IPv4 : la dernière adresse allouée le 1er juillet 2011 ?

Depuis bien des années, on annonce la fin de la réserve d’adresses IPv4. Tandis que certains fournisseurs d’accès basculent petit à petit vers la version 6, une nouvelle prédiction a fait jour : la fin du monde pourrait surgir l’année prochaine.

Peut-être finalement que les Mayas avaient tort, mais toujours est-il que le fameux « pool » d’adresses IPv4 serait tombé à 6 %. Une adresse IPv4 est codée sur 32 bits, pour un total de 4 294 967 295 adresses. Actuellement, il n’en resterait que 234 369 845, selon l’IANA (Internet Assigned Numbers Authority). Seulement voilà, si d’un côté le nombre peut paraître encore élevé, une grosse partie de ces adresses est déjà réservée sur l’année 2010 :

iana ipv4 ipv6

Le graphique s’exprime en blocs /8. Pour faire court, un tel bloc représente environ 11 millions d’adresses IP exploitables. Or, on peut voir que cette année, l’IANA prévoit d’allouer 200 des 256 blocs qui avaient résulté du découpage par plages. Selon le compte à rebours de l’IANA, il ne reste véritablement que 16 blocs de disponible, et la consommation actuelle provoquerait selon elle l’attribution de la dernière adresse IPv4 le 1er juillet 2011, soit dans moins d’un an.

Attention, cela ne signifie que tout d’un coup les utilisateurs ne pourront plus se connecter et se retrouveront sans adresse IP. Les adresses réservées par les différentes structures qui en ont besoin le restent, mais c’est le nombre de personnes se connectant à Internet ou d’appareils en ayant besoin qui vont déterminer si la réserve est suffisante ou pas. Dans tous les cas, une fois le pool vidé, aucune nouvelle allocation ne sera possible, et le phénomène est largement accentué par les équipements rapides de la Chine et de l’Inde.

Il n’existe pas une infinité de solutions pour se débarrasser du problème. Bien qu’il existe plusieurs techniques pour ralentir la vitesse d’assèchement de la réserve, le seul remède efficace est le passage à IPv6. Le codage des adresses passe de 32 à 128 bits, ce qui donne un total d’adresses d’environ 340 milliards de milliards de milliards de milliards. Si l’on devait donner à ce chiffre une taille plus « humaine », cela donnerait actuellement plus de 667 132 000 milliards d’adresses par millimètre carré de surface terrestre. Cela peut sembler ahurissant, mais il ne faut pas oublier que si l’on retournait 10 ans en arrière, il aurait été impossible de prévoir l’utilisation faite aujourd’hui de ces adresses IP.

Quoi qu’il en soit, le passage à IPv6 n’est pas une option, mais sa mise en place est un casse-tête. Les équipements et les logiciels doivent être adaptés, même si dans le cas des logiciels, côté client, tout est déjà en place depuis longtemps. Ce n’est pas forcément le cas en revanche des firmwares des routeurs par exemple, et ce seul constat induit de gros travaux. Il faut compter également sur des frais humains, car tout le monde n’est pas forcément familiarisé avec ce protocole du côté des techniciens par exemple.

Reste que du côté des utilisateurs, le passage de l’un à l’autre devrait être relativement transparent… si la machine est récente et équipée d’un système d’exploitation qui n’a pas soufflé sa dixième bougie.

Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil
Options d'affichage
Abonné
Actualités
Abonné
Des thèmes sont disponibles :
Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !