Google entendu par la justice US, une manœuvre de Microsoft ?

Google est encore une fois confronté à une enquête officielle pour abus de position dominante. Après l'Europe en février, qui enquêtait sur le géant de la recherche après les plaintes de trois entreprises, Foudem, un comparateur de prix anglais, eJustice.fr, un site juridique français, et Ciao!. Google soulignait déjà à l'époque que Ciao! avait des liens étroits avec Microsoft, qui après ses propres démêlés européens, a pu vouloir utiliser ce système de lutte contre les positions dominantes à son avantage.

Google yeux cookie monster

L'offensive de Redmond continue maintenant aux États-Unis, puisque Google annonce sur un de ses blogs officiels que le ministère de la justice du Texas, le bureau de l'Attorney General Greg Abbott, l'avait approché dans le cadre d'une enquête préliminaire pour des plaintes anti-trust. Des sites accusent le spécialiste de la recherche en ligne de les "enterrer" dans les résultats de recherche, et ainsi de les handicaper.

Des attaques dirigées par Microsoft ?

Encore une fois, trois entreprises sont à l'origine de l'enquête : Foundem, déjà présentée, SourceTool/TradeComet et myTriggers. Et dans son article, l'avocat principal de Google, Don Harrison, lie ces trois entreprises à nul autre que Microsoft.

Foundem serait soutenu par l'ICOMP (Initiative for a Competitive Online Marketplace), largement financée par Microsoft. Google cite cependant des études indépendantes mettant en doute la qualité de ce site,et le professeur James Grimmelmann de la New York Law School allant jusqu'à dire « je veux que Google soit capable de mal les classer ». Pour preuve que Google ne discrimine pas  ses concurrents, le moteur donne les exemples d'Amazon, Shopping.com et Expedia, qui sont bien classés sur le moteur grâce à la qualité de leurs services.

SourceTool/TradeComet est représenté par un avocat qui a très longtemps travaillé pour Microsoft sur ses cas de position dominante. Le site Traffick.com a d'ailleurs présenté SourceTool comme « une usine à clics » avec peu de contenus originaux. Une plainte au civil contre la firme de Mountain View pour les mêmes raisons aurait d'ailleurs déjà été rejetée par un juge fédéral début 2010.

myTriggers, enfin, est aussi représenté par un ancien avocat de Microsoft, et accuse Google d'être à l'origine d'une baisse de trafic. Ce dernier se défend en soulignant que myTrigger admet lui-même que ses serveurs étaient en surchauffe, ce qui aurait expliqué la baisse du nombre de visites.

Quelles que soient les vraies relations qui unissent les plaignants au concurrent historique de Google, il reste que ses algorithmes de classement ont un fonctionnement obscur, pouvant décider de la vie ou de la mort d'un site Internet. Il est du coup normal que les entreprises qui en dépendent et les autorités judiciaires s'assurent que Google ne les utilise pas au détriment de ses concurrents. Google affirme de son côté que le référencement est automatique, et dépend largement de la qualité des sites.

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