Android : quelle est l'importance du piratage des jeux ?

Le débat sur l'importance du piratage des jeux sur les smartphone fait un superbe come back depuis que David Peroutka, le directeur de Hexage, qui crée des jeux pour Android, a envoyé les chiffres du piratage de son jeu Radiant à Business Insider :

Piratage Radiantt

Le graphique affiche des taux de piratage de 70 % en Europe, et jusqu'à 97 % en Asie. De tels taux ont de quoi assoiffer le plus frugal des chameaux. David Peroutka admet que « beaucoup de personnes qui utilisent une copie illégale n'achèteraient pas le jeu si elles devaient les payer », mais se réjouit de l'arrivée d'un système d'authentification sur Android, qui devrait permettre de réduire le piratage.

Le jeu Radiant pour Android, vendu 1,50 £

De nombreux analystes, dont celui de Business Insider, se sont alors empressés de conclure que les développeurs préféraient l'iPhone, puisqu'il fallait le jailbreaker avant de pouvoir pirater des logiciels dessus. Sous-entendu : le piratage rend nécessaire l'addition de toujours plus de mesures de protections sur les smartphones.

Des arguments éculés

Ce n'est pourtant pas la première fois que ces arguments sont proclamés, et leurs conclusions sont toujours à prendre avec autant de pincettes. La première réflexion à tirer de ces chiffres serait plutôt de remarquer qu'aux États-Unis, le taux de piratage du jeu n'est que de 43 %, alors qu'il n'y a aucune mesure de protection sur le système. C'est donc un succès incontestable, puisqu'il a été estimé que les jeux sur iPhone connaissaient des taux de piratage allant jusqu'à 80 %, réalisés par à peine 10 % des utilisateurs (ceux qui ont des téléphones Apple jailbreakés).

Donc, sans mesures de protection les utilisateurs ne semblent pas plus pirater les jeux que quand ils sont alourdis d'antivols divers.  Le nombre de pirates serait donc incompressible, quels que soient les DRM et autres procédures d'authentification qu'ils devront contourner, et leur propention à installer des applications piratées de façon boulimique fait gonfler les chiffres.

Tant que le prix est abordable - et un jeu à moins de 3 € entre facilement dans cette catégorie - les utilisateurs ont avant tout besoin d'avoir des moyens de distribution et de paiement efficaces à disposition. Les différents markets d'applications jouent justement ce rôle, bientôt encore facilité par une facturation directement sur la facture téléphonique des utilisateurs.

D'où la remarque de Frandroid.com, qui lie très justement les taux de piratage élevés vus en Europe et en Asie au fait que, tout simplement, dans ces continents beaucoup de pays n'ont pas accès aux applications payantes de l'Android Market. Pour utiliser ces jeux en Belgique par exemple, il faut les pirater. Et le système de vérification de Google ne pourra pas beaucoup aider les sujets du roi Albert II à revenir sur le chemin de la légalité.

Pour la petite histoire, le développeur du jeu a encaissé 30 000 dollars avec son jeu. 

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