Le Plan Musique français ? Un échec selon l'UPFI... vite une taxe !

Sans blague 100
Nil Sanyas
L’UPFI, l’Union des Producteurs Phonographiques Français Indépendants, vient de publier un communiqué pour le moins très dur envers nos dirigeants. L’Union des Producteurs critique en effet la politique du gouvernement français dans le secteur de la musique, en l’opposant à celui du cinéma. Pour l’UPFI, « le Gouvernement doit bâtir un projet ambitieux en faveur de la musique comme il a su le faire pour le cinéma ».

Les mesures du gouvernement n'auront pas d'impact

Citant en exemple la fameuse taxe COSIP (Compte de Soutien à l’Industrie des Programmes audiovisuels) payée par les FAI, l’UPFI regrette que les mesures en faveur de la musique « n’auront malheureusement pas d’impact significatif sur l’évolution de son modèle économique ». Même Hadopi ?

Manque d’ambition et mise en place partielle des préconisations du rapport Création et Internet sont « les principales raisons » de l’échec du plan Musique du gouvernement note l’Union.

« Les conséquences seront dramatiques en particulier pour la musique française, et notamment celle des nouveaux talents, souvent produite par des labels indépendants » remarque l’UPFI.

sacem taxe FAI

Mais que propose alors cette dernière ? C’est bien simple :
  • La mise en place d’une contribution des FAI au financement de la production française sur le modèle du cinéma. En somme, une nouvelle taxe. Une idée qui n’est justement pas nouvelle.
  • L’aménagement de l’incitation fiscale à la production musicale
  • La régulation de la diffusion de la musique sur les médias d’aujourd’hui comme ceux de demain (en faveur des répertoires francophones). L’UPFI fait ici référence aux quotas sur les radios qui obligent ces dernières à diffuser 40 % de contenu en français.
Alors que les FAI pourraient bien augmenter de 2 € (voire plus) leurs forfaits triple-play suite à la probable hausse de TVA (voire financer la fiction française), voilà que l'UFPI souhaite que les opérateurs paient une taxe afin de financer le secteur de la musique. À ce rythme, l'abonnement va passer de 30 à 50 €.