Office 2013 : le tour en images et les principales nouveautés

Les nouveautés principales

Office a toujours fonctionné par paliers successifs : les nouveautés (sauf peut-être les Rubans) ne sont pas fracassantes, mais elles sont nombreuses et disséminées. L’application ayant reçu le plus d’apports est clairement Outlook. Ainsi, l’ajout de comptes prend en charge ActiveSync, ce qui signifie une connectivité native et complète aux comptes Hotmail, Gmail et autres, en mode « Exchange ». Contrairement à l’IMAP, cela signifie que les contacts, calendriers et tâches seront eux aussi répercutés. Toutefois, il s’agit d’une bêta et les bugs sont présents : si nous avons pu configurer facilement un compte Hotmail, nous avons rencontré une erreur pour un compte Gmail tandis qu’un autre s’est ajouté sans problème.

 

  office 2013

 

Outlook 2013 peut très bien être utilisé avec les Rubans repliés pour une utilisation classique. Au survol de la souris sur un email, des options courantes telles que le signalement et la suppression apparaissent. D’autres ajouts sont présents un peu partout, tels que la météo dans la zone calendrier, l’affichage des évènements en approche par simple survol du lien Calendar, la possibilité de répondre directement dans le client et non dans une fenêtre séparée, l’intégration des réseaux sociaux Facebook et LinkedIn, le signalement d’une absence de pièce jointe si Outlook détecte que l’utilisateur en fait mention dans son message, une vue nettement améliorée des informations des contacts et (enfin !) la possibilité de régler le cache des messages sur un compte Exchange.

 

On signalera cependant au moins deux points qui pourraient être améliorés. Par exemple, lorsque l’on télécharge une version Pro ou Pro Plus, il aurait été avantageux d’installer une version préconfigurée pour le compte. En outre, les alertes emails ne permettent strictement aucune action, à la grande différence d’Outlook 2010.

 

  office 2013

 

Voici en outre une liste des principales nouveautés dans Word, Excel et PowerPoint :

  • Word :
    • Un nouveau mode de lecture s’adaptant automatiquement aux dimensions de l’écran
    • La prise en charge du défilement horizontal pour les tablettes Windows 8/RT
    • La modification des documents PDF
    • Une fonctionnalité permettant de reprendre la lecture où l’on s’était arrêté pour un document stocké dans le cloud
    • De nouveaux outils pour la gestion des objets, notamment les photos, vidéos (y compris web) ou encore les graphiques, pour les aligner plus facilement, mieux les intégrer au texte, etc.
  • Excel :
    • Flash Fill, qui permet d’apprendre les habitudes de l’utilisateur pour compléter au mieux les cellules avec des données prévisibles ou les formater de manière cohérente
    • Quick Trend, qui fournit une analyse rapide des tendances sur une période
    • Un outil permettant de scanner un document à la recherche de différentes erreurs telles que des liens brisés, etc.
    • Des suggestions automatiques pour présenter les données en fonction de ce qui est reconnu par Excel
    • Les Agaves, des compléments basés sur les technologies du web, pour compléter les fonctionnalités d’un tableau (elles sont disponibles pour les autres applications, mais Excel en est le principal bénéficiaire)
  • PowerPoint :
    • La possibilité d’importer directement des images provenant de réseaux sociaux ou de ressources de type cloud, tels que Facebook, Flickr, SharePoint ou SkyDrive. Les images n’ont plus besoin d’être d’abord enregistrées sur la machine.
    • Une meilleure prise en charge des écrans multiples pour afficher sur l’un la présentation finale d’un projet tandis qu’un autre écran permet de garder un œil sur les données, des notes, etc. L’utilisateur choisit quel écran affiche quelles données.
    • Des variantes de thèmes peuvent être appliquées même après qu’un thème global a été choisi
    • Un outil permet d’aller sélectionner une couleur n’importe où
    • Le support d’un nombre plus important de formats vidéo
    • La possibilité de faire jouer une musique ou des sons sur un nombre précis de diapositives ou sur l’ensemble sur diaporama.
office 2013

 

Office 2013 laisse les utilisateurs de Windows XP et Vista à la porte

 

La nouvelle suite bureautique de Microsoft ne sera compatible qu’avec Windows 7 et 8. Le support de Windows XP est pratiquement terminé et est depuis longtemps en mode étendu. C’est le cas également de Vista bien que ce soit plus récent (février 2007).

 

Le message est très clair : les utilisateurs doivent passer à Windows 7 ou profiter directement de la promotion à 29,99 euros pour Windows 8 Pro. Les utilisateurs peuvent donc migrer pour une somme raisonnable, mais il est possible que la majorité fasse tout simplement l’impasse : une procédure de mise à jour, même simplifiée, reste obscure pour de nombreux utilisateurs lambda (qui ne sauront d’ailleurs même pas qu’une telle possibilité existe).

 

Office 2013 en bref

 

La nouvelle version d’Office peut d’abord « choquer » visuellement, mais elle ne brisera pas les habitudes prises depuis la mouture 2007. Comme indiqué, les éléments sont tous globalement à la même place. On appréciera en particulier les petits outils parfois très pratiques mis en place pour faciliter la vie de l’utilisateur, les animations douces qui rendent le tout plus agréable et surtout l’intégration du cloud qui permet de travailler sans plus se soucier du stockage physique.

 

Office 2013 reste une suite de bureau, pensée avant tout pour le Desktop et donc pour le clavier et la souris. Même si de nombreuses nouveautés sont présentes, elles ne sont pas aussi disruptives que dans le cas d’Office 2007 qui avait chamboulé toutes les habitudes. De fait, si cette édition 2013 s’annonce un cru particulièrement cohérent, il ne s’agit pas d’une évolution majeure.

 

Il faut cependant attendre une donnée cruciale pour les prévisions de renouvellement : les tarifs. Microsoft n’a encore pas parlé des prix des éditions, ni de leurs mises à jour. Les formules par abonnements peuvent être intéressantes, à condition que la somme mensuelle ne soit pas prohibitive. 

Un Office dans les nuages

Office est, avec Windows, la principale source de revenus de Microsoft. La suite bureautique est un élément vital de la stratégie de l'éditeur, et ses nouvelles versions sont donc des évènements importants. Du coup, le nouveau visage d’Office 2013 a de quoi interroger, car l’arrivée de la mouture 2007 et de ses rubans avait marqué les esprits. Nous nous sommes donc penchés sur les grandes lignes de cette interface ainsi que sur les principales nouveautés apportées.

 

Interface : pas de quoi paniquer

 

Office 2013 bascule à son tour vers le look Metro. Il ne s’agit pas ici d’une véritable application WinRT pour la zone tactile de Windows 8 : la suite bureautique reste un lot d’applications Win32 dont le look a été adapté pour mieux se fondre dans la nouvelle vague actuelle de Microsoft. Design sobre et épuré, à la limite du minimalisme, couleurs claires, simplification de l’iconographie : le changement de style ne laissera personne indifférent. Il est par ailleurs accompagné de nombreuses animations très fluides, notamment pour le curseur et le défilement des contenus.

 

  office 2013

 

On peut constater toutefois que l’éditeur n’a pas pu s’empêcher d’écrire les titres des Rubans en majuscule, à la manière de Visual Studio.

 

Toutefois, si l’utilisateur peut à première vue être surpris, il peut se rassurer : la disposition des éléments est à peu près intacte, pour que l’on utilise les versions 2007 et 2010 depuis plusieurs années. Les rubans sont toujours là, leur composition étant pratiquement identique. Du coup, l’utilisation n’est guère perturbante, sauf peut-être dans les premiers temps d’utilisation et sur les icônes. Celles-ci sont en effet très (trop ?) sobres et l’œil doit s’habituer aux changements de teintes. Par exemple, celle d’Outlook abandonne le jaune pour le bleu, traditionnellement associé à Word. Ce dernier garde le bleu, mais plus foncé.

 

office 2013

 

En outre, le signalement des messages par Outlook n’est pas très clair selon le fond d’écran choisi par l’utilisateur :

 

 office 2013

 

Notez toutefois qu’un élément sympathique fait son apparition dans toutes les applications : un nouveau mode plein écran. Il prend place entre le mode classique et le plein écran façon OS X Lion : tous les contrôles et barres d’outils disparaissent, mais la barre des tâches reste visible.

 

  office 2013

 

Si l’utilisateur devait cependant retenir un seul constat, c’est qu’Office 2013 est toujours clairement bâti pour le clavier et la souris.

 

SkyDrive omniprésent

 

Une vidéo de présentation (en fait la vidéo d’accueil de l’installeur) le laissait présager : SkyDrive est présent partout. Le service de stockage distant trouve un débouché supplémentaire et risque de s’imposer très vite comme une solution incontournable pour les utilisateurs désireux d’exploiter les solutions Microsoft. Ici, SkyDrive est même proposé en tant que solution par défaut pour l’enregistrement des fichiers (du moins pour l’édition Familiale de la suite) :

 

  office 2013

 

Pour des machines connectées à Internet, cela signifie un déplacement graduel des données vers le cloud. Pour des possesseurs de portables et de smartphones, cela va plus loin : un accès transparent aux données, sans plus s’embêter à se demander si on dispose bien de la bonne version du fichier. Les documents peuvent être partagés avec d’autres personnes qui pourront dans tous les cas passer par les Web Apps, si elles n’ont pas la suite logicielle installée.

 

Office à la demande

 

Cette dimension « cloud » se sent en fait dès l’installation puisque l’on ne télécharge pas un exécutable unique pour ensuite l’installer. Un assistant télécharge au fur et à mesure les données et rend les composants très rapidement utilisables, même si les données n’ont pas encore été toutes récupérées.

 

En fait, l’achat d’Office 2013 pourra se faire de deux manières et l’utilisateur aura le choix : soit une version classique, complète, et connectée au cloud, soit un modèle basé sur un abonnement. Ce dernier offre certains atouts, dont le plus important est le téléchargement d’Office à la demande. On peut alors télécharger un composant de la suite (tel que Word) sur une machine tierce, s’en servir pour terminer un document, puis fermer l’application qui se désinstalle dans la foulée. L’ensemble des opérations repose sur les mêmes capacités de « streaming » que l’installeur décrit plus haut.

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