Rumeurs de rachats (Sony, Spotify, Adobe, Facebook) : bilan

Les rumeurs de rachats de sociétés high-tech très importantes se multiplient. Il faut dire que certaines ont un trésor de guerre de plusieurs dizaines de milliards de dollars, tandis que d’autres connaissent des problèmes de croissance, voire de rentabilité. Qui plus est, les dirigeants des sociétés « riches » ont pour la plupart annoncé qu’ils réaliseront d’ici peu des acquisitions importantes. De quoi faire tourner toutes les têtes. Petit bilan des rumeurs folles du moment, sachant qu’elles ont toutes ou presque été démenties par les principaux intéressés.

Apple

Apple, qui dispose d’un trésor supérieur à 50 milliards de dollars, est la société qui fait l’objet de tous les fantasmes en matière d’acquisition :

Sony : c’est la rumeur qui a fait couler le plus d’encre ces derniers jours. Le géant japonais Sony, qui a récemment arrêté ses vieux walkmans, pourrait effectivement intéresser Apple pour sa branche jeux vidéo, ses télévisions et ses autres produits high-tech. Cependant, Sony n’est pas gratuit (sa capitalisation boursière est de 34 milliards de dollars) et est surtout une entreprise très imposante avec 170 000 employés, soit cinq fois plus qu’Apple… Ce dernier a-t-il les reins pour croquer une telle société, aux produits bien plus diversifiés que la Pomme ?

Facebook : alors que Google s’active pour lancer un concurrent à Facebook, certains analystes jugent qu’Apple devrait mettre la main sur le site le plus important au monde (après Google…). Et plutôt maintenant avant que le géant du réseau social se lance en bourse et prenne de la valeur… Mais Zuckerberg acceptera-t-il ?

Electronic Arts : toujours dans l’optique de capter une partie du marché du jeu vidéo, quoi de mieux que de croquer le géant Electronic Arts, dont la capitalisation boursière dépasse à peine les 5 milliards de dollars. Sachant que Blizzard et Activision sont déjà la propriété du Français Vivendi et que Nintendo vaut plus que Sony lui-même et n’est pas spécialement à vendre…

Adobe : si la principale rumeur a plutôt laissé présager un rachat par Microsoft (voir plus bas), Apple a aussi été cité par des analystes et spécialistes du secteur. Apple racheter Adobe ? Voilà qui serait bien ironique… La capitalisation boursière d’Adobe est de 14 milliards de dollars environ.

Walt Disney : Steve Jobs, ancien patron de Pixar, a vendu sa société à Walt Disney en 2006. Il a alors récupéré de nombreuses parts chez Disney, ainsi qu’un poste au sein du Conseil d’Administration. Mais pourquoi racheter Walt Disney, dont la capitalisation boursière est très élevée (68 milliards de dollars) ? Le secteur du cinéma est effectivement florissant, et Steve Jobs connaît très bien ce secteur…

Netflix : le géant de la VoD aux États-Unis est bien plus abordable qu’un Sony ou un Walt Disney (sa capitalisation boursière est de 9,5 milliards de dollars), et à l’image du rachat de Spotify (voir plus bas), Netflix conforterait Apple et son iTunes Store.

Spotify : lancée hier soir par TechCrunch, cette rumeur fait état de négociations entre le géant du streaming européen et la Pomme. Après le rachat de Lala, Spotify permettrait effectivement à Apple de conforter plus encore sa domination dans le secteur de la musique. Une nouvelle qui ne plaira pas aux majors, qui s’arrachent déjà les cheveux face à la trop grande importance d’Apple sur la musique en ligne…

Et on a même entendu parler de Yahoo! ou encore Dell...

Apple n’est cependant pas la seule société à faire l’objet de rumeurs.

Oracle

Oracle, dont le président a annoncé qu’il comptait réaliser des acquisitions d’envergure (dans les processeurs, voire ailleurs ?), est aussi concernée. Et avec un trésor de guerre de 23 milliards de dollars, il y a de quoi faire :

Seagate : c’est peut-être la rumeur la plus crédible, même si nous sommes loin ici du domaine des processeurs. Seagate a une capitalisation boursière de 7,2 milliards de dollars, et le géant du disque dur a lui-même avoué faire l’objet de convoitises, sans préciser de noms. Selon Le Figaro, cette convoitise viendrait de deux fonds d’investissement. 7,55 milliards de dollars auraient été mis sur la table pour s’adjuger la société. Mais une offre supérieure de la part de concurrents (Oracle notamment) ne sont pas non plus à exclure.

AMD : nous avons déjà abordé le sujet il y a quelques jours. Le patron d’AMD a affirmé que sa société n’était pas à vendre… tout en indiquant qu’il n’était pas contre la réception de propositions avantageant ses actionnaires. En gros, si une entreprise met le paquet, elle peut racheter AMD. Ce dernier a pour le moment une capitalisation boursière inférieure à 5 milliards de dollars. Pour Oracle, croquer AMD n’a donc rien d’impossible.

NVIDIA : le Caméléon a une capitalisation boursière un peu inférieure à 7 milliards de dollars. Là encore, rien d’impossible pour Oracle. Mais ce dernier a-t-il vraiment intérêt à racheter NVIDIA ?

ARM : même logique que pour AMD et NVIDIA, sa capitalisation boursière étant de 7,7 milliards de dollars environ. ARM a le vent en poupe ces derniers temps et connaît de très belles croissances grâce aux marchés des smartphones et des tablettes. Sa valeur est donc clairement supérieure à sa capitalisation boursière.

Microsoft

Microsoft, qui dispose d’un trésor de guerre de 37 milliards de dollars, n’est pas en reste question rumeurs, même si elles se sont concentrées sur une cible en particulier :

Adobe : si Microsoft est le n°1 mondial dans le secteur du logiciel, Adobe joui lui aussi d’une présence très importante dans ce secteur via ses produits phare (Photoshop en tête). Sans compter son influence sur Internet. Pour la firme de Redmond, croquer Adobe Systems ne serait donc pas si surprenant. Aujourd’hui, la capitalisation boursière d’Adobe est de 14,3 milliards de dollars environ.

Google

Enfin, Google, qui dispose d’un trésor de guerre de 33,4 milliards de dollars, fait lui aussi l’objet de rumeurs, dont la principale est la suivante :

Spotify : le Suédois est convoité par Google depuis un certain moment à en croire diverses rumeurs. Se fera-t-il doubler par Apple ou non ? Telle est la question.

Bien entendu, Google rachetant à tour de bras (souvent de petites sociétés, parfois de plus importantes), bien d’autres entreprises pourraient faire l’objet de ses convoitises.

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