Hadopi : la pêche aux pirates épargnera les titres trop "pointus"

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur l'Hadopi 168
Marc Rees
En marge d'une conférence de presse autour du bilan de la SACEM, Thierry Desurmont nous a donné en petit comité les derniers détails concernant le processus TMG/HADOPI tel qu'il a été validé par la CNIL. Voici la 3ème et dernière partie (la 1ère partie, la 2ème partie)

Les ayants droit de la musique vont donc fournir à TMG (Trident Media Guard) un catalogue de 10 000 titres. 5000 nouveautés, 5000 titres confirmés qui serviront de références pour ajuster les outils de surveillance des réseaux P2P de la société privée.

Mais 10 000 œuvres musicales surveillées, c’est beaucoup, mais c’est peu finalement sur l’ensemble du catalogue existant dans tout le patrimoine.

artiste free jazz coltrane cheri artiste free jazz coltrane cheri

Nous avons cette fois interrogé Bernard Miyet (président du directoire de la Sacem) pour savoir comment ces 10 000 œuvres seraient choisies, selon quels critères de sélection : « On va discuter en fonction de ce que vont être les sorties, de ce qu’a été économiquement la valeur d’un titre, essentiellement ce qui est le plus consommé. (…) Si vous voulez aller à la pêche au maximum de pirates, vous n’allez sans doute pas rechercher le type le plus pointu en free jazz ou en musique contemporaine. C’est une réalité. »

Au pirate donc de choisir le bon poisson s'il veut éviter le garde-pêche.