Marc Cerrone : « La musique a vocation à devenir gratuite »

Marc Cerrone, bien connu des fans de Disco, ainsi que des téléspectateurs de W9 pour faire partie du jury de l’émission X-Factor, est aussi réputé pour ses propos au sujet d’Hadopi.

cerronePar deux fois, en 2009 (ici et ), le batteur a ainsi déclaré tout le mal qu’il pensait de la loi Création et Internet et de la Haute Autorité. Et dans une récente interview accordée à SVM Mac, il a de nouveaux abordé le sujet dans un sens large.

Tout d’abord, commençons par quelques morceaux choisis de ses propos de 2009, afin de cerner le personnage : « Une fois que la loi (NDLR : Hadopi) sera passée, on n'arrivera pas à l'appliquer [...] Donc, à bas la loi Hadopi qui ne sert à rien. Tous les gens qui sont contre internet, ce ne sont que des vieux machins qui ne savent même pas de quoi ils parlent, et tant mieux, de toute façon on s'en fout, car ils ne sont plus là pour exister. […] la musique est vouée à devenir gratuite. »

Je suis flatté d'être piraté

Pour un artiste, compositeur et producteur à l’origine de plusieurs dizaines de millions de disques vendus, voilà un discours qui peut étonner. Marc Cerrone était pourtant bien dans son état normal, en atteste ses récents propos sur le marché musical.

Marc Cerrone dévoile ainsi qu’il « travaille sur un projet qui va dans le sens de mes positions sur l’Hadopi », c’est-à-dire avec un nouveau modèle se basant sur la gratuité. « La musique a vocation à devenir gratuite comme le téléphone le sera dans les 4 ou 5 ans. Non pas que les industriels deviendront philanthropes, mais ils vont développer de nouveaux modèles économiques et sources de revenus. »

« Flatté » d’être piraté et se jugeant loin d’être pénalisé par le phénomène, Cerrone est même allé jusqu’à proposer gratuitement l’un de ses albums (téléchargés 50 000 fois), pour finalement le vendre ensuite… à 120 000 exemplaires. « Le monde de la musique change et doit faire face à un paradoxe : on n’a jamais autant écouté de musique et, en parallèle, on n’a jamais vendu si peu de disques. »

Trouver de nouvelles sources de revenus

Pour Cerrone, le futur du secteur, tout du moins pour certains artistes, se trouve quoi qu’il en soit plus dans les droits voisins que dans les ventes de disques classiques. « Avant, nous avions deux sources de revenus : les maisons de disques et les organismes de gestion des droits. (…) Même si mon chiffre d’affaires reste le même, il est réalisé par de nouvelles sources qui viennent combler celles qui rapportent moins » résume-t-il.

Sans avoir la langue dans sa poche, l’auteur de Supernature conclu d’ailleurs le sujet à sa manière : « aujourd’hui, les gens prennent, jettent et ne gardent rien ».

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