Google Music se précise, avec un service de streaming étonnant

Enfin, s'il est confirmé... 74
Nil Sanyas
Le futur service musical de Google n’a encore strictement rien d’officiel, et pourtant les informations à son sujet pullulent. Le spécialiste Billboard.biz a ainsi confirmé il y a quelques jours que le géant du Web était toujours en discussions avec les majors (cela prend généralement plusieurs mois), afin de lancer un service de téléchargement de musique, et un service de streaming un peu spécial.

Google MusicAlors que les dernières rumeurs annoncent le lancement de ces services d’ici Noël, Billboard a obtenu certains détails forts intéressants sur Google Music. Tout d’abord, le service de streaming de Google pourrait être un peu spécial. Google ferait payer au consommateur 25 $ par an pour stocker sa musique en ligne et la télécharger ou l’écouter en streaming à partir de n’importe quel appareil connecté (ordinateur, téléphone, tablette, etc.). Google proposera bien entendu tous les outils (site, application, etc.) en fonction de l’appareil.

Si cela peut paraître bien moins intéressant qu’un Deezer ou Spotify, qui proposent un accès à tout leur catalogue (mais pour 120 € par an), Google négocierait aussi le droit à ses clients d’écouter l’intégralité d’un morceau qu’il ne détient pas. La seconde écoute sera par contre limitée à 30 secondes, comme bien des services similaires.

Ces mêmes abonnés au service à 25 $ par an jouiront aussi de services sociaux. Aucun intérêt diront certains. Pas vraiment, car il sera possible d’envoyer sa playlist à ses amis, leur permettant à leur tour d’écouter l’intégralité de chaque morceau une fois. Mais ce type d’avantage ne suffira peut-être pas à attirer massivement les clients malgré son petit prix (2 $ par mois en arrondissant), alors que Deezer et Spotify peinent encore à atteindre leurs buts…

Selon Billboard, la question de la source de la musique stockée reste en suspens. On parle ainsi d’un balayage de tous les morceaux de votre disque dur par Google, qui reconnaîtra alors ceux dont il détiendra les droits, pour ensuite vous permettre de les écouter comme bon vous semble n’importe où. Mais cela ne concernera-t-il que les morceaux téléchargés sur la plateforme de Google ? Ou aussi les autres plateformes légales ? Et les CD que vous avez-vous-mêmes transféré ? Et quid du téléchargement illégal ? Tout cela méritera des réponses. Et selon les réponses, les internautes se montreront forcément plus ou moins intéressés par l’offre.

Quant à son service de téléchargement classique, aucun tarif n’a pour le moment filtré. Google sera-t-il forcé de s’aligner sur la concurrence ou arrivera-t-il à négocier des prix inférieurs ?