iOS : Apple supprime son API de détection des jailbreaks

cadenasEn juillet dernier, Apple déposait une demande de brevet sur une méthode de détection des procédures de jailbreak. Avec iOS 4.0, une API était alors apparue pour que les développeurs puissent l’utiliser et détecter les appareils qui avaient été déverrouillés. Or, dans la dernière version 4.2.1 d’iOS, cette API a purement et simplement disparu.

Cette API avait été essentiellement conçue pour les éditeurs tiers. Ces derniers pouvaient, via son utilisation, accéder à des informations telles que les états de certains fichiers du système. En fonction de la réponse, une application pouvait adopter un comportement ou un autre. Cette API était notamment utilisée dans le cadre de l’entreprise, où les téléphones jailbreakés pouvaient représenter une menace de sécurité, les responsables des systèmes d’informations ne pouvant savoir quel degré de modification avait été appliqué.

Cette API faisait partie d’un pack « mobile device management » (MDM) lancé en juin. Parmi les éditeurs qui utilisaient l’interface de programmation d’Apple, on trouve la société Sybase. Cette dernière avait adjoint l’API d’Apple à ses propres méthodes de détection, mais ne s’en servait pas comme d’une base. Joe Owen, vice-président de l’ingénierie, explique ainsi : « Nous l’avons utilisée quand elle était disponible, mais en tant qu’adjonction. Je ne suis pas certain ce qui a motivé ce retrait… Personne ne m’a parlé au sujet de cette API pour me dire si elle était présente ou retirée ».

Plusieurs raisons peuvent expliquer ce retournement de situation. Premièrement, le concept de l’utilisation d’une API pour interroger l’état du système est un « concept intéressant » selon Sybase, mais il ne faut pas oublier que les propres méthodes de jailbreaking s’améliorent continuellement. Joe Owen indique en effet : « Parce qu’un pirate intelligent risque de modifier en premier lieu cette zone particulière du système. Les méthodes de jailbreak deviennent souvent de plus en plus efficaces à déguiser le fait que quelque chose a été modifié ».

D’autre part, il ne faut pas oublier que la loi a subitement changé aux États-Unis. En effet, le jailbreaking a été déclaré légal dans un certain contexte. Le 27 juillet dernier, nous indiquions ainsi : « Lexception au DMCA qui a été ainsi formulée n’est pas spécifique à Apple, puisque le jailbreaking n’est pas un sport réservé à l’iPhone. Il concerne donc l’ensemble des smartphones, et il est d’ailleurs bien précisé qu’aucune autorisation n’est à demander au constructeur concerné. Devient donc possible le jailbreaking (déplombage) d’un appareil dans le but d’installer une application légalement acquise, ceci dans un objectif d’interopérabilité, ce même terme servant aussi pour une autre raison, à savoir le changement de réseau mobile (si le téléphone était bloqué sur un seul). »

Une décision qui peut avoir influencé la firme de Cupertino, jugeant que les efforts investis n’étaient pas à la hauteur des résultats envisagés.

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