3G : les opérateurs ne veulent pas négocier avec Free Mobile

Free Mobile LogoFort de sa licence 3G, Free Mobile, la filiale d’Iliad, doit proposer ses premières offres commerciales à partir de 2012. Free Mobile a déjà promis à l’ARCEP une couverture voix (2G) de 27 % de la population après deux ans, 75 % après cinq ans et 90 % après 8 ans. Et afin de pouvoir se déployer rapidement, les actuels opérateurs (Orange, SFR et Bouygues Télécom) devraient louer au quatrième opérateur leurs antennes. Mais cela ne concerne que la 2G. Le sujet de la 3G, lui, semble bien plus complexe.

Pourquoi aider un concurrent ?

Lors de son acquisition de la quatrième licence 3G, Free Mobile avait promis à l’ARCEP une couverture de 25 % en deux ans, 69 % en cinq ans et 83 % en huit ans. Là encore, comme pour la 2G, Free Mobile espèrait bien louer le réseau 3G de ses concurrents. Dans le cas contraire, la filiale du géant du Net devrait attendre près de 10 ans pour pouvoir attirer les déjà nombreux utilisateurs de smartphones en France, pour qui la 3G est tout simplement indispensable. Et d’ici 10 ans, la 4G devrait avoir plus que commencé à déployer ses ailes dans l’Hexagone...

Or si les 3 grands opérateurs n’ont pas spécialement de problèmes pour louer leur réseau 2G, ce n’est pas le cas de la 3G selon Les Échos. Frank Esser, le patron de SFR, l’a d’ailleurs rappelé récemment dans une interview accordée à nos confrères : « Nous discutons uniquement d'une offre d'itinérance de ses abonnés en 2G, comme la loi nous y oblige. Pas en 3G. »

L'ARCEP à la rescousse ?

Selon Maxime Lombardini, le directeur général d’Iliad, des négociations ont déjà cours depuis plusieurs mois avec deux opérateurs (Orange et SFR), Bouygues Télécom n’étant pas intéressé (par peur ?). Cela, avant même que Free Mobile dispose officiellement de sa licence 3G. Et donc si le dossier de la 2G ne semble pas problématique, celui de la 3G l’est bien plus.

Et que dit l’ARCEP sur le sujet ? « Free Mobile, dès la délivrance de la présente autorisation (la 4e licence 3G, ndlr), pourra entrer en négociation avec les opérateurs 2G/3G existants » notait au début de l’année l’autorité, avant de préciser un point capital : Free Mobile « aura la possibilité, en cas d’échec des négociations, de saisir l’ARCEP en règlement de différend ».

Voire l'Autorité de la concurrence et le Conseil d'État...

Mais si par exemple, Orange et SFR obtiennent un accord avec Free Mobile au sujet de l’itinérance 2G, mais pas de la 3G, il ne s’agira pas ici d’un échec de négociation. En effet, seul un accord sur la 2G (après couverture de 25 % de la population par Free Mobile) est obligatoire. Concernant la 3G, aucun texte ne peut forcer les opérateurs en place à plier.

Néanmoins, d’après notre confrère, Free Mobile pourrait bien, en cas d’échec, saisir quand même l’ARCEP, en invoquant la location des réseaux 3G de la part de certains MVNO. Et si la saisie de l’ARCEP ne donne rien, pourquoi pas invoquer l'Autorité de la concurrence et le Conseil d'État.

Free Mobile a, quoi qu’il en soit, encore de nombreux mois devant lui pour négocier avec Orange et SFR. D’ici là, le futur 4e opérateur français bataillera pour obtenir d’autres fréquences 3G (réponse dans quelques jours), et surtout déployer ses antennes et ouvrir 420 boutiques d’ici 2018.

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