Numericable demande à l’Hadopi d'agir contre les FAI mauvais élèves

La Tribune relate les propos de Numéricable contre Free. L’épisode est fameux car il donne un riche éclairage du dernier bug qui a frappé les rouages d’Hadopi. 

Rappel : samedi, via une source interne, PC INpact publiait une actualité relatant l’envoi des premiers emails par Bouygues et Numéricable. Une étape "historique" dans le déroulement de la réponse graduée, alors que l'Elysée s'impatiente de sa mise en route. Problème : l’actualité, qui fut lue près de 100 000 fois dans nos colonnes, a moyennement plu à Numéricable.

La lettre de Numericable 

Peu après, révèle la Tribune, l’opérateur contactait alors le même jour la haute autorité pour lui dire, d’un que le FAI avait répondu à une obligation légale et de deux, qu’il y avait un risque évident d’atteinte à la concurrence si, par un curieux hasard, une discrimination venait à être constatée dans l’envoi des emails.

Dans sa lettre, Numéricable invitait ainsi la Hadopi « à saisir les autorités compétentes s'il s'avérait que des opérateurs s'entendent pour faire obstacle à vos opérations, et en tirer un bénéfice concurrentiel ». On sait que les opérateurs s’étaient normalement entendus pour « ouvrir » les vannes de la réponse graduée dès le lundi 10h30. Curieusement, NC les ouvrait dès vendredi après-midi, comme Bouygues (même si pour ce dernier, ce fut à la suite d’une erreur).

Le bug trouvé par Free

Free, qui a sans doute peu apprécié les menaces de NC, trouvait à la dernière minute un bug dans le système Hadopi, que les autres FAI n’ont visiblement pas vu. Quel bug ? Comme nous le révélions hier, aucun des FAI n’a signé la convention qui architecture la transmission des mails entre Hadopi et les opérateurs. Du coup, Free s’estimait parfaitement en droit de ne pas envoyer ces courriers, d’autant plus qu’aucune sanction ne vient frapper ce défaut de transmission.

Pendant ce temps, Orange et SFR, eux, transmettaient les emails des abonnés... 

La conférence de presse et les sujets tabous 

La Hadopi, elle, était prise de court avec ce gros grain de sable. Elle traitait même Free de preneur d'otage, sans se pencher sur l'exacte problématique juridique soulevée par Iliad. 

Pire : le lendemain, une conférence de presse était prévue rue du Textel, précédée par une rencontre avec Nicolas Sarkozy. Une conférence exotique puisqu'Éric Walter, qui prône pourtant la transparence et la proximité, imposait aux journalistes de ne pas évoquer le cas de la réponse graduée. D’où cet échange unique où le secrétaire tente de noyer les questions sur Free prétextant que « ce n’est pas… le sujet… d'aujourd'hui ».

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