Stéphane Richard, PDG de France Télécom, Lombard, conseiller

Hier soir, Orange a annoncé, avant ses résultats financiers, le jeu de chaises musicales à la tête de sa direction. Le Conseil d'Administration a pris acte de la décision de Didier Lombard de remettre son mandat de Président et a dans le même temps nommé Stéphane Richard PDG du groupe dès le 1er mars 2011.

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Le coup de pouce visionnaire de Lombard

« Le Conseil d'Administration a tenu à saluer le processus de transition exemplaire qui a été conduit par les deux mandataires sociaux du Groupe. Il a tenu également à remercier Didier Lombard pour l'ensemble de son action » a sobrement indiqué Orange. Néanmoins Lombard ne prend pas totalement les voiles. Il est nommé « Conseiller spécial » de Stéphane Richard et apportera ses lumières « sur les orientations stratégiques et la vision technologique du Groupe. ».

Le partage des investissements

L’une des problématiques de Lombard, plusieurs fois répétées, est la question du retour sur investissement sur les réseaux de nouvelles générations. C’est celle du partage « équitable » entre les opérateurs d’un côté et les éditeurs de contenus et de services de l’autre. Des réseaux comme la fibre vont offrir « à ces sociétés non régulées de véritables autoroutes pour déployer leurs services », avait-il indiqué. « C'est un peu comme si on allait construire des autoroutes et que seules des voitures californiennes devaient rouler dessus. »

A cela Martin Rogard, directeur général de Dailymotion France, répondait : « Il n'est pas question pour les agrégateurs de contenu comme nous de contribuer au financement des réseaux. C'est aux fournisseurs d'accès à Internet de le faire. Car ce sont eux qui vendent des accès haut débit et facturent ces offres réseau à leurs abonnés ». Mais c'était avant que Dailymotion ne passe dans le giron d’Orange.

Une retraite reportée, un bilan social "catastrophique"

Selon l’AFP qui cite des sources internes, Lombard touchera à terme une retraite d’environ 300.000 euros par an, en plus de sa retraite "de base" de haut fonctionnaire. A la Tribune, il avait indiqué qu’il ne recevrait pas d’indemnités de départ lors de son départ.

Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC/UNSA, juge de son côté le bilan social de Lombard comme une « catastrophe. 30.000 emplois ont été supprimés en cinq ans, au profit de la délocalisation des sites et de la sous-traitance. Cette politique de réduction des coûts a provoqué un sentiment d'inutilité chez les salariés, avec la vague de suicides que l'on connaît. Face à cela, Didier Lombard a joué la politique du déni et a même parlé de « mode des suicides », une vraie maladresse. L'entreprise met du temps à se remettre de ce traumatisme, mais cette année, les effectifs ont été stabilisés et il n'y pas eu de fermetures de sites. »

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