Frédéric Lefebvre : J’accuse Mediapart, J’oublie Hadopi

Zola est aussi l'anagramme de Zalo 216
Marc Rees
Mediapart, « un site aux méthodes inqualifiables financé par un riche homme d’affaires » Dès les premières lignes de son « J’accuse », Frédéric Lefebvre donne le ton. Il égratigne Xavier Niel, accusé d’aider l’inqualifiable, ce site qui a déniché l’affaire Bettencourt.

Pascal Nègre Frédéric Lefebvre

Il est vrai que pour aider l’information en ligne, Niel a préféré mettre la main au portefeuille plutôt que de pomper sans vergogne des contenus en ligne (une fois, deux fois). Question de style. D'ailleurs Lefebvre oublie de préciser que Xavier Niel n'est présent qu'à hauteur de 3% dans le capital du site...

Le reste est du même acabit, assez éloigné du texte de Zola qui doit toussoter dans sa tombe. Le passage le plus riche de sens de la philosophie lefebvrienne est celui où l’intéressé fait ce constat : « Nous basculons dans une société où il faut faire la preuve de son innocence. C’est le contraire de la démocratie ». Faut-il rappeler à Frédéric Lefebvre que c’est justement le fondement même d’Hadopi ? Un texte qui a torturé, étiré et déformé les principes juridiques les plus fondamentaux pour tenter d’accuser à tort et à distance des milliers de personnes chaque jour, sans enquête, sans nuance ? Faut-il rappeler à Frédéric Lefebvre qu’il fut l’un des plus ardents défenseurs d’Hadopi, ce texte qui fut censuré par le Conseil constitutionnel pour atteinte à la présomption d’innocence (considérant 17 et 18) ?

(La suite à venir avec Jean-François Copé, voir aussi cette vidéo de Luc Chatel...)