.

 

2012 fut une année noire pour de nombreux studios de développement. Certains grands noms ont mis la clé sous la porte comme Hudson (Bomberman), Sony Liverpool ( WipeOut ) ou encore 38 Studios a qui l'on doit Kingdoms of Amalur. Il conviendra d'ajouter THQ, bien que l'éditeur n'ait pas encore mis la clé sous la porte, et trouvera certainement un repreneur, il n'est pas passé loin de la catastrophe.

La débâcle SWTOR

L'un des faits marquants, c'est l'échec retentissant rencontré par le MMORPG d'Electronic Arts et de Bioware basé sur l'univers de Star Wars. D'énormes moyens ont été mis en place par les deux sociétés pour promouvoir le jeu et l'imposer comme le titre qui aura enfin réussi à faire trembler World of Warcraft. Le Los Angeles Times a estimé au mois de janvier que le budget était de l'ordre de 200 millions de dollars, un des plus gros jamais atteint  par un jeu vidéo. À titre de comparaison, Grand Theft Auto 4 n'a réclamé que 100 millions, hors dépenses marketing.

 

Star Wars The old Republic

 

Alors qu'un pic à plus de 1,7 million d'abonnés actifs a été enregistré en février 2012, et que Bioware parlait d'une « croissance météorique », l'éditeur semble avoir oublié qu'une météorite, en principe, ça finit par s'écraser ou se désintégrer. Le rappel à l'ordre intervient trois mois plus tard lors de l'annonce des résultats du quatrième trimestre 2012 d'EA où le chiffre annoncé se réduit à 1,3 million seulement.

 

Electronic Arts a finalement surpris son monde en proposant une partie du jeu gratuitement. Il faut mettre la main au porte-monnaie pour accéder aux contenus PvE au niveau maximal, ou pour participer à plus de 3 batailles en JcJ. Cette formule est-elle la bonne ? Nous le saurons certainement au moment de rédiger ce même dossier l'an prochain.

Les débuts chaotiques de Diablo III

Dix ans, c'est le temps qu'il aura fallu attendre avant de pouvoir mettre la main sur la suite du mythique Diablo II. Si l'attente fut plus courte que pour Duke Nukem Forever, la déception des joueurs était par contre bien présente. Annoncé en juin 2008, Diablo III était attendu par une importante communauté de fans qui espéraient trouver un digne successeur au précédent opus.

 

Geek Pic PA Diablo III Erreur 37

 

Si Diablo III a rencontré un immense succès, avec 6,3 millions d'exemplaires écoulés en une dizaine de jours, ses premières semaines d'exploitation auront été chaotiques. Tout le monde a gardé la fameuse "Erreur 37" à l'esprit, mails il ne faut pas oublier les déboires de l'hôtel des ventes à argent réel maintes fois repoussé, et les divers bugs, permettant par exemple de rendre les barbares invulnérables.

 

Blizzard a cependant fait amende honorable et publié de nombreuses mises à jour pour faire en sorte que son titre colle davantage aux attentes des joueurs. Ainsi le patch 1.0.4 apportera quelques modifications bienvenues comme l'ajout de 100 niveaux « Parangon », mais aussi une querelle de clocher entre Jay Wilson et David Brevik. La version 1.0.5 corse la difficulté du jeu, en augmentant la résistance et les dégâts infligés par les ennemis, en récompense les butins lâchés par les monstres sont plus juteux.

 

Seul point noir, le PvP promis par Blizzard n'est toujours pas là alors que plus de six mois se sont écoulés depuis la sortie du jeu, mais reste prévu pour la mise à jour 1.1 qui n'a toujours pas été annoncée.

Dishonored, la bonne surprise 

Difficile de passer à côté de Dishonored, tant le titre des studios lyonnais d'Arkane s'est attiré les faveurs des critiques partout dans le monde, y compris celles de nos amis de Prix du Net. Resté assez discret jusqu'à son lancement, Dishonored a surpris son monde en proposant un gameplay accrocheur permettant de parcourir le titre de diverses façons, en privilégiant la force brute ou en cherchant à faire preuve de discrétion.

 

Dishonored Gameplay

 

Le succès est au rendez-vous, avec bientôt deux millions d'exemplaires vendus dans le monde. Une telle réussite que Bethesda, l'éditeur de Dishonored a affirmé qu'ils tenaient avec ce titre une nouvelle franchise porteuse, et qu'il souhaitait que d'autres titres voient le jour autour de celle-ci.

Ceux que l'on attend : Crysis 3, GTA V, Sim City, T.E.S. Online, Tomb Raider

Crytek promet avec Crysis 3 de mettre à genoux nos machines de guerre dès le 21 février 2013, comme ce fut longtemps le cas avec le premier opus de la saga. Au vu des nombreuses vidéos diffusées par l’éditeur, comme celle que vous trouverez ci-dessous,il ne fait aucun doute que le jeu sera une énorme claque du point de vue des graphismes.

 

Autre hit très attendu : GTA V. Si nous ne savons pas encore s'il sera disponible sur PC, nous savons que son arrivée sur les consoles est prévue pour le printemps de l'année prochaine d'après RockStar. Après dix ans d'attente, ce sera aussi l'année prochaine que sortira la suite de SimCity 4, les studios Maxis (depuis rachetés par Electronic Arts) ont enfin dévoilé la suite de la série, avec un nouveau volet plus simple d’accès et mettant l’accent sur l’expérience multijoueurs.

 

Toujours pour 2013, nous attendons aussi de pied ferme The Elder Scrolls Online dont la suite a été confiée à un certain Matt Firor, qui n’est autre que le producteur et le designer de Dark Age of Camelot. Enfin, Square Enix devrait nous proposer le reboot de Tomb Raider avec une Lara Croft âgée de 21 ans, victime d'un naufrage et qui se retrouve sur une île pas des plus accueillantes.

 

Droit : international

Outre les retards des versions britanniques et américaine de la riposte graduée, toutes les deux repoussées, l'actualité internationale en matière juridique a été marquée par le rejet du traité ACTA par les eurodéputés, la fermeture de MegaUpload, et l'échec du sommet de l'Union internationale des télécoms (UIT) à Dubaï.

Le Parlement européen rejette ACTA

2012 c’est aussi le rejet massif d’ACTA par le Parlement européen. 478 voix contre 39. Une opposition massive qui fait suite également à une imposante campagne de sensibilisation sur les réseaux. Le nom de la Quadrature du net n’est évidemment pas loin.

 

acta vote

 

Nous étions alors avec Jérémie Zimmermann à Bruxelles et Strasbourg lors de cette session finale : « La victoire contre ACTA doit marquer le début d'une nouvelle ère dans laquelle les décideurs publics font passer les libertés et l'Internet libre - notre bien commun - avant les intérêts privés ». Cependant, les habitudes sont tenaces l’exemple de CETA, l’accord mitonné entre le Canada et la Commission européenne ne donne toujours pas de signes rassurants. On note cependant que la Commission Européenne vient de retirer sa procédure initiée devant la CJUE, ce qui enterre un peu plus profondément l'accord anti-contrefaçon.

La fermeture de Megaupload

Alors qu’Hadopi poursuit sa montée en puissance, les ayants droit ont obtenu la fermeture musclée de MegaUpload. La mesure a provoqué une chute en domino de plusieurs autres solutions d’hébergement. Uploadbox, X7.to, Boxset.ru, FileJungle ou UploadStation etc.

 

Me.ga megaupload kim dotcom

 

En parallèle, Google lustre son image face à des ayants droit pressés de revoir le statut d’hébergeur à la dur. Le moteur sous-référence les contenus les plus dénoncés par les créateurs et les producteurs. Ceux-ci ont d‘ailleurs peaufiné un logiciel avec l’ALPA en collaboration de TMG pour faire bloquer ou déréférencer automatiquement - sans juge - la réapparition des sites clones d’un site une première fois interdit par la justice. C’est le dossier Allostreaming qui consacre une solution technique de notice & stay down. Pour janvier 2013, l’imposant Kim DotCom promet toutefois un nouveau service fracassant dont il a déjà dévoilé les premières images et informations.

Sommet de l'UIT, ou l'émergence de deux blocs

Du 3 au 14 décembre, s’est tenue à Dubaï la Conférence mondiale sur les télécommunications internationales. Des représentants de gouvernements venant du monde entier se réunissaient sous l’égide de l’ONU, afin de réviser le Règlement des télécommunications internationales (RTI). Toutefois, les États membres ne sont pas arrivés à se mettre d’accord. 55 pays sont en effet partis sans avoir signé le texte qui s’était dégagé à l’issue des négociations, dont les États-Unis, le Canada, l’Australie, l’Union européenne (dont la France)...

 

france UIT dubai

Crédits : itupictures (CC BY 2) - Flickr.

 

La principale raison de cet échec tient dans la remise en cause de la gouvernance de l’internet. Il s’avère en effet que la mainmise américaine, par exemple sur la gestion de la racine des noms de domaine, n’est pas du goût de tous les États. La version révisée du RTI prévoit ainsi que « tous les gouvernements devraient avoir égalité de rôle et de responsabilité dans la gouvernance internationale de l’internet ». À l’issue de la conférence de Dubaï se distinguent donc deux blocs, le premier étant mené par les États-Unis et leurs alliés, tandis que le second réuni 89 pays, dont ceux qui respectent peu les libertés fondamentales (Cuba, Iran, Russie, Chine...), et qui ont approuvé le texte. La France s’est quant à elle surtout illustrée par son silence, les autorités n’ayant annoncé leur position que le jour de clôture du sommet de Dubaï. 

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