L'ARCEP détaille les investissements dans la fibre d'ici 2025

A la louche 18
Nil Sanyas
Jean-Ludovic Silicani ARCEPInterrogé par La Gazette des Communes à propos de la fibre optique et des réseaux d’initiative publique, Jean-Ludovic Silicani, le président de l'Autorité des télécoms (l’ARCEP), a livré quelques détails intéressants sur les différents investissements qui devraient être réalisés lors des 15 prochaines années en matière de fibre optique.

Ces informations ne sont évidemment pas des plus précises, et évolueront avec le temps. Mais elles permettent malgré tout d’avoir un certain recul sur un sujet où l’argent est le nerf de la guerre. « Nous estimons à 25 milliards € au maximum le coût global pour couvrir le territoire en fibre optique » rappelle ainsi Silicani. Et voici comment les investissements devraient se répartir d’ici 2025 :
  • 12 milliards d’euros par les FAI (soit 800 millions par an)
  • 3 milliards d’euros par l’État français (soit 200 millions par an)
  • 3 milliards d’euros par l’Union Européenne (soit 200 millions par an)
  • 6 milliards d’euros par les collectivités territoriales (soit 400 millions par an, soit 4 millions par an et par département en moyenne)
Les sommes étant arrondies, cela explique pourquoi le total n’est que de 24 milliards, et non 25. La moitié des investissements sera donc assurée par les FAI selon Silicani. Le reste sera donc financé par le public. Ces investissements concerneront probablement plutôt les zones à faible et moyenne densité.

« Pour 80% de la population (la totalité du territoire sauf les zones très denses), les réseaux pourront se déployer, en comportant, le cas échéant une péréquation » tente de rassurer Silicani. « Mais attention : le volontarisme de certains réseaux d'initiative publique trouve ses limites : si un opérateur privé estime que la zone est rentable, il construira sa propre infrastructure qui viendra en concurrence avec celle du RIP. D'où l'intérêt des schémas directeurs et du cadre réglementaire en cours de formalisation par l'ARCEP, qui permettra d'associer la cohérence des déploiements et le bon niveau de mutualisation. »