PLOC : parfois la vie est bien plus facile sous Linux

Non, ce n'est pas une ode au chat de Facebook 546
Talc PciLa vie d'une équipe de testeurs est faite d'une longue suite de bench, de tableaux Excel et autres outils de création de graphiques. Mais c'est aussi l'occasion de tester des choses parfois inhabituelles, de faire des découvertes étonnantes ou même d'avoir des envies violentes face à des PDF remplis de marketing.

PCi Labs TeamPour partager avec vous ces instants INtenses, nous avons décidé de créer la PLOC : « PCi Labs Occasional Chronicle ». Elle sera pour nous l'occasion de vous livrer nos humeurs et autres pensées en toute subjectivité, d'ouvrir des débats... bref, d'échanger sur les sujets qui INterpellent les geeks que nous sommes.

Comme toujours, vous êtes libres d'intervenir comme bon vous semble dans les commentaires. Mais gare aux trolls et autres débordements, la Sword veille... même le dimanche.


Et pour cette première édition, nous avons décidé d'évoquer un sujet qui soulèvera sans doute les passions, mais que nous touchons bien souvent du doigt au sein des labos de PCi : l'utilisation de Linux.

PCi Labs : Linux fait partie de nos préoccupations

TuxEn effet, bien que nos protocoles ne se penchent encore que légèrement sur les distributions qui INtéressent les adeptes du manchot, nous tentons, tant que faire se peu, de nous y frotter afin de vérifier le comportement des produits que nous avons dans les mains vis-à-vis des OS libres.

Dernièrement nous avons ainsi évoqué le comportement de la technologie Eyefinity sous Ubuntu, le système d'exploitation aussi utilisé par Damien lors de ses tests de portables et par Sébastien pour des tests... à venir. Julien, lui, ne s'y frotte encore qu'assez peu puisque dans le cas de boîtiers et autres systèmes de refroidissement, l'utilisation de Linux ou non ne change pas franchement grand-chose.

WubiIl arrive souvent que certains nous demandent pourquoi Ubuntu plutôt que Fedora, Mandriva, ou autre OpenSuse. Dans notre cas, la réponse est simple : Wubi. Ce petit outil, bien que simple et léger, change dans notre cas pas mal de choses.

Wubi : LA grande idée des équipes d'Ubuntu ?

Pour rappel, il permet d'installer Linux comme une application sous Windows, et se charge de créer un double boot. Plus envie de Linux ? Il suffit d'aller dans le panneau de configuration et de cliquer sur désinstaller.

Si dans notre cas nous avons opté pour cette solution afin de réduire nos temps de tests et de faciliter nos protocoles, il s'agit d'un véritable argument pour le « switch ». Et il nous est souvent arrivé de conseiller à quelques utilisateurs tentés par le monde du libre d'utiliser Wubi pour se faire une idée de manière simple, et de voir si un OS tel qu'Ubuntu convient réellement à leur usage quotidien.

ubuntu lucid lynxS'il nous est arrivé de rencontrer quelques puristes qui n'aiment pas trop cette façon de faire, nous en sommes encore à nous demander comment les autres distributions veulent tenter de convaincre les utilisateurs de leur intérêt sans de tels outils.

Certes il y a bien les Live CD / DVD, mais à l'heure de la fibre optique, des netbooks et autres portables ultra-fins... de telles solutions ne sont-elles pas dépassées ? Elles devraient au moins évoluer pour s'adapter à ces nouveaux usages.

La simplicité sous Linux : ça existe !

Et quand bien même des outils tels qu'UNetbootin aident à la création de clefs USB Live (voir ce dossier), cela ne remplacera jamais une installation simple, rapide permettant de faire facilement machine arrière.

La simplicité. Un mot que l'on associe rarement avec le monde Linux... et pourtant. Beaucoup d'utilisateurs, et même de geeks passionnés oublient souvent que les noyaux Linux sont parmi les premiers à implanter de nouvelles technologies, et qu'il y est parfois plus facile de profiter de composants récents.

AMD Eyefinity Linux

Ce n'est bien entendu pas le cas avec des technologies spécifiques et propriétaires telles qu'Eyefinity qui aura mis près de 9 mois à débarquer finalement sous Linux ou Optimus qui est une véritable plaie pour les utilisateurs de portables adeptes du libre (Damien reviendra d'ailleurs bientôt sur ce point).

Nouvelles technologies sous Linux : des déceptions, mais aussi des bonnes surprises

HTC DesireMais nous avons expérimenté récemment deux cas où nous avons trouvé que la façon de faire de Linux était un véritable bénéfice pour l'utilisateur : le support de l'USB 3.0 et l'utilisation du « Tethering » de l'HTC Desire.

Ce mot barbare correspond en réalité avec la possibilité d'utiliser un téléphone mobile comme modem. Dans le cas de notre HTC Desire, c'est possible puisqu'il n'est bridé par aucun opérateur (nous l'avons acheté nu) et qu'une option apparaît dès le branchement d'un câble USB.

Malheureusement, sous Windows, il nous faut obligatoirement installer une application spécifique à HTC pour en profiter, puisqu'elle installe les pilotes nécessaires au fonctionnement de ce mode modem.

« Thethering » de l'HTC Desire et USB 3.0 : vous n'avez rien à faire !

Sous Ubuntu 10.04, à peine notre téléphone était-il connecté et l'option de partage de la connexion cochée, que nous avions accès à Internet. Un fonctionnement simple et efficace qui sauvera l'utilisateur non initié qui n'aurait pas forcément l'instinct d'installer l'application HTC présente dans la mémoire du téléphone pour profiter d'un tel mode.

NEC USB 3.0 controleur PD720200AAvec l'USB 3.0, l'histoire est à peu près la même. Pour le support de la fameuse connectique bleue, promettant des débits de 600 Mo/s (voir notre dossier) il existe actuellement une puce Nec qui truste littéralement le marché. Sous Windows, elle nécessite l'installation de pilotes qui ne sont pas disponibles sur le site de Nec mais sur le site des fabricants de cartes mères, portables...

Bien que cette puce soit disponible depuis bientôt un an, Microsoft ne propose toujours pas de pilote, même basique, via Windows Update (on se fait la même réflexion avec les Radeon HD d'AMD...). C'est donc après l'installation dudit pilote que ces ports fonctionnent à leur pleine vitesse.

Mise à jour des applications et des pilotes en ligne : mais que fait Microsoft ?

M4A89GTD Pro USB3Sous Linux, l'USB 3.0 est supporté par le noyau depuis un certain temps maintenant. Et dès la fin de l'installation, il est possible de transférer des fichiers sur un disque dur externe à pleine vitesse. (106 Mo/s relevés sur une carte mère Asus M4A89GTD Pro USB3 lors d'un transfert d'un fichier de 955.6 Mo depuis un simple disque dur de Caviar Black de 1 To WD1002FAEX).

Plus globalement, nous avons, en tant qu'utilisateurs, assez de mal à comprendre ce qui empêche Microsoft de proposer de tels pilotes via son outil de mise à jour en ligne. Comme nous le disions, AMD, qui n'est pas le moindre des constructeurs est aussi touché et la latence du géant de Redmond est vraiment regrettable sur ce point.

Linux propose déjà depuis bien longtemps des mises à jour en ligne via des outils tels que APT qui permettent même l'installation et la mise à jour automatisée de logiciels tiers, ce qui sous Windows n'existe pas, excepté via quelques initiatives INtelligentes telles que AllMyApps.

La prochaine fois qu'un de vos amis vous expliquera donc que la vie sous Linux, ce n'est pas tous les jours facile... vous pourrez lui dire qu'effectivement, c'est encore largement perfectible... mais que parfois, c'est aussi tellement plus simple.