Adobe : du Flash vers le HTML5 grâce à un convertisseur

Le futur de l'éditeur ? 68
Vincent Hermann
Le monde bouge dans le secteur des technologies du web, et ce que l’on pouvait estimer comme acquis n’est finalement qu’une transition vers autre chose, voire un mirage. C’est ainsi qu’en dépit des affirmations d’Apple qui indiquait que le HTML5 était le futur du web, le W3C a été forcé de jouer la carte de la prudence : le HTML5 prendra son envol, mais la norme est encore en travaux jusqu’à mi-2011, et deux ou trois années de certifications sont encore à venir. Et c’est dans ce contexte qu’Adobe a présenté un convertisseur Flash vers HTML5.

Chaque jour se suit et ne se ressemble pas. Le Flash a pu avoir l’air d’être mal en point à un certain stade, car la communication se déchainait contre lui. Apple n’avait fait finalement que donner un coup de pied dans la fourmilière, car d’autres acteurs avaient suivi. Mais tandis que Cupertino refusait d’intégrer la technologie dans tous ses iProduits, des fournisseurs de contenus se manifestaient pour faire connaître leur opinion : non ils n’abandonneraient pas Flash.


La technologie d’Adobe a deux avantages principaux : le contenu s’exécute partout de la même manière, et de très nombreux outils sont disponibles. Or, le HTML5 ne peut pas remplacer Flash à tous les coups. Ce furent d’ailleurs les propos du W3C : dans le secteur des applications web, mieux vaut utiliser Flash/AIR ou Silverlight. L’idée d’Adobe est de permettre de travailler sur tous les fronts à la fois : si le développeur peut se servir directement de son travail en Flash pour générer du code HTML5, le gain de temps pourrait être énorme.

Et c’est bien là tout l’avantage qu’Adobe va mettre en avant : casser la nécessité de répéter une opération autant de fois que l’on vise de plateformes. Il ne fait aucun doute que le HTML5 va devenir l’empereur du web pour la très vaste majorité des sites. Mais Flash représenterait alors une solution permettant de faire d’une pierre plus de deux coups, et donc de réduire les frais de développement. C’est du moins ainsi que l’éditeur considère l’ensemble de l’équation.